l' Orthodoxie c'est quoi?

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Antoine
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l' Orthodoxie c'est quoi?

Message par Antoine » lun. 20 oct. 2003 13:15

Irène demandait à la rubrique "Au secours la Laïcité":
Peut-être que, dans ce forum, on pourrait donner une liste de quelques ouvrages essentiels et relativement simples pour les personnes non orthodoxes mais curieuses ou sympathisantes qui pourraient s'y aventurer .
Voici une liste non exhaustive bien sûr d'ouvrages arbitrairement sélectionnés qui complèteront la lecture constante de l'Evangile et des Pères de l'Eglise, la pratique de la prière et l'assiduité aux offices.
On pourra compléter cette liste par d'autres ouvrages et articles de présentation, questions et débats tout au long de cette rubrique.

Livres orthodoxes.

grandes divergences entre Orthodoxie et Catholicisme romain:

- Monseigneur Photios et archymandrite Philarète: "le nouveau cathéchisme contre la foi des pères." ed l'Age d'homme
petit ouvrage de 120 pages qui remet les pendules à l'heure en corrigeant les déviations dogmatiques du cathéchisme du pape. A lire impérativement.
- Wladimir Guettée: de la papauté ed l'Age d'homme; Guettée était très redouté des Jésuites. C'est tout dire...

- Patric Ranson: "Richard Simon ou du caractère illégitime de l'augustinisme en Théologie." -
- - "Le dossier H" sur Augustin - ed l'Age d'homme

Dogmatique:

- Père Justin Popovitch: philosophie orthodoxe de la vérité.(5 vol) ed l'Age d'homme
C'est gros et le style est oriental, répétitif parfois. On affirme plus qu'on ne démontre mais le tout s'appuie sur les écrits des Pères. Une mine inépuisable. Un livre de chevet traduit par Jean Louis Palierne

- St Jean Damascène "La foi Orthodoxe" ed de l'Ancre

- Irénée de Lyon "Contre les hérésies" au Cerf


Sur la Trinité et le Filioque:

Revue "Le messager orthodoxe" n°129: Jean claude Larchet:la question du Filioque.

(Jean claude larchet a egalement écrit entre autre un excellent livre sur Saint Maxime le confesseur: "la divinisation de l'homme selon st Maxime" au ed du Cerf. Grand thème de l'orthodoxie : Dieu se fait homme pour que l'homme devienne Dieu.Tous les livres de cet auteur sont à recommander..)

Saint photios: la mystagogie du St Esprit ed l'Age d'homme et
les œuvres trinitaires ed l'Age d'homme

Cyriaque Lampryllos: la mystification fatale ed l'Age d'homme
Un livre qui montre l'illégitimité historique du Filioque. Un CQFD imparable.

et bien sûr St grégoire Palamas: "traités apodictiques sur la procession du Saint Esprit" aux édition de l'Ancre. La somme patristique sur le sujet. Depuis on n’ a rien dit de plus, à part d’énormes conneries bien sûr !

St Basile le Grand: "traité de l'Esprit Saint" Impératif pour entrer dans le mystère de la Trinité et inséparable du suivant :

-Grégoire de Naziance "5discours sur Dieu" (Je ne sais pas comment on peut ne pas être chrétien après ces deux lectures…)

Nil Cabasillas : Sur le Saint Esprit Ed du Cerf traduction par le hiéromoine théophile Kislas.



Pour découvrir l'orthodoxie:

Vladimir Lossky: Essai sur la théologie mystique de l'Eglise d'Orient (ed du Cerf) et "a l'image et a la ressemblance de Dieu aux ed Aubier Montaigne.

Dumitriu Staniloaë: "Dieu est Amour" chez Labor et Fides et "Le génie de l'orthodoxie" chez Desclée de Brouwer.

Athanase Jevtitch: Etudes Hésychastes ed l'Age d'homme Traduction palierne

Georges Florovsky: "les voies de la théologie russe" Traduction de Jlouis Palierne ed l’Âge d’Homme . Il faut déjà avoir des connaissances sérieuses pour cet ouvrage indispensable.

Spiritualité:

Archimandrite Sophrony:"La prière, expérience de l'éternité" au ed du Cerf (le sel de la terre)
et "Sa vie est la mienne"

Hiérothée Vlachos : entretien avec un ermite de la Sainte Montagne.(encore une Traduction de JL Palierne . L’orthodoxie en France lui doit beaucoup :Un travail irremplaçable. Vous pouvez lui écrire sur le forum et lire tout son travail.)°

Higoumène Chariton "l'art de la prière" spiritualité orientale abbaye de Bellefontaine n°18

Ignace Briantchaninov:"approches de la prière de Jésus"spiritualité orientale abbaye de Bellefontaine n°35

Père Matta El Maskine. L’expérience de Dieu dans la vis de prière Spiritualité orientale n° 71, Ed Abbaye de Bellefontaine. (on est chez les coptes et c’est magnifique. Oublions Chalcédoine au moins le temps de cette lecture.)

