Monseigneur Jean Kovalevski

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Georges Papathanassios
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Monseigneur Jean Kovalevski

Message par Georges Papathanassios »

Bonjour,

Un ami m'a recommandé la lecture des ouvrages de Monseigneur Jean Kovalevski, fondateur m'a t'il dit de l'orthodoxie en France. Je n'arrive pas a trouver ces ouvrages (cherché librairie St Serge et la Procure), comment me les procurer, et connaissez vous cet auteur orthodoxe ?
Claude le Liseur
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Message par Claude le Liseur »

Il s'agit d'Eugraphe Kovalevsky (1905-1970), émigré russe qui fut consacré évêque de Saint-Denis (l'ancienne nécropole des rois de France, en banlieue parisienne) sous le nom de Jean Nectaire par le saint archevêque Jean (Maximovitch) de San Francisco en 1964.

Dieu merci, ce n'est pas lui le fondateur de l'Orthodoxie en France. Sans même parler du lointain passé orthodoxe de ce pays, avant le schisme de 1054, le travail de restauration de l'Orthodoxie en France a commencé au XIXème siècle, en particulier avec la réception dans l'Eglise orthodoxe russe, en 1861, de l'archiprêtre Wladimir Guettée (1816-1892), dont les oeuvres les plus marquantes (La Papauté schismatique, La Papauté hérétique et les 7 volumes de son Histoire de l'Eglise jusqu'en 1204) ont été réimprimées dans les années 1990 par le monastère orthodoxe de Lavardac (Lot-et-Garonne) et doivent sans doute être encore disponibles auprès de la librairie Les Editeurs réunis à Paris. Ils représentent une lecture d'un grand profit et une contribution admirable au retour de l'Orthodoxie dans nos contrées.

Je n'ai jamais eu entre les mains le moindre livre de Mgr Jean (Kovalevsky) et je pense qu'il écrivait surtout des articles. Il existe un livre écrit par son frère Maxime et qui raconte son histoire (évidemment sans grande objectivité), sous le titre Orthodoxie et Occident, publié à Suresnes en 1994.
Georges Papathanassios
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Message par Georges Papathanassios »

Merci pour cette réponse. J'avais entendu parlé de Wladimir Guetté auparavant.

Cet évêque apparait cité dans le forum autour d'un groupe vaguement douteux appelé écof, mais j'avoue ne pas bien suivre le sujet.

Sur le site de l'Eglise Grecque il y a en référence une table des matières d'un ouvrage de cet auteur, en français et non en russe, mais le texte n'y figure pas; C'est quelque chose sur la Théotokos.

C'est de ce genre d'ouvrage que l'on m'a recommandé la lecture. Une biographie ne me tente pas trop, je préfère lire de la théologie.

Son frère est il un compositeur genre de ce que l'on entend à St Gervais, à Taizé...? je crois en avoir entendu. C'est orthodoxe ?
Claude le Liseur
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Message par Claude le Liseur »

Oui, il était, avant et pendant son épiscopat, à la tête d'un groupe appelé Eglise catholique orthodoxe de France (ECOF) qui a complètement rompu avec l'Eglise orthodoxe en 1993. Vous pouvez trouver diverses informations écrites à propos de ce groupe sur ce forum en utilisant la fonction "Rechercher" qui apparaît à côté de l'icône d'accueil.

Déjà, du temps de l'évêque Jean de Saint-Denis, l'ECOF était assez marginale, mais il semble que les problèmes se soient nettement aggravés après sa mort.

Son frère Maxime, qui, me semble-t-il, exerçait la profession d'actuaire dans les assurances, est connu pour avoir écrit du chant liturgique orthodoxe en français sur les mélodies russes modernes. Ce n'est que plus tard que d'autres ont eu l'idée d'utiliser le chant byzantin traditionnel aussi pour le chant liturgique en français. A ma connaissance, on considère que les travaux de Maxime Kovalevsky sont valables.
hilaire
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Message par hilaire »

bonjour,

j'ai un livre à la maison d'Eugraph Kovalevsky - Evêque Jean de Saint Denis:

Technique de la prière (éditions orthodoxie et occident)

en dernière page de l'ouvrage, il y a une note de l'association E.Kovalevsky (le siège est situé à l'évêché de l'ECOF) qui expose des titres d'ouvrages:

Le Carême
et deux tomes d'Homélies et conférences à paraître (l'édition est de 1992)

l'association aurait en dépôt des ouvrages parus sous les éditions Friant (disparues) et Patrimoine orthodoxe:

les chemins de l'homme
initiation trinitaire
la liturgie céleste
Marie vierge et mère
le mystère des origines
le verbe incarné

peut être en existe-t-il d'autres? je ne sais pas trop.

il est aussi fait mention de 3 autres ouvrages: un du frère (je crois que c'est celui dont parle le lecteur claude) un autre qui s'appelle la divine contradiction en deux tomes, et un aux éditions béthanie des époux goetmann qui depuis sont devenus coptes.

dans la mesure où je n'ai pas lu toute l'oeuvre du personnage.. je ne peux pas spécialement faire de commentaire... je ne sais pas d'ailleurs si un commentaire neutre existe sur le sujet. J'entend par là un travail effectué par quelqu'un qui n'est ni membre de l'ECOF, ni détracteur de l'ECOF et qui ferait un travail spécifique sur l'oeuvre mentionnée ci-dessus.

pour l'ouvrage dont je dispose, je ne vois rien de spécialement condamnable au niveau du contenu, c'est plutôt didactique.

la première partie s'appelle les étapes de la prière (8 chapitres: la prière conversation avec Dieu, la paix intérieure, la prière nourriture, la prière respiration, prière travail repos rythmes de la vie, prière en esprit et en vérité, les étapes vers la prière perpétuelle, le désir de Dieu)
la deuxième partie est un commentaire du Notre Père, la troisième partie est intitulée commentaires patristiques sur la prière dominicale (Origène, Saint Cyprien de Carthage, Saint Cyrille de Jérusalem, la tradition apostolique)

l'origine du bouquin est un cycle de conférence données aux étudiants de l'Institut de théologie Saint Denys (c'est précisé en introduction).

sur le site de l'ECOF, il y a des extraits écoutables paraît-il de compositions de M.Kovalevsky:
http://orthodoxie.free.fr/editions_chant_liturgique.htm
par contre sur le même site je n'ai bizarrement pas trouvé de bibliographie ...

à vous de voir... ou plutôt d'écouter.
Dernière modification par hilaire le mer. 09 févr. 2005 13:43, modifié 1 fois.
hilaire
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Message par hilaire »

bonjour,

j'ai pris le temps d'écouter les pistes qui sont sur le lien que j'ai mentionné. déjà il y a le 1er et le 3ème qui ne marchent pas...

sinon les autres permettent de constater que c'est en français au niveau du texte :-) et que l'on entend que c'est russophile au niveau musical...

surtout le premier, les strophes pascales... sauf qu'il n'y a pas la basse à faire trembler les murs... et aussi, il y a beaucoup de voix féminines dans le choeur.
Dernière modification par hilaire le mer. 09 févr. 2005 13:44, modifié 1 fois.
hilaire
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Message par hilaire »

pour passer à autre chose au niveau du chant, vous pouvez toujours écouter les choeurs des moines de Simonos Petra , en français...et il n'y a pas de voix de femmes
Dernière modification par hilaire le mer. 09 févr. 2005 13:45, modifié 1 fois.
samuel
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Message par samuel »

Voilà ce que j'ai trouvé sur un site orthodoxe, je ne vois rien à redire du point de vue de l'orthodoxie qui s'y exprime, à moins que quelque chose m'est échappé ? je ne vois là rien qui se rapporte aux frasques de la tant décriée "écof".



CONDITIONS GENERALES DE LA COMMUNION EUCHARISTIQUE
par Mgr Jean Kovalevsky


Les conditions que les Pères ont définies pour l'accès à la sainte Eucharistie ne définissent pas un "droit" car les saints canons ne relèvent pas du monde juridique, mais du monde de l'Église - monde ascétique, sacramentel et spirituel. Ces conditions définissent la possibilité pour l'être humain de recevoir la grâce du Saint-Esprit et d'être admis dans le Royaume. C'est là l'esprit des saints canons.

1. Condition dogmatique ecclésiale
Définition : Il est nécessaire d'être membre de l'Église orthodoxe pour pouvoir y communier.
Commentaire : On ne peut séparer la Tête du Corps, le Christ de son Église. Celui qui communie au Christ communie à l'Église, c'est-à-dire qu'il entre en union avec elle, avec son dogme, sa spiritualité, sa vie. Il est évident que celui qui confesse l'hérésie ou qui s'oppose à l'enseignement orthodoxe ne peut communier à l'Église. Celui qui la reconnaît comme la véritable Église du Christ et qui devient membre de son assemblée peut communier à sa table mystique.

