A la rubrique "Moi, prêtre et franc-maçon" Antoine demandait le Dim 03 Oct 2004 13:29
Glicherie a écrit: <<L'évêque Germain n'a pas été canoniquement déposé, il n'a plus de protection patriarcale>>
Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer cela? Sur quoi repose votre assertion?
Pourtant voici le document daté de 1993 à partir duquel on voudrait nous faire croire que le patriarcat de Roumanie n'a fait que "retirer sa protection canonique" à l'Ecof, ce qui semble un peu invraisemblable et difficile à comprendre.
Le Patriarcat Roumain
Le département des relations ecclésiastiques extérieures
Roumanie
423/3.III.1993
A son Excellence l’évêque Germain de St Denis
Paris France
VOTRE EXCELLENCE
Nous portons à votre connaissance que le saint Synode de l’Eglise Roumaine, dans sa session de travail du 23 janvier 1993, a de nouveau examiné la situation de Votre Excellence et de l’Evêché Orthodoxe Catholique de France,
Comme Vous savez, en 1972, ce diocèse Français, à la demande instante de ses représentants, a été reçu par le patriarcat Roumain sous sa juridiction, afin de lui offrir, par économie ecclésiastique, la communion canonique de même que la possibilité de s’intégrer dans l’ensemble de l’Orthodoxie et de progresser spirituellement.
Peu de temps après avoir été reçu sous notre juridiction et après le sacre épiscopal de Votre excellence, au sein du diocèse et dans Votre activité commencèrent à se manifester. diverses erreurs d’ordre dogmatique, liturgique et de discipline canonique, ainsi que des enseignements et des pratiques contraires à l’orthodoxie universelle, qui ne firent que se multiplier avec le temps continuant à présent encore et étant maintes fois portées à notre connaissance.
Au long de toutes ces années, le Saint synode, dans l’Esprit de la charité chrétienne et de la tolérance à l’égard de votre excellence et du clergé et des fidèles de l’Evêché Orthodoxe Catholique de France, a fait de considérables efforts pour vous aider à faire remédier les erreurs et à redresser la vie religieuse de ce diocèse, afin que vous puissiez entrer dans la communion de l’orthodoxie universelle.
Par conséquent vous avez été maintes fois invité par le patriarcat Roumain de participer, accompagné par vos collaborateurs, à des discussions dans le cadre de diverses commissions synodales. Chaque fois ont été dressés des protocoles et vous avez signé des engagements et des déclarations (1974,1976, 1978,1979, 1982, 1985, 1987, 1988, 1989, 1990), stipulant que vous allez vous intégrer dans l’orthodoxie universelle. Vous les avez cependant chaque fois ignorés et transgressés sciemment, faisant preuve de désobéissance et d ‘insoumission.
Etant donné que vous n’avez pas respecté les susdits protocoles, les déclarations et vos propres engagements de vous intégrer effectivement et sincèrement avec le diocèse dans l’orthodoxie universelle ;
Compte tenu de l’attitude permanente de désobéissance et de la transgression délibérée de vos propres engagements quant à l’observation et de la doctrine et de la pratique de la vie religieuse orthodoxe,
Le saint synode de l’Eglise Orthodoxe Roumaine a décidé de retirer définitivement la juridiction canonique de l’Eglise orthodoxe roumaine à Votre excellence et à l’Evêché Orthodoxe catholique de France. Par conséquent, l’exercice de toute fonction épiscopale vous est désormais défendu. Toute correspondance reçue de Votre part à ce sujet ne sera plus prise en considération.
Il a été également décidé que les prêtres ou les communautés du respectif diocèse qui souhaiteraient maintenir les liens canoniques avec L’Orthodoxie universelle puissent s’adresser à cet effet aux juridictions canoniques orthodoxes locales.