Antoine Bloom: "L'Ecole de la prière" ed du Seuil" (voir commentaire au 4ème message)

Puis les indispensables qui nourrissent toute l'orthodoxie:

- Isaac le Syrien: "oeuvres spirituelles chez DDB

- St jean Climaque: "l'Echelle Sainte" spiritualité orientale abbaye de Bellefontaine n°24

- Dorothée de Gaza: "oeuvres spirituelles" collection Sources Chrétiennes au Cerf n°92

- St Macaire "Les homélies spirituelles" spiritualité orientale abbaye de Bellefontaine n°40

- Syméon le nouveau théologien:"les cathéchèses" collection Sources Chrétiennes au Cerf n°96,104,113 et "traités théologiques et éthiques" collection Sources Chrétiennes au Cerf n°122 et 129

- Nicolas Cabasillas"La vie en Christ" au cerf

-Grégoire de Naziance "5discours sur Dieu"


Icônes

Léonide. Ouspensky: Théologie de l'icône au ed du Cerf

Moine Grégoire Krug : Carnets d’un peintre d’icônes. Ed l’âge d’homme.

Pour ces deux auteurs on peut découvrir leurs icônes à la cathédrale russe du partiarcat de Moscou rue Pétel à paris dans le 15ème et au skit (ermitage) du Saint Esprit 7, avenue des Bruyères, 78320 Le Mesnil-Saint-Denis.

Saint Théodore du Stoudion ; l’image incarnée (traduction de Jean-louis Palierne) ed l’âge d’homme.

Père Georges Drobot ; icône de la nativité spiritualité orientale n° 15 ed abbye de Bellefontaine ;

Père Stéphane Bigham : etudes iconographiques ed Axios.

Paul Evdokimov : l’art de l’icône, théologie de la beauté. Chez DDB.

Dialogue Avec Une Peintre D'icones ; L'iconographe Russe Pavel Boussalaev

Quenot, Michel aux ed du Cerf
L'icone ; Fenetre Sur Le Royaume

ainsi que:

Dialogue Avec Une Peintre D'icones ; L'iconographe Russe Pavel Boussalaev


Histoire:

Alexandre Schmemann: Le chemin historique de l'orthodoxie chez ymca-press

Kalistos Ware: "l'orthodoxie, l'Eglise des sept concile" chez DDB

Jean Meyendorff : unite de l’empire et divisions des chrétiens ed du Cerf.

Liturgie

Cabasillas:"explication de la divine liturgie" ed du Cerf collection sources n°4 bis

Henriyk Paprocki: "le mystère de l'Eucharistie" ed Cerf

Charalampos Sotiropoulos : La Mystagogie de St Maxime le Confesseur Athènes 2001

Exégèse

Jean Breck: "La puissance de la parole, une introduction à l'herméneutique orthodoxe. Le seul exégète orthodoxe de langue française que nous ayons.

Bible

La septante ed du cerf. C'est la version grecque de la bible en usage dans l'Eglise orthodoxe.

Revue:

La lumière du Thabor ed l'âge d'homme; On en est au n° 46

La voie orthodoxe

Le buisson ardent ed le sel de la terre on en est au n° 9 (Ce sont les cahiers St Silouane)

Orthodoxie ( intégralement disponible sur le net http://membres.lycos.fr/orthodoxievco/ )
Une rigueur dogmatique à toute épreuve.


D’autres ouvrages par des auteurs non orthodoxes.

Jean Danielou Théologie du Judeo Christianisme. Desclée/ Cerf (on est bien oubligé d’aller chercher chez les Ktos le travail qu’on ne fait pas chez nous…)

Raymond E. Brown : Que sait-on du Nouveau Testament Un ouvrage de référence qui présente l’ensemble des connaissances actuelles sur le Nouveau Testament . Magistral !

Le Christianisme des origines.
Un collectif d ‘éminents spécialistes.( Encore une fois, on est bien oubligé d’aller chercher chez les Ktos le travail qu’on ne fait pas chez nous)
La NEF Hors série N° 12 Janvier 2001
Dernière modification par Antoine le mer. 22 oct. 2003 1:55, modifié 4 fois.

Antoine
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Qui se sépara de l'autre

Message par Antoine » lun. 20 oct. 2003 13:48

Une brève remise à l'heure des pendules, par un horloger de service, Père Basile M. Sakkas.

extrait du bulletin orthodoxie n° 2
http://membres.lycos.fr/orthodoxievco/


QUI SE SEPARA DE L'AUTRE ?



On entend souvent des expressions comme celles-ci : "Quand l'orient se sépara de l'occident", "quand les orthodoxes se séparèrent de l'église romaine", "les grecs schismatiques" (voir Larousse) et maintenant, comme l'exige la courtoisie oecuménique..."les frères séparés"! Ainsi, dans la conscience des peuples occidentaux, se forma la conviction qu'en 1054, l'église orthodoxe de l'orient...se sépara de Rome "pour diverses raisons historiques et par la méchanceté des hommes".

