une présentation de la canonicité
Publié : jeu. 06 janv. 2005 13:53
Sur le site "la transfiguration" j'ai trouvé ce texte, sur la canonicité de l'Eglise.
Peut-on considérer qu'il apporte une réponse fiable sur ce point ?
Il semble rejoindre les prises de positions de ce forum concernant l'Ecof et certains personnages douteux, moins pour Béthanie.
Le critère principal de la " canonicité " d’une Église (ou d’un évêque) est qu’elle (il) soit en communion avec le Patriarcat de Constantinople. Cette communion est plus qu’un symbole, car par " être en communion " nous entendons que nous célébrons ensemble la Divine Liturgie et que nous communions à la même coupe. Si nous ne sommes pas ou plus " en communion ", alors nous ne communions plus à la même coupe – nous ne partageons plus les mêmes sacrements, ni, avec des nuances importantes, la même foi.
En dehors des Églises " canoniques ", il existe beaucoup d’Églises " orthodoxes " qui, pour une raison ou une autre, se sont éloignées de la " communion orthodoxe ". Souvent il s’agit d’Églises ou de groupes schismatiques, avec lesquels il n’a y pas vraiment de différence de foi, sauf en matière d’ecclésiologie.
Ce que vous avez bien repéré en parcourant les sites web orthodoxes, les sites reflètent cette distinction entre les Églises orthodoxes " canoniques " et les " non-canoniques ". Prenons comme exemple l’Église orthodoxe de France (Écof, le " catholique " du nom étant disparu, mais on conserve le sigle Écof, qui se prononce bien !). L’histoire de cette Église, fondée dans les années 30, est assez mouvementée, mais disons simplement qu’à divers moments elle a été sous la juridiction de différentes Églises-mères, notamment celles de Moscou, de l’Église russe Hors-frontières et de la Roumanie. Le lien avec le Patriarcat de la Roumanie a été rompu en 1993 et depuis ce moment l’Écof est une Église " indépendante " non-canonique.
Venons aux cas précis que vous mentionnez :
Les paroisses : Les Pages orthodoxes mentionnent seulement les paroisses d’expression française appartenant aux Églises (ou " juridictions ") canoniques, alors que la liste du site de l’Écof donne, en plus, les paroisses de l’Écof (on s’est servi de la liste des paroisses qui figurent aux Pages orthodoxes pour construire leur liste !)
Les centres d’études et de prière (Béthanie et Sainte-Croix) : Ces deux centres faisaient partie de l’Écof jusqu’en novembre 1994, quand ils ont quitté l’Écof, ne pouvant plus tolérer la situation de " non-canonicité " de l’Écof. Ils se sont présentés à la Conférence des Évêques orthodoxes (c’est-à-dire, les évêques des juridictions canoniques) afin de se joindre à l’Orthodoxie canonique. En 2000, les deux centres ont pris des chemins différents : Sainte-Croix est dans la juridiction du Patriarcat de Roumanie, alors que Béthanie, pour des raisons assez complexes, fait partie du Patriarcat orthodoxe copte d’Alexandrie (une des Églises qu’on appelle " non-calcédoniennes ", autrefois et inexactement " monophysites "). Il n’est donc pas surprenant que le site de l’Écof ne fait aucune mention des deux centres…
Annick de Souzenelle : Elle était dans l’Écof et a quitté l’Écof en même temps que Béthanie et Sainte-Croix (avec aussi quelques prêtres de paroisse, notamment ceux de Bruxelles et de Lyon). Elle intervient régulièrement aux deux centres, spécialement à Sainte-Croix.
Jean-Yves Leloup : Personnalité charismatique et bien connue comme conférencier et écrivain, il ne fait pas partie d’une juridiction canonique – je crois qu’il fait partie du soi-disant " Patriarcat de Kiev ", groupe ukrainien schismatique. Sans doute qu’il a été ordonné prêtre par un évêque " non-canonique " et que c’est la raison pour laquelle son ordination n’est pas reconnue par les Églises canoniques. Il n’intervient plus à Béthanie et à Sainte-Croix.