2. Conditions canoniques
Définition : Il ne suffit pas d'être uni en esprit et en vérité à l'Église, il est indispensable d'être admis à la communion, par la hiérarchie, le prêtre étant son représentant.
Commentaire : Le Christ a donné à ses saints apôtres et à leurs successeurs le pouvoir de délier et de lier en discernant si le croyant peut communier. C'est le prêtre qui reçoit le croyant dans l'Orthodoxie, qui reçoit la confession de ses péchés, qui lui donne l'absolution et qui lui permet de communier. Il lie ou il délie.

3. Condition spirituelle
Définition : Le fidèle qui s'approche de la Sainte Table doit être pénétré de sa propre indignité et, en même temps, d'une confiance totale en la miséricorde divine.
Commentaire : Celui qui s'imagine être digne de s’approcher des redoutables mystères, communie " pour sa condamnation ". Il en est de même pour celui qui doute de la bonté de Dieu. Dieu résiste aux orgueilleux.
(Le ministère pastoral a pour rôle d'amener l'être humain aux dispositions spirituelles qui lui permettent de ne pas communier " pour sa condamnation ", mais " pour la vie éternelle ").

4. Condition morale
Définition : Il est des péchés qui ferment à l'être humain la porte du Royaume (1 Co 6,9-10). Ces fautes requièrent une pénitence préalable fixée par le prêtre ou le père spirituel : il s'agit principalement du meurtre, de l'adultère et de l'apostasie.
Commentaire : Le pécheur, après la confession, reçoit du confesseur une " pénitence " (épitimie) qui est un remède pour la maladie spirituelle qu'est le péché, et non une punition de caractère juridique. Cette " pénitence ", suivant l'importance du péché, l'état spirituel du pénitent et le discernement du père spirituel, sera brève ou longue (quelques mois, un an, plusieurs années...). Pendant les périodes de pénitence, le pénitent n'est pas reçu à la sainte communion. Mais, il n'est pas "excommunié" au sens fort. Il demeure membre de l'Église qui prie d'ailleurs pour lui comme elle prie pour les catéchumènes et pour les malades. L'Église a cette pratique, car elle sait qu'il est nécessaire de suivre les commandements du Christ pour être admis dans le Royaume. C'est donc autant par souci du salut du pénitent qu'elle fait cela, que pour souligner la sainteté et la pureté du Corps du Christ, qui est à la fois le sacrement de l'Eucharistie et le sacrement de l'Église

5. Condition évangélique

Définition : Seul, celui qui s'est réconcilié avec son frère, au moins dans son coeur, peut communier.
Commentaire : C'est le Christ lui-même qui demande la réconciliation fraternelle avant l'offrande (Mt 5,23-24). L'Eucharistie est le sacrement de l'union, de l'amour et de la réconciliation. Celui qui dit qu'il aime Dieu et qui n'aime pas son frère est un menteur, écrit le saint évangéliste Jean dans son épître (1 Jn 4,20).

6. Condition ascétique
Définition : Le jeûne eucharistique est demandé par l'Église avant la communion.
Commentaire : Ni le Christ (après le souper, il prit la coupe) ni l'Église des premiers siècles (les agapes précédaient l'Eucharistie) ne réclamèrent le jeûne eucharistique. Toutefois, dès le 4e siècle, les Pères commencèrent à le demander, et c'est encore la pratique de l'Église. Nous savons que le Christ lui-même a jeûné quarante jours avant de commencer à se donner en nourriture par son enseignement, son exemple et finalement sa Pâque. Le jeûne constitue une bonne préparation spirituelle à l'Eucharistie, en conduisant le croyant à se purifier de ses fautes et à acquérir à la fois le sens de son indignité et celui de la miséricorde de Dieu. Il approfondit la faim et la soif spirituelles que veut satisfaire le Christ lui-même. La pratique actuelle de l'Église prévoit un jeûne depuis minuit pour la communion matinale.

7. Condition de piété
Définition : L'Église propose de se préparer à la sainte communion par des prières, par la confession des péchés et différentes formes d'abstinence réglées avec le père spirituel, compte tenu des dispositions et des forces de chacun.
Commentaire : L'Église pose la nécessité de se purifier pour Dieu et de rompre avec tout ce qui entrave l'homme intérieur et l'empêche de recevoir l'Esprit Saint.
Telles sont les sept principales conditions qui permettent l'accès à la Sainte Table dans l'Église orthodoxe. Elles se ramènent à trois : être membre du laos de l'Église par la Foi ; être réconcilié avec tous ; être préparé intérieurement par la métanoïa personnelle. Ces conditions permettent une vie sacramentelle féconde et, en particulier, la communion fréquente sans banalisation. C'est ce qu'ont souhaité les Pères orthodoxes comme saint Cyprien, saint Basile, saint Jean Chrysostome et, plus près de notre époque, saint Nicodème de l'Athos, saint Jean de Cronstadt le Thaumaturge et plusieurs prélats actuels.
Extrait du livre de Maxime Kovalevsky,
Orthodoxie et Occident, pp. 432-435.