Une mise au point est donc nécessaire. En réalité, nous ne nous sommes jamais séparés de qui que ce soit. En effet, le 34ème canon apostolique prescrit : "Les évêques de chaque nation doivent savoir qui est le premier d'entre eux, le considérer comme leur tête, et ne rien faire sans son opinion, mais faire seulement ce qui incombe à chacun dans son territoire et les pays qui lui sont annexés. Mais lui aussi (le premier) ne doit rien faire sans l'opinion de tous. C'est seulement de cette façon qu'il y aura la concorde et que Dieu sera glorifié par le Seigneur dans le saint Esprit..."Ainsi donc, la structure ecclésiale de l'orthodoxie est basée sur la tradition apostolique qui prescrit le système des Eglises autocéphales*, structurées indépendamment les unes des autres, en "circuit fermé", si l'on peut dire, quant à leur administration et leurs affaires internes.

Aucune interdépendance juridique n'a jamais existé entre les Eglises autocéphales, chacune jouissant d'une complète autonomie. L'Eglise orthodoxe ne connaît pas et n'a jamais connu une autre forme de structure ecclésiale. Si par la suite différentes Eglises autocéphales, pour des raisons purement historiques et humaines, ont joui d'un certain prestige ou d'une certaine primauté (dans l'ordre chronologique suivant : Jérusalem - Antioche - Rome - Constantinople), ceci était d'ordre purement honoratif et moral, mais n'a jamais impliqué une suprématie canonique d'une Eglise locale par rapport à une autre Eglise locale, ni un centralisme concernant l'ensemble de l'Eglise.

Chaque Eglise locale constitue à elle seule l'image de la plénitude ecclésiale !

Telle a été depuis toujours la relation entre les Eglises orientales et occidentales, car à l'époque toutes les Eglises de l'occident (par exemple l'Eglise d'Espagne) n'étaient pas absorbées par Rome.

Nous ne connaissons pas et n'avons jamais connu un canon équivalent ayant prescrit une autre structure ecclésiale que celle définie par le 3ème canon apostolique susmentionné. Nous n'avons donc jamais été sous la tutelle juridique et canonique romaine de telle façon que l'on puisse nous imputer une "révolte", un "schisme", ou un "détachement" d'une hiérarchie supérieure. Nous n'avons jamais existé comme fraction d'une Eglise ayant un chef suprême sur la terre.

Nos relations avec Rome, à part une primauté en dignité stipulée par le 28ème canon du 4ème concile oecuménique, étaient des relations d'Eglises-soeurs, d'égale à égale, et nous n'avons jamais existé en tant que dépendance ou annexe de l'Eglise romaine.

Le canon en question dit : "Les pères ayant attribué l'ancienneté (ou la doyenneté) au trône de l'ancienne Rome, car il était dans une ville régnante..." et non à cause d'un prétendu droit divin découlant de la succession de saint Pierre.

Même si l'on prend au sérieux les contestations ultérieures des papes à ce sujet, il n'en est pas moins évident que, d'après les canons apostoliques et oecuméniques, "les grecs" n'ont jamais reconnu chez le pape de Rome autre chose qu'une primauté d'honneur "PRIMUS INTER PARES" (premier entre égaux). Mais si, dans l'antiquité, des papes ont prétendu à un "droit divin de primauté", ceci a toujours été repoussé par les Grecs (au sens large) comme une prétention unilatérale d'une Eglise locale. On ne peut donc pas parler d'une acceptation de l"Eglise indivise" sur les prétendus "droits divins" de l'évêque de Rome ; plusieurs papes ont d'ailleurs dénoncé cette idée comme complètement absurde.

Il n'y a donc jamais eu "coupure", "rupture" ou "séparation" canonique et juridique des Eglises orthodoxes du siège de Rome, pour la pure et simple raison que les Eglises orthodoxes ont toujours été "AUTOCEPHALES" et "AUTONOMES" depuis les origines de leur Tradition apostolique. Ce serait tout bonnement faire preuve d'ignorance que de supposer par exemple que l'autocéphalie et l'autonomie des Eglises orthodoxes est, soit un phénomène ultérieur et tardif, soit un élargissement de pouvoir local, concédé comme un avantage ou un privilège accordé par une hiérarchie dominante. L'autocéphalie des Eglises orthodoxes est donc née avec elles, elle fait partie intégrante de de leur hypostase.

Les patriarches de l'orient n'ont jamais été des... cardinaux, mais égaux du patriarche de l'occident. Les patriarches d'orient ont toujours été autonomes depuis leur origine au même titre que le patriarche d'occident ! (Que l'on excuse nos répétitions, mais il faut que l'on prenne enfin conscience !) Par conséquent, appeler les grecs "schismatiques" ne peut être qu'ignorance ou malhonnêteté théologique.