Je ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de " lien " vers les Pages Orthodoxes depuis le site de l’Écof : peut-être qu’on ne veut pas faire trop de publicité pour les sites de sources " canoniques " ?
Peut-on considérer qu'il apporte une réponse fiable sur ce point ?
Il semble rejoindre les prises de positions de ce forum concernant l'Ecof et certains personnages douteux, moins pour Béthanie.
Le critère principal de la " canonicité " d’une Église (ou d’un évêque) est qu’elle (il) soit en communion avec le Patriarcat de Constantinople. Cette communion est plus qu’un symbole, car par " être en communion " nous entendons que nous célébrons ensemble la Divine Liturgie et que nous communions à la même coupe. Si nous ne sommes pas ou plus " en communion ", alors nous ne communions plus à la même coupe – nous ne partageons plus les mêmes sacrements, ni, avec des nuances importantes, la même foi.
En dehors des Églises " canoniques ", il existe beaucoup d’Églises " orthodoxes " qui, pour une raison ou une autre, se sont éloignées de la " communion orthodoxe ". Souvent il s’agit d’Églises ou de groupes schismatiques, avec lesquels il n’a y pas vraiment de différence de foi, sauf en matière d’ecclésiologie.
Ce que vous avez bien repéré en parcourant les sites web orthodoxes, les sites reflètent cette distinction entre les Églises orthodoxes " canoniques " et les " non-canoniques ". Prenons comme exemple l’Église orthodoxe de France (Écof, le " catholique " du nom étant disparu, mais on conserve le sigle Écof, qui se prononce bien !). L’histoire de cette Église, fondée dans les années 30, est assez mouvementée, mais disons simplement qu’à divers moments elle a été sous la juridiction de différentes Églises-mères, notamment celles de Moscou, de l’Église russe Hors-frontières et de la Roumanie. Le lien avec le Patriarcat de la Roumanie a été rompu en 1993 et depuis ce moment l’Écof est une Église " indépendante " non-canonique.
Venons aux cas précis que vous mentionnez :
Les paroisses : Les Pages orthodoxes mentionnent seulement les paroisses d’expression française appartenant aux Églises (ou " juridictions ") canoniques, alors que la liste du site de l’Écof donne, en plus, les paroisses de l’Écof (on s’est servi de la liste des paroisses qui figurent aux Pages orthodoxes pour construire leur liste !)
Les centres d’études et de prière (Béthanie et Sainte-Croix) : Ces deux centres faisaient partie de l’Écof jusqu’en novembre 1994, quand ils ont quitté l’Écof, ne pouvant plus tolérer la situation de " non-canonicité " de l’Écof. Ils se sont présentés à la Conférence des Évêques orthodoxes (c’est-à-dire, les évêques des juridictions canoniques) afin de se joindre à l’Orthodoxie canonique. En 2000, les deux centres ont pris des chemins différents : Sainte-Croix est dans la juridiction du Patriarcat de Roumanie, alors que Béthanie, pour des raisons assez complexes, fait partie du Patriarcat orthodoxe copte d’Alexandrie (une des Églises qu’on appelle " non-calcédoniennes ", autrefois et inexactement " monophysites "). Il n’est donc pas surprenant que le site de l’Écof ne fait aucune mention des deux centres…
Annick de Souzenelle : Elle était dans l’Écof et a quitté l’Écof en même temps que Béthanie et Sainte-Croix (avec aussi quelques prêtres de paroisse, notamment ceux de Bruxelles et de Lyon). Elle intervient régulièrement aux deux centres, spécialement à Sainte-Croix.
Jean-Yves Leloup : Personnalité charismatique et bien connue comme conférencier et écrivain, il ne fait pas partie d’une juridiction canonique – je crois qu’il fait partie du soi-disant " Patriarcat de Kiev ", groupe ukrainien schismatique. Sans doute qu’il a été ordonné prêtre par un évêque " non-canonique " et que c’est la raison pour laquelle son ordination n’est pas reconnue par les Églises canoniques. Il n’intervient plus à Béthanie et à Sainte-Croix.
Je ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de " lien " vers les Pages Orthodoxes depuis le site de l’Écof : peut-être qu’on ne veut pas faire trop de publicité pour les sites de sources " canoniques " ?