Antoine
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Message par Antoine »

Ces conditions définissent la possibilité pour l'être humain de recevoir la grâce du Saint-Esprit et d'être admis dans le Royaume. C'est là l'esprit des saints canons.
Oui . Ce qu'on peut lui reprocher c'est de ne pas avoir suivi lui-même ces Saints canons et de les avoir toujours tournés à son profit en utilisant la lettre au détriment de l'esprit. C'est cela qui lui aura valu deux dépositions.

Il est nécessaire d'être membre de l'Église orthodoxe pour pouvoir y communier.
Là encore on aura vu de tout sur ce plan à l'Ecof.

Il ne suffit pas d'être uni en esprit et en vérité à l'Église, il est indispensable d'être admis à la communion, par la hiérarchie,
Notons que l'Ecof n'a été en communion avec aucun des évêques appartenant aux juridictions patriarcales historiques. Quelle notion de "hiérarchie" Mgr Jean Kovalevsky avait-il? Celle qui le place , lui, au sommet d'une pyramide imaginaire? Qu'a -t-il fait de la synodalité et de la conciliarité sans lesquelles il n'y a pas d'Eglise?
Le fidèle qui s'approche de la Sainte Table doit être pénétré de sa propre indignité et, en même temps, d'une confiance totale en la miséricorde divine.
Cela vaut aussi pour l'évêque

souligner la sainteté et la pureté du Corps du Christ, qui est à la fois le sacrement de l'Eucharistie et le sacrement de l'Église
Il faut donc bien que le sacrement de l'Eucharistie soit un sacrement d'Eglise pour être sacrement de l'Eucharistie.
Dommage que Mgr Jean n'en est pas eu une conscience plus accrue.


L'Eucharistie est le sacrement de l'union, de l'amour et de la réconciliation.
Alors qu'en est-il lorsque c'est l'Evêque lui-même qui n'est réconcilié avec aucun autre évêque?


Samuel, vous avez raison, il n'y a rien a reprocher à ces propos sauf de ne pas avoir été mis en application par l'Evêque au sein de sa communauté.

Tous les hérésiarques ont aussi proclamé des vérités. Cela ne fait pas d'eux pour autant des docteurs de l'Eglise.
samuel
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Message par samuel »

Trouvée sur le site écofien, la liste des ouvrages de Mgr Kovalevsky. Avec toutes les réserves émises par Antoine en ce qui concerne les ourages idéologiques relatifs à l'ecclésiologie écofienne...:


Les principaux ouvrages de Mgr JEAN



La Sainte Messe selon l'ancien rite des Gaules ou Liturgie selon S. Germain de Paris.

Paris, Editions orthodoxes Saint Irénée, 1956, 32-xxiv pp.



Le canon eucharistique de l'ancien rite des Gaules.

Paris, Editions orthodoxes Saint Irénée, 1957, 144 pp.

Homélies. Quelques enseignements spirituels donnés en l’Eglise Saint Irénée par l’archiprêtre E. Kovalevsky. Paris, Editions des Cahiers Saint Irénée, 2 vol.

- fascicule 1 : 1er tirage, 1956, 54 pp.

- fascicule 2 : s. d., [c. 1958], 48 pp.



Message de Noël.

Conférence donnée le 23 décembre 1956 par l’archiprêtre E. Kovalevsky à l’Hôtel des Sociétés savantes.

Paris, Ed. des Cahiers Saint Irénée, s.d., [1957], 12 pp.



Orthodoxie et tradition française. Dogmes. Spiritualité. Histoire.

(en collaboration avec I. WINNAERT, G. BORNAND ; P. KOVALEVSKY, L. OUSPENSKY ; P. SOPHRONY, E. BEHR-SIGEL ; L. GILLET, J. BALZON, et al.).

Paris, Editions Enotikon, 1957, i + 36 + 32 + 40 + 32 pp. [extraits de divers ouvrages et revues, dont Contacts (1955-59), Dieu vivant (1948), Bulletin de la paroisse française Sainte-Geneviève (1928), etc.]