D'autre part : les ruptures entre l'orient et l'occident avant la date fatale de 1054 représentent une période de temps qui au total dépasse largement deux siècles. Ces ruptures ont été réitérées (nous indiquons ceci pour que l'on ne suppose pas que les grecs sont "tombés" dans le schisme par inadvertance !) Si ces ruptures ont été réitérées, c'est qu'elles ont été conscientes : ce qui prouve que les grecs d'avant 1054 ne considéraient pas comme une condition "sine qua non" de leur plénitude ecclésiale la communion "in sacris" avec l'ancienne Rome ! Ces ruptures ne pourraient pas s'expliquer si les grecs avaient considéré le pape comme le chef de l'Eglise catholique. Mais ces ruptures (et autres actes et attitudes que nous verrons plus loin) montrent bien que pour eux dès le début de l'Eglise indivise, l'interruption de la communion "in sacris" n'amoindrissait guère leur plénitude ecclésiale. Ils ne se sentaient pas mutilés à cause de cette interruption, mais pouvaient vivre dans la plénitude de la grâce soit avec le pape, soit sans lui.

Quand avons-nous jamais fait amende honorable au pape pour avoir méprisé sa fonction de soi-disant "chef infaillible de l'Eglise", "vicaire de Jésus Christ sur la terre" et "par droit divin successeur de l'apôtre saint Pierre", ou bien quand l'avons-nous reçu et confessé comme tel ?

Celui qui ignore avec quelle véhémence l'orient orthodoxe, pendant des siècles avant la date de 1054, a combattu les innovations dogmatiques et liturgiques de l'occident (Filioque, jeûne du samedi, célibat des prêtres, chrismation par l'évêque seul, azymes * ), et qui n'a pas connaissance des excommunications qui se croisaient alors de part et d'autre, ne peut évidemment pas comprendre facilement l'indépendance complète que l'orient orthodoxe a toujours opposée à Rome, prétentieuse alliée de l'empereur carolingien.

Le seul fait que nous puissions convoquer un concile et excommunier le pape, et même l'anathématiser dans certains cas (Honorius), prouve que nous ne l'avons jamais admis ni comme notre chef, ni que nous ne l'avons jamais tenu pour infaillible à cause de sa fonction "sine concessum ecclesiae" (sans le consensus de l'Eglise). Car comment aurions-nous pu excommunier "notre chef", qui par sa fonction même recevait le don de l'infaillibilité, sans avoir besoin du consentement de l'Eglise ?

Il ne faut donc pas confondre les orthodoxes avec les prétendus "patriarches" uniates et leur position servile et pitoyable dans les conciles de Rome, se dégradant en prenant le nom de... cardinaux !

Nos patriarches à nous ne furent jamais cardinaux. Chaque Eglise autocéphale, en orient orthodoxe, désignait, choisissait, élisait, sacrait et intronisait ses évêques et ses patriarches par sa propre initiative et sous sa propre responsabilité. Une fois que le patriarche était sacré et intronisé, on communiquait son nom aux autres patriarches comme signe d'unité et de catholicité de l'Eglise. Mais nos évêques ou nos patriarches ne furent jamais élus ou désignés par le pape, et ils n'ont jamais reçu de lui aucune investiture ! De plus, nos patriarches, quand ils le jugeaient opportun, excommuniaient le pape de Rome, ce qui montre bien que leur comportement envers lui a toujours été un comportement d'égal à égal.

En outre, depuis toujours nous avons eu des litiges avec Rome au sujet des revendications territoriales (par exemple l'Eglise de Bulgarie, grecs de Sicile, etc). Au cours de ces litiges, le patriarche de Rome et celui de Constantinople demandaient le rattachement d'un même territoire à sa propre Eglise locale. Cette revendication serait aussi un non-sens si Rome avait été la maîtresse de toute l'Eglise : comment aurait-elle pu revendiquer quelque chose auprès de Constantinople, soi-disant sous sa juridiction, si Constantinople elle-même lui avait appartenu !

Nous ne nous sommes donc pas séparés après 1054 tout en étant soit-disant au fond "catholiques romains", ou "fortes-têtes" (un peu selon le modèle des "libertés gallicanes" ou du "concile de Bâle"), mais l'ORTHODOXIE a depuis toujours eu sa propre voix, qu'elle a toujours fait entendre, et cette voix n'a jamais confessé le système de la papauté ! Nous n'avons jamais été des "catholiques qui s'ignorent", mais bien au contraire, nous avons toujours protesté contre toutes les innovations de Rome dès le début et très énergiquement.

Nous avons toujours considéré le système de la papauté comme une prétention orgueilleuse, comme un système adultérin et complètement étranger à la sainte Tradition apostolique ! Nous ne nous sommes donc jamais séparé, mais nous avons toujours dénoncé et protesté contre les innovations romaines.

