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Lecteur Claude a écrit :Pourquoi, alors que les textes sont clairs sur le fait que Mgr Germain a bien été déposé canoniquement par le synode de l'Eglise de Roumanie (synode dont il était membre) depuis 1993, y a-t-il dans le milieu orthodoxe un consensus pour présenter cette déposition en bonne et due forme comme un "retrait de protection canonique"?
Germain a écrit :Note:
À la décision synodale roumaine de ne plus bénir l’Église orthodoxe de France s’ajoute la considération suivante:
“par conséquent l’exercice de toute fonction épiscopale est désormais défendue (à l’évêque Germain). Toute correspondance de sa part à ce sujet ne sera plus prise en considération”.
Cette sanction canonique n’est pas claire et son champ d’application n’est pas défini.
L’évêque Germain étant le seul pasteur légitime de l’Église catholique orthodoxe de France, il continuera par conséquent d’en assurer le gouvernement comme auparavant.
La sanction est interprétée comme désignant une éventuelle activité de l’évêque Germain auprès d’une instance ecclésiale ou ecclésiastique roumaine. Elle ne concerne pas sa fonction et son activité dans son Église et elle est soumise à l’appréciation des autres Églises orthodoxes avec l’argument qu’il eut fallu faire à l’évêque un procès canonique s’il était suspendu ou déposé et qu’il n’en est rien.
Cependant, pour ne pas mépriser la décision roumaine et en attendant le conseil d’autres Églises, l’évêque Germain, momentanément, n’exercera pas son droit à l’ordination des clercs majeurs.
Antoine a écrit :.Germain a écrit :Note:[...] Elle ne concerne pas sa fonction et son activité dans son Église et elle est soumise à l’appréciation des autres Églises orthodoxes avec l’argument qu’il eut fallu faire à l’évêque un procès canonique s’il était suspendu ou déposé et qu’il n’en est rien
Alors lorsque l'autonomie est interprétée de cette façon , il ne faut pas s'étonner du reste...En 1993, l'ECOF est écartée de la bénédiction roumaine et rendue ainsi autonome.
Le canon qui correspond sans doute le mieux à la situation de Germain est le 15ème du Synode d'Antioche:Vous semble-t-il que la procédure de déposition a été respectée? Y en a-t-il une? Passait-elle par ce que Germain appelle un procès canonique et qu'est-ce que cela?
Glicherie a écrit :Saint Jean Damascène (VIIIe siècle) dit :
«Si le sacrement est une union avec le Christ et en même temps une union les uns avec les autres, il nous procure, de toute façon, l'unité avec ceux qui le reçoivent comme nous».
Cela ne veut-il pas dire qu'il y a communion entre les Eglises Ortodoxes même si la communion n'est pas formelle par les liens canoniques ?
.Nous avons appris de l'enseignement ancien des Pères que tous ceux qui ont été baptisés dans l'hérésie au nom de la Trinité, lorsqu'ils re-viennent à la sainte Eglise, doivent être rappelés dans le sein de la mère Eglise, soit par l'onction du Chrême, soit par le toucher de la main, soit par la profession de la foi. C'est pourquoi l'Occident régénère les ariens par le toucher de la main, l'Orient par l'onction du saint Chrême en vue de l'entrée dans l'Église catholique. Mais les monophysites et d'autres, elle les reçoit par une simple profession de la vraie foi, parce que le saint Baptême qu'ils ont reçu chez les hérétiques reçoit alors les forces de la purification lorsque les uns ont reçu l'Esprit Saint par l'imposition de la main, et que les autres ont été unis au sein de l'Église sainte et uni-verselle par la profession de la vraie foi.
Saint Alexandre, qui fut pape d’Alexandrie […] regardait un jour la mer. Il voit sur le rivage des enfants qui jouaient, comme le font d’habitude les enfants, et qui imitaient un évêque et faisaient les céré-monies qui sont dans l’usage de l’Église. En les observant plus attenti-vement, il vit qu’ils imitaient certaines parties secrètes des saints Mystè-res. Il s’en émut et appela aussitôt les clercs, leur montra ce qu’ils faisaient et leur dit d’aller chercher tous les enfants et de les lui amener. Quand ils furent devant lui, il leur demanda en quoi consistait leur jeu et ce qu’ils faisaient.
Eux, saisis de crainte parce qu’ils étaient des enfants, commencèrent par nier, puis lui racontèrent toute l’affaire en détails, disant qu’ils avaient fait baptiser quelques catéchumènes par Athanase, celui que ces enfants avaient institué comme leur évêque. Alors Alexandre, s’informant avec soin auprès d’eux pour savoir lesquels ils avaient baptisés, et reconnaissant qu’ils avaient tout fait selon l’usage de nos rites, en fit part à ses clercs et décida que ceux qui avaient reçu le saint Baptême ne devaient pas être baptisés une seconde fois.
Mais il rendit à leurs parents Athanase et les autres, après les avoir ins-titués comme clercs, pour qu’ils fussent élevés dans la crainte et le ser-vice du Seigneur, particulièrement Athanase, qu’il consacra à Dieu quelque temps plus tard.
Jean-Louis Palierne a écrit :je cite à nouveau le texte qui me paraît le plus clair sur ce point, il est du pape de Rome saint Grégoire le Grand :.Nous avons appris de l'enseignement ancien des Pères que tous ceux qui ont été baptisés dans l'hérésie au nom de la Trinité, lorsqu'ils re-viennent à la sainte Eglise, doivent être rappelés dans le sein de la mère Eglise, soit par l'onction du Chrême, soit par le toucher de la main, soit par la profession de la foi. C'est pourquoi l'Occident régénère les ariens par le toucher de la main, l'Orient par l'onction du saint Chrême en vue de l'entrée dans l'Église catholique. Mais les monophysites et d'autres, elle les reçoit par une simple profession de la vraie foi, parce que le saint Baptême qu'ils ont reçu chez les hérétiques reçoit alors les forces de la purification lorsque les uns ont reçu l'Esprit Saint par l'imposition de la main, et que les autres ont été unis au sein de l'Église sainte et uni-verselle par la profession de la vraie foi.
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