Les susdites décisions seront communiquées aussi au conseil diocésain de l’Evêché Orthodoxe Catholique de France, aux prêtres appartenant à ce diocèse, au Comité Inter-épiscopal orthodoxe de Paris et aux Eglises Orthodoxes sœurs.
Avec le regret que le patriarcat roumain ait été contraint de prendre de telles mesures disciplinaires, nous prions le Seigneur de vous accorder son aide et sa lumière et de vous protéger dans la grâce miséricordieuse ;
Président du saint Synode
+ Théoctiste
Patriarche de l’Eglise orthodoxe Roumaine
Secrétaire du Saint synode,
+ Evêque Nifon Ploiesteanul
Vicaire patriarcal Par ailleurs, dans les tentatives faites pour un rapprochement de l’Ecof avec le patriarcat de Serbie, l’évêque Lukas dans une note du 26 juillet 1999 intitulée
:"Proposition pour la résolution du problème de l'eglise catholique orthodoxe de france (ecof)" répertoriait une douzaine de conditions.
La première de ces conditions est la suivante :
1 • La condition de la résolution du problème doit être le retrait permanent de l’évêque Germain de sa charge. Les raisons de son retrait sont bien connues, de sorte qu'il est inutile d'en fournir une explication détaillée. Ce que l'on petit définitivement dire à ce sujet est que l'évêque Germain ne peut. être, accueilli par aucune Assemblée des évêques d’une Église Autocéphale, Nous considérons que son maintien à la tête de l’Ecof, non seulement continuerait à rendre difficile la solution du problème, mais constituerait un obstacle incontournable â sa solution.Nous soulignons que ces dispositions ont été prises par l’Evêque Lukas et ses collaborateurs réunis en séance tenue dans les locaux diocésains le 26 Juillet 1999, donc bien avant "l’avis d’expertise canonique" daté du 3janvier 2001 dont nous publions le document ci-après. Cela montre que Monseigneur Lukas avait parfaitement compris l’acte de déposition par le patriarcat de Roumanie de 1993 sans avoir eu besoin d'attendre ce "fameux avis d'expertise canonique".
PATRIARHIA ROMANA
CANCELARIA SFANTULUI SINOD
SECTORUL PENTRU RELATII EXTERNE BISERICESTI
AVIS D’EXPERTISE CANONIQUE
No 9 /3 Janvier 2001
Après une suite d’erreurs de l’ex-évêque Germain de Saint Denis, le Saint Synode de l’Eglise orthodoxe Roumaine a été obligé de prendre la. décision disciplinaire de lui interdire l’exercice de toutes fonctions épiscopales. Cette décision no. 423 / 1993, ci-après annexée, a été communiquée aux intéressés par une lettre du 3 mars 1993, ci-incluse.
Pour expliciter cette décision du Saint Synode nous précisons que “retirer définitivement la juridiction canonique” et ‘l’exercice de route fonction épiscopale vous est désormais défendu” signifient du point de vue canonique que l’ex-évêque Germain est exclu de l’épiscopat (c’est à dire la déposition), et est réduit â l’état laïc et ainsi n’a plus le droit de célébrer la Sainte Liturgie, ni aucun office religieux, ni de effectuer des ordinations et dispenser les Saints Sacrements, ni de conduire une communauté cultuelle orthodoxe. Par suite il n’est reçu par aucune autre juridiction Orthodoxe.
Contrairement à la décision du Saint Synode de l’Eglise orthodoxe Roumaine, l’ex-évêque Germain, aggrave sa situation ecclésiale en poursuivant l’exercice des fonctions épiscopales, et ainsi tombe sous l’incidence des canons l’excluant de l’Eglise. Tout acte de culte et d’autorité excercé par un évêque après sa déposition sont nuls de fait et de droit (28eme règle apostolique et no. 4 du concile d’Antioche 74ème règle apostolique 9 et 17 du IV concile oecuménique et no. 15 du concile d’ Antioche). Les ordinations pourront être soumises par économie à l’examen de l’autorité canonique.