On nous a toujours accusés de "frigidité" maladive, au lieu de reconnaître notre IMMUABILITE ! Nous confessons un Christ éternel et immuable, et l'Eglise, son Corps et son Epouse, également éternelle et immuable à l'image de son divin Epoux. Les pratiques de la vie écclésiale jusqu'à ses détails les plus minimes : jeûnes, habits, coutumes, portent le sceau du très saint et vivifiant Esprit, et on ne peut y toucher sans crainte et tremblement. Si pour le culte de l'ancienne Alliance, Dieu n'a pas négligé les détails les plus insignifiants, allant jusqu'à indiquer la couleur des poils de chèvres pour la fabrication de la tente sacrée et le nombre des piquets à utiliser, quelle vénération ne devons-nous pas maintenant au culte de la grâce, dans lequel nous sommes en face non d'une loi gravée sur la pierre, mais du Législateur lui-même ?

Qui a autorisé les latins et leur pape à mettre les affaires sacrées du culte divin sens dessus-dessous, à mettre la vie de l'Eglise à la remorque du véhicule de ce monde mensonger et périssable, de couper, d'ajouter, de changer, de modifier ? D'où tiennent-ils leurs traditions d'"AGGIORNAMENTO", de "RENOUVELLEMENT", d'"ADAPTATION" ?

Que l'on nous montre si nous-mêmes avons changé quoi que ce soit en matière de dogmes, de structure ecclésiale et de canons, et nous ferons amende honorable.

En quoi consisterait notre "schisme", notre "séparation", ou notre hérésie ? Si donc nous n'avons bougé en rien, s'il n'y a pas eu chez nous DEPLACEMENT, comment pourrait-on nous imputer une séparation ? Nous restons toujours unis à la sainte Tradition apostolique, qui ignore et a toujours ignoré le Filioque, l'Immaculée conception de la sainte Vierge, l'infaillibilité papale, les réformes liturgiques, l'aggiornamento. Il y a certes eu séparation, mais elle n'a pas été effectuée par l'Eglise orthodoxe. Prétendre que l'Orthodoxie s'est séparé de Rome, ce serait prétendre qu'à cause de la chute, Dieu s'est séparé de l'homme. Or, Dieu étant immuable par nature, la responsabilité de la séparation, de l'éloignement, de la distance entre le Créateur et la créature pèse sur l'homme seul !

Qui donc est séparé de l'autre ? On pourrait nous répondre qu'il ne s'agit là que d'un jeu de mots. Mais c'est un jeu de mots extrêmement dangereux que Rome a très bien su utiliser. Elle a voulu mettre l'Orthodoxie en position de "répondante", ce qu'elle cherche toujours à faire de nos jours, même si elle a remplacé le terme de "schismatique" par celui de "frère séparé", ce qui veut dire exactement la même chose. Elle veut imposer dans la conscience des peuples l'idée selon laquelle l'Orthodoxie aurait soit-disant transgressé les structures ecclésiales primitives et qu'elle devrait se justifier et répondre de son attitude de transgression, de sa position "schismatique". Après l'avoir désignée comme coupable, il est aujourd'hui un peu facile de lui faire grâce et de lui pardonner. Il s'agit de la même logique.

Or, l'Orthodoxie refuse catégoriquement le banc de l'accusée en ce qui concerne les anciennes structures ecclésiales. Par nature, elle n'a ni à répondre, ni à se justifier, étant elle-même juge, et non accusée ! Bien sûr, si nous étions administrativement ou canoniquement unis à Rome, nous devrions nous séparer d'elle dans le cas où nous considérerions que la foi est en danger. Et dans pareil cas, nous serions obligés de nous "défendre " et de "justifier" notre décision de schisme. Tandis qu'en réalité, d'après la structure de l'Eglise d'avant 1054, nous ne sommes même pas dans le cas d'un "schisme justifié", n'ayant en rien transgressé les anciennes structures.

Qu'on nous appelle "frères séparés" est donc un terme admis UNILATERALEMENT, mais que nous n'acceptons et n'admettons pas. Si nous sommes frères, nous ne pouvons pas être séparés "in sacris", car si nous sommes séparés "in sacris"...nous ne sommes pas frères !!!

Rome, hélas, s'obstine à nous regarder du haut de sa clémence. Elle veut nous convaincre que nous sommes des catholiques malgré nous. Peut-être des catholiques un peu à part et quelque peu bizarres, un peu en marge, mais des catholiques quand même. Elle aimerait nous persuader malgré nous-mêmes d'être ce que nous ne sommes pas. Insister, c'est une méthode comme une autre. C'est une stratégie !

Il est certes épuisant de polémiquer. C'est même très dangereux pour nous-mêmes de prendre l'attitude des "défenseurs" de l'Orthodoxie. Toutefois, nous vivons dans un siècle où la confusion règne un peu partout. Ce qui nous oblige à être sur nos gardes, c'est qu'hélas plusieurs hiérarques de l'Eglise orthodoxe ne font que propager et alimenter cette confusion. Ceci nous contraint à leur rappeler que nous attendons autre chose d'eux.