Pierre et Paul. Leur signification. Leur place dans la tradition chrétienne catholique orthodoxe.

Paris, Ed. des Cahiers Saint Irénée, s.d. [après 1957], 10 pp.



Quarante Degrés ou quarante Immolatio de Carême.

Paris, Ed. des Cahiers Saint Irénée, s.d., [1957], 34 pp. ; réédition, Paris, Centre Orthodoxe d'Edition et de Diffusion, 1992, 28 pp.



La Sainte Messe selon St Germain de Paris et le chant des fidèles. Paris, Eglise Catholique Orthodoxe de France, 1970, 91 pp.



Initiation à la Genèse.

Paris, Présence Orthodoxe, 1971, 192 pp.



Technique de la prière.

Paris, Présence Orthodoxe, 1971, 218 pp. 5ème édition, Paris, Editions Eugraph, 1992, ix-214 pp, 1f n. ch., [Œuvres complètes, t. 4].



Le chemin de la vie et la destinée de l'âme après la mort.

Paris, Présence Orthodoxe, 1974, 22 pp.

Ezéchiel. Paris, Présence orthodoxe, 1974, 118 pp.



Le mystère des origines.

Paris, Editions Friant, 1981, 226 pp.



Initiation trinitaire.

Paris, Editions Friant, 1982, 250 pp.



La liturgie céleste.

Paris, Editions Friant, 1982, 234 pp.



Marie, Vierge et Mère.

Paris, Editions Friant, 1982, 216 pp.



Les chemins de l'homme. Paris, Editions Friant, 1982, 181 pp.

Le Verbe incarné. Paris, Patrimoine Orthodoxe, 1985, 224 pp.

La quête de l’Esprit. Préface d’Annick de Souzenelle. Paris, Albin Michel, 1993, 248 pp.

Le sens de l'exode. Textes choisis et présentés par Alphonse et Rachel Goettmann. Gorze, Editions Béthanie, 1990, 150 pp., ill.



Le carême.

Paris, Association Eugraph Kovalevsky, 1990, viii-197 pp. [Œuvres complètes, t. 1].



Le pouvoir souverain dans l’Eglise. Pouvoir d’économie divine (Essai exégétique sur Jean 20, 19 à 23). Composition actuelle de l’Eglise orthodoxe.

Paris, Centre Orthodoxe d’Edition et de Diffusion, s. d., 32 pp.



Ces ouvrages peuvent être commandés à orthodoxie@free.fr
Georges Papathanassios
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Message par Georges Papathanassios »

A la lecture du fil sur l’écof, un diocèse errant, si je comprend bien, qui confesse la foi orthodoxe, possède la succession apostolique de l’Eglise Roumaine, mais dont l’évêque semble exclu de l’épiscopat orthodoxe, au moins de la communion et de la conciliarité, diocèse qui ne suit pas l’orthopraxis mais un rite reconstitué en 1946 sur des textes gallicans (entre autre), et est plutôt libéral (laxisme canonique, certains prêtres ayant la réputation d'appartenir à la franc-maçonnerie, évêque marié puis divorcé), je me demande bien quoi penser de ce groupe.

Je ne comprend pas pourquoi il continu a s’appeler Eglise, car même s’il le fut sous le Patriarcat Roumain, (et c’est canoniquement capilotracté), avec un seul évêque, et sans rattachement canonique à une Eglise-Mère, comment prétendre être une Eglise ?
Il ne saurait y avoir d’autocéphalie à un évêque ! En tout cas c'est ce que j'ai toujours cru.
Il n’existe AUCUNE Eglise Orthodoxe qui n’est pas en communion avec le reste des Eglises Orthodoxes. Même dans le cas de certaines autocéphalies, comme l’Eglise Américaine, qui n’est pas reconnue autocéphale mais qui est en communion avec toutes les autres Eglises.
Le cas de l’Eglise Russe Hors Frontière, bientôt résolu est à part, historiquement
Un problème politique comme en Ukraine celui de l’indépendance, peut générer une instrumentalisation de l’Eglise par le pouvoir, comme l’UAOC dans ses diverses composantes, mais tôt ou tard un aboutissement canonique est atteint.

Ici, en France, ce groupe ne semble pas faire partie de la vie sociale et religieuse du pays (je ne les ai jamais vu dans "Orthodoxie" à la télé, ou entendu à la radio, ni trouvé ne publication dans le public contrairement à tous les autres diocèses orthodoxes de France), et des français, qui sont catholiques romains, où bien majoritairement dans les diocèses dépendants de l’AEOF, représentant d’ailleurs l’Orthodoxie du pays.