Il va sans dire que notre polémique ne s'adresse pas aux catholiques en tant que personnes. Nous ne nous dressons même pas contre le pape lui-même en tant que personne. Nous ne voulons pas mettre en doute ni les vertus, ni la sincérité, ni les bonnes intentions de qui que ce soit. Nous sommes obligés de regarder aussi bien le pape que les catholiques en général comme des personnes absolument sincères et de bonne foi. Toutefois, ni la bonne foi, ni la sincérité en elles-mêmes ne sont suffisantes dans nos relations avec Dieu. Il y a des millions de gens sincères et de bonne foi qui sont égarés dans les différents systèmes philosophiques et les différentes religions.

Nous ne pouvons pas comprendre Rome et nous doutons fort que Rome se comprenne elle-même ! Son attitude théologique envers nous n'a ni fondement, ni raison. Elle dit que nous sommes "schismatiques", ou si l'on préfère "frères séparés", mais elle admet que nos sacrements sont valides, que nous avons la grâce du sacerdoce, que l'on peut dans notre Eglise parvenir au salut et à la sanctification ! Mais si ceci est vrai, alors Rome se nie elle-même. Ou bien elle admet qu'il peut y avoir deux Eglises sur la terre ! Un atelier de salut et de sanctification qui oeuvrerait en parallèle avec l'Eglise ! Mais dans ce cas, son pape et ses dogmes deviennent simplement souhaitables, mais pas indispensables.

Que penser de tout cela ? Ignorance théologique ? Confusion sciemment entretenue ? Ou impasse du système de la papauté ? Nous l'avons toujours dit, et on nous a pris pour des "fanatiques" et des "arriérés", que le papisme latin est à l'origine de toute l'anarchie spirituelle de l'occident et de toutes les hérésies et sectes qui ont suivi. Le papisme latin est également la cause de la crise actuelle de l'Eglise romaine. La crise actuelle n'est pas un accident, c'est simplement la fièvre d'une maladie qui dure depuis son origine. Cependant Rome, grâce à sa grande subtilité et ses facultés extraordinaires d'adaptation, pourrrait peut-être bien sortir de cette crise, tout en sauvegardant son unité et son prestige mondial grâce à des réformes bien étudiées et très intelligemment appliquées. Nous ne parlons pas de la question de "la foi", car elle semble avoir relégué cela au second plan. Elle est plutôt soucieuse de sa force et de sa gloire plutôt que d'une foi vivante, ayant littéralement robotisé son clergé et ses fidèles, les ayant transformés en instruments dociles et maniables servant à sa domination.

Mais ce n'est pas à nous, ni de faire son bilan, ni de lui proposer des remèdes, elle n'a pas besoin de nous. Ce qui nous préoccupe, c'est l'attitude inconsciente et scandaleuse d'un grand nombre d'hiérarques orthodoxes qui font tout leur possible pour nous plonger dans la confusion actuelle. Oublient-ils que si nous sommes contaminés par ce même virus, notre absoption par le mégathérium romain ne sera plus qu'une question de temps et de circonstances ? Ces hiérarques aimeraient-ils vraiment nous faire sortir de cette liberté dont nous jouissons dans l'obéissance à Dieu pour nous ravaler au rang de "satellites" uniates destinés à suivre Rome dans toutes les phases de son... "évolution" ? Ces évêques ont-ils déjà oublié les fleuves de sang orthodoxe qui ont coulé il y a à peine 30 ans par la main meurtrière de l'amabilité romaine en Serbie orthodoxe, et que leur chef a, par son silence, approuvé ces horreurs ? Non ! nous n'admettons pas les latins, ni comme persécuteurs, ni comme "frères séparés". Nous ne nous sommes jamais séparés de l'Eglise du Christ, mais nous avons complètement séparé notre responsabilité de tous ceux qui altèrent la foi ! L'orient ne s'est donc jamais séparé de l'occident. Tout simplement l'orient est resté et reste encore, par la grâce divine à la place qui lui fut assignée par le Christ, par les saints apôtres et les pères, qui nous ont engendrés par l'Evangile. Notre seule espérance et notre seule gloire, c'est de rester à cette place, comme des sentinelles fidèles à leur poste, environnés des ténèbres de la nuit du monde, jusqu'au jour glorieux du retour de notre bien-aimé Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, quand il viendra sur les nuées accompagné de ses saints anges et de la foule des témoins des saints et des bienheureux. Jusqu'à l'aurore sans crépuscule de ce jour glorieux, disons avec Joseph Vryènios, le maître de Saint Marc d'Ephèse :


"Nous ne te renierons pas, Orthodoxie bien-aimée !
Nous ne te démentirons pas, ô piété transmise par nos pères !
En toi, nous sommes nés, en toi nous vivons,
et si le temps l'exige,
mille fois pour toi nous mourrons !"

Axel
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Message par Axel » mer. 22 oct. 2003 0:21

Un grand merci à Antoine pour la liste qu'il nous présente.
Quant à moi qui ne suis pas orthodoxe, je me permettrai d'ajouter au rayon Spiritualité (?) le:
RECIT D'UN PELERIN RUSSE
Auteur : ANONYME
Editeur : Editions du seuil
Collection : Points sagesses N°14
Ce livre peut être acheté sur Internet à :
www.alapage.com
www.amazon.fr


Au rayon Liturgie, par l'1 de ceux que l'on appelle tendrement les catholiques romains, le Père Dalmais, je propose:
Les Liturgies d'Orient
Editeur : Le Cerf
Date de Parution : 01/03/1980
Achetable sur:
www.alapage.com
[/u]

Antoine
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Message par Antoine » mer. 22 oct. 2003 1:48

Axel, merci de ce complément.
Je n'ai pas lu le livre de Dalmais sur les liturgies orientales et ne peux donc rien en dire . Dalmais est effectivement un grand connaisseur des écrits patristiques et disons (pour faire simple) de l'orient en général. Mais , comme beaucoup de Théologiens catholiques romains, il ne connait l'orthodoxie que de l'extérieur . Et quand il en parle ça donne toujours l'impression d'une icône sonore à l'envers: la lumière est projetée de l'extérieur au lieu de jaillir de l'image. Alors l'orthodoxe est toujours frustré des propos.

En ce qui concerne le pèlerin russe c'est un livre très à la mode. Mais je ne le conseillerais pas car il faut déjà être initié à la philocalie pour le comprendre et connaître bien l'orthodoxie et ses offices.

Mais si vous avez été touché par ce livre tant mieux.

Je rajoute à la liste un livre d'Antoine Bloom: "L'Ecole de la prière"
Je ne partage pas les positions oecuménistes de l'auteur mais elles n'interviennent pas dans cet écrit. Ce livre permettra à tous ceux qui le lisent de découvrir comment prier. Il se lit facilement et se laisse relire avec à chaque fois de nouvelles découvertes . Simple et très profond. Bloom y parle orthodoxe comme on parle français.
4 euros, 95. Offrez le à tous ceux qui vous disent: "la prière ça sert à rien, quand je m'adresse à Dieu, il ne répond jamais."

Un bouquin de poche, 160 petites pages publié au Seuil histoire de le franchir...et dès la couverture le visage du Christ qui vous interroge droit dans les yeux. Rien qu'en regardant cette icône vous êtes déjà en prière.

Allez un petit extrait, juste pour vous donner envie de lire la suite.
Sans choisir, je laisse le livre s'ouvrir où il veut.


Au départ, un problème très important se présente donc à nous : la situation de tous ceux pour lesquels Dieu paraît absent. C’est de ce problème que je voudrais vous entretenir. Il va de soi que je ne parle pas ici d’une absence réelle — Dieu n’est jamais véritablement absent — mais du sentiment que nous avons de l’absence de Dieu. Nous nous tenons en présence du Seigneur, nous lançons un appel vers un ciel désert d’où ne nous parvient aucune réponse. Nous nous tournons dans toutes les directions et Dieu n’est nulle part. Que devons-nous penser d’une telle situation?
Tout d’abord, il est capital de se rappeler que la prière est une rencontre et une relation, une relation intime et que cette relation ne saurait être imposée ni à nous ni à Dieu. Le fait que Dieu peut nous donner le sentiment de sa présence ou nous laisser avec celui de son absence fait partie de cette relation vivante et réelle. Si nous pouvions automatiquement convoquer Dieu le sommer de se présenter devant nous, simplement parce que nous avons choisi cette heure de rendez-vous, il n’y aurait ni relation ni rencontre. Nous pouvons agir de la sorte avec une image, avec l’imagination ou les diverses idoles qu’il nous arrive de mettre en face de nous à la place de Dieu ce n’est guère plus possible avec le Dieu vivant qu’avec n’importe quelle personne vivante. Une relation doit naître et se développer dans une liberté réciproque. Si l’on considère le caractère récipro que d’une relation, on s’aperçoit vite que Dieu a bien plus de raisons que nous de se plaindre. Nous nous plaignons de ce qu’il ne se manifeste pas à nous durant les quelques minutes que nous lui réservons : que dire des vingt-trois heures et demie pendant lesquelles Dieu frappe peut-être à notre porte? Nous lui répondons : « Je regrette, je suis fatigué! » et peut-être ne lui répondons-nous pas du tout parce que nous n’entendons même pas qu’il frappe à la porte de notre coeur, de notre esprit, de notre conscience, de notre vie. Il y a donc des circonstances où nous n’avons pas le droit de nous plaindre de l’absence de Dieu car nous sommes beaucoup plus absents que lui.
Un autre point très important est que rencontrer Dieu face à face est toujours pour nous l’heure d’un jugement. Nous ne pouvons rencontrer Dieu dans la prière, la méditation, la contemplation sans être sauvés ou condamnés. Il s’agit ici, cela va de soi, non de damnation et de salut éternels que Dieu aurait déjà décrétés mais néanmoins, dans tous les cas, d’un moment critique, d’une crise. « Crise »vient du grec et signifie « jugement ». Rencontrer Dieu face à face dans la prière est un moment critique dans nos vies et nous pouvons remercier Dieu de ce qu’il ne se présente pas toujours à nous quand nous désirons le rencontrer : nous ne serions peut-être pas capables de supporter une telle rencontre. Rappelez-vous les nombreux passages de l’Ecriture où il est dit combien il est redoutable de se trouver en présence de Dieu parce que Dieu est la Toute-Puissance, Dieu est la Vérité, Dieu est la Pureté infinie. Notre première réaction, lorsque nous ne percevons pas la présence sensible de Dieu, devrait être une réaction de gratitude. Dieu est miséricordieux, il ne se montre pas à une heure inopportune. Il nous offre la possibilité de nous juger nous-mêmes, de comprendre et de ne pas nous présenter à lui à un moment qui risquerait de nous condamner.