Alors que penser ?
Quels sont les spirituels connus de cette « Eglise », ses théologiens actuels, ses activités pour l’Orthodoxie , car on reconnaît l’arbre à ses fruits, non ?

Pour ma part je ne veux pas juger ce groupe qui a si mauvaise réputation (au moins sur le forum) et que je ne connais pas, mais je lirai tout de même si je le peux des livres de l'évêque Jean Kovalevsky, indépendament de cet étrange micro-église tant décriée et qui se revendique de lui, mais qui semble s'être éloignée (d'après ce que je lis ici) des bases que celui ci aurait posé.

J'ai fait une demande au SOP et à l'AEOF pour savoir quelles relations un orthodoxe (de la métropole grecque par exemple) peut légitimement avoir avec eux. Je vous tiendrai informés.
hilaire
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Message par hilaire »

je pense que vous aurez à peu près la même réaction à l'AEOF et au SOP qu'ici sur ce forum quand à un avis sur l'ECOF.

sur la question des livres d'E.K. le petit monde de l'édition française c'est un peu comme la télé orthodoxe française... c'est tout de même bien filtré, ou verrouillé comme vous voulez, donc l'édition des livres d'E Kovalevsky repose sur la capacité de l'ECOF à trouver des solutions d'édition, ce qui peut expliquer le caractère assez confidentiel de l'auteur.

Si vous sortez de la ligne éditoriale clémentine... c'est plus dur d'être connu, encore plus d'être reconnu comme théologien orthodoxe français

Olivier Clément dans une une librairie catho, il y en a des pleins rayons, à croire que ça se lit sans risque de changement de confession!

c'est sûr que si vous lisez les livres de l'Edition l'Age d'homme après Olivier Clément, il y a comme un taux de perte du premier aux seconds...
Dernière modification par hilaire le mer. 09 févr. 2005 13:48, modifié 2 fois.
Georges Papathanassios
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Message par Georges Papathanassios »

J'ai été assisté à une liturgie boulevard blanqui de la fameuse écof.

Très étrange !
D'abord, c'était une Divine Liturgie eucharistique, mais le soir! Dans l'Eglise, (en fait l'entrée c'est un immeuble), pas d'iconostase, et les murs sont peints en orange anti-rouille...tout de même il y a des icones, qui sont convenables (un peu noircies), mais il y en a tout de même de surpenantes, peinte comme à la gouache sur des bois inhabituels, le fond est sombre, et le style plus russe que byzantin.

Les célébrants sont glabres, les ornements, surtout ceux des prêtres, ne sont pas du tout comme ceux des orthodoxes, ni tout à fait comme ceux des catholiques. Il y a un évêque catholique avec une mitre latine et une crosse, ou alors est-il orthodoxe, mais il ne ressemble pas à un évêque orthodoxe. Il y a aussi des hommes en aube blanches, comme celles des communiants catholiques.
Le choeur chante en français, parfois c'est slave comme ton, parfois des chants latins (grégoriens mais en français). C'est mixte.

La liturgie n'est pas du tout pareille, parfois tout de même on retrouve des gestes, des moments similaires. Personne ne se confesse avant, mais tout le monde est allé communier (ils se confesse surement la veille ?), le célébrant trempe une parcelle dans le calice avec la main, il n'y a pas de cuiller, ni d'éponge. A un moment pendant une ectenie ils vont tous mettre des cartes postales et des bouteilles dans un panier tenu par le diacre, qui chante pas comme un diacre habituelement.

Le sermon est interessant. Un peu philosophique, mais bien. Les célébrants sont tête nue tout du long, les femmes n'ont pas la tête couverte non plus.

Il n'y a pas vraiment grand monde et tous s'assoient sur des chaises. Puis se lèvent à l'appel du diacre.

Ce qui est drôle c'est qu'il y a des fidèles qui vénèrent les icônes même à la fin de la liturgie. Mais soit ils les touchent, soient ils restent en stase sans rien faire devant, très peu les embrasse, et ils ne se signent pas comme nous.

Après la communion générale il ne prennent pas d'antidoron, mais à la fin le célébrant donne des miettes de pain.

Je suis perplexe, je me demande toujours si c'est orthodoxe. Ou alors c'est un usage que j'ignore ?

Je n'ai jamais vu ça nulle part.
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