Axel
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Message par Axel » jeu. 06 nov. 2003 1:06

Dans le texte Qui se sépara l'un de l'autre?, l'horloger de service a écrit:
On ne peut donc pas parler d'une acceptation de l"Eglise indivise" sur les prétendus "droits divins" de l'évêque de Rome ; plusieurs papes ont d'ailleurs dénoncé cette idée comme complètement absurde.
Mes questions sont : 1) quels sont ces papes?
2) qu'ont t'ils écrit contre cette idée?
3) Peut-on mettre leurs écrits touchant cette réfutation sur le forum?

Merci.

Axel

mihaelaiacovache
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L'Est et l'Ouest

Message par mihaelaiacovache » jeu. 06 nov. 2003 8:27

"L'Ouest vit dans le tumulte,l'Est vit dans résignation.L'ouest ronge sans cesse de l'Arbre de la Connaissance et il est plus affame de science.L'Est est assit sous l'Arbre de la Vie,mais il ne peut tendre la main pur cueillir le fruit.L'Ouest est attache a l'organisation,l'Est est aussi attache a l'organisation.L'Ouest élabore sans cesse les choses extérieures,pendant que les valeurs intérieures tombent et disparaissent;l'Est cultive infatigablement les valeurs intérieures,pendant que les valeurs extérieures tombent et meurent.L'ouest édifie des tours babiloniques,mais pare ce qu'ils sont batis avec de pierres grossières et sont toujours inclinées ,elles tombent en ruines tres vite;l'Est cisele avec peine chaque pierre et réussit a ciseler la plus belle pierre,mais il ne peut bâtir avec elle un édifice.
L'Ouest cultive les chose et elles brillent,mais l'homme devient sauvage et se couvre avec l'obscurité;l'Est cultive les hommes et les unes brillent,mais les choses restent dans l'état sauvage et sont couvert avec des chardons.
LOuest croit ,avant tout, dans les actes de l'homme,deuxièmement dans les actes de Dieu,et troisièmement en Dieu;l'Est croit en Dieu,mais il n;apprécie pas les actes de Dieu et rejette les actes de l'homme.C'est pour ça que l'ouest n'a pas de l'unité et ne peut pas atteindre l'unité ,parce que l'unité se trouve seulement en Dieu; et c'est pour ça que l'activité de l'Ouest se transforme si souvent en guerre,et la paix de l'Est se transforme en résignation.
Mais pourquoi tous cela?Parce que l'Ouest ne peut pas qu'il s'approprie Christ,et l'Est ne peut pas qu'il s'approprie Jésus, avec des autres mots ,l'Ouest reconnaît l'homme,,et pas Dieu,pendant que l'Est reconnaît Dieu ,mais pas l'homme.
C'est pour ça que l'Ouest vive dans le tumulte,et l'Est dans résignation.Mai Jésus Christ tende les deux bras pour embrasser l'Ouest et l'Est ,mais Il ne peut pas;Il ne peut pas embrasser dans le même temps l'Est a case de son vide ,et l'Ouest a cause de ses épées.Maintenant ,l'Est et l'Ouest sont dans ton âme.Le tumulte et la résignation sont les graines de la mémé aire de battage.L'Arbre de la Connaissance et l'Arbre de la Vie poussent l'un près de l'autre. L'Est et l'Ouest se heurtent dans chaque homme,mais il n'est pas une voisinage,mais un duel..Si l'Est et le Ouest seraient le voisinage et pas le duel,la paix régnerait dans le monde;le tumulte et la résignation seraient remplace par les bons pouvoirs.
Tu dois connaître l'arbre de la Vie et tu seras guérit de les maladies de l'Est et de l'Ouest et tu seras sain et complet.Et l'homme sain et complet est optimiste.Alors l'activité et la foi fleurirons sur l'impuretés du tumulte et de la résignation."

J'aime beaucoup cette analyse ecrite par Nicolas Velemirovitch.Je ne crois pas qu'elle est faite dans l'esprit de l'oecumenisme.Je ne sait pas dans quel context est fait,si elle est fait dans in context.
J;affirme encore une foi que j'aime l'eglise orthodoxe et je la cosidere l'arc qui nous mene au bon port,mais seulement si nous sommes l'equipage qui travaille a grande peine sous l'obediance de Jesu Christ.
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