En continuant ses errements et passant au delà de toutes règles canoniques l’ex-évêque Germain, M. Gilles BERTRAND-HARDY, en se mariant est tombé définitivement de son état épiscopal et conformément aux Saints Canons la sanction appliquée par le Saint Synode pourrait être l’anathème, (no. 6 du VI concile oecuménique, no. I Néocésarée et no 12 et 48 du VI concile oecuménique).
En conclusion, par application des Saints Canons cités qui sont valabLes dans toutes les Eglises orthodoxes, l’ex-évêque Germain, M. Gilles BERTRAND-HARDY non seulement aperdu sa qualité d'évêque mais de plus encourt l’exclusion de l’Eglise orthodoxe,
Le secrétariat du Saint Synode de l’Eglise orthodoxe Roumaine
Evêque Ambrosie Sinaitul Vicaire administratif
P. Constantin Parvu
Vicaire PatriarcalOn peut se demander pourquoi cet avis d'expertise canonique n'est pas signé directement par le Patriache Roumain. Et bien tout simplement parce qu'il n'est qu'une simple confirmation administrative de l'avis de déposition qui, lui, est signé du Patriarche.
En réponse à cet "avis d'expertise canonique" L'ex-évêque Germain envoie au patriarcat de Roumanie la lettre ouverte suivante. Nous mettons nos commentaires entre [ crochets] dans le texte.
ÉGLISE ORTHODOXE DE FRANCE
Paris, le 17 janvier 2001
Fête de Saint Antoine le Grand
Evêque GERMAIN
Villa Notre-Daine
26, rue Friant '
75014 Paris .
LETTRE OUVERTE A S.B. THEOCTIST
PATRIARCHE DE ROUMANIE
Votre Béatitude
Le Secrétariat du Saint Synode de l'Église de Roumanie a émis, en date du 3 janvier 2001, un "Avis d'expertise canonique" (nQ 9 - copie annexée à cette lettre) où il apparaît :
- Que je serais, depuis le 23 janvier 1993, ex-évêque, exclus de l'épiscopat, réduit à l'état Laïc ; [ commentaire: Pourquoi feindre de n’avoir pas su lire cette déposition pourtant claire et transmise à toutes les Eglises soeurs.]
- Que mes actes de culte' et d'autorité seraient nuls depuis le 3 mars 1993 en fait et en droit;'. [commentaire: quand on est déposé on est déposé et tout acte de culte devient nul. Ceci est la conséquence de cela]
- Et que je pourrais être maintenant soumis à l'anathème et exclus de l'Église Orthodoxe,[oui quand on persévère à occuper cette fonction dont on est déposé on tombe sous le coup de l'anathème. Cela me semble évident.]
Ce document qui arrive inexplicablement huit années après que le Saint Synode nous ait retiré la bénédiction et la protection canonique de l'Eglise Roumaine, omet de rendre compte des questions suivantes[oui, on peut regretter que le patriarcat ne l’ait pas envoyé plus tôt mais de même que Germain n’a pas voulu comprendre l’acte de déposition aurait-il compris l’avis d’expertise qu'il semble toujours ne pas comprendre?]
- Pourquoi l'Église Catholique Orthodoxe de France a-t-elle vécu huit années après la cessation de votre bénédiction sans que lui ait été signifié de jugement de son évêque ? [commentaire: la question me semble non fondée puisque l’évêque avait reçu sa déposition et que celle ci était connue de tout le clergé et de tous les autres évêques comme le montre la note de Mgr Lukas qui rappelle que Germain ne peut-être "accueilli par aucune Assemblée des évêques d’une Église Autocéphale"]
- Pourquoi cet avis qui exprime un jugement et non une opinion, est-il rendu alors que je n'ai été ni convoqué ni entendu comme le demande la Règle apostolique 74 ? [commentaire:L’avis ne rend pas un jugement, il rappelle la décision du synode rendue en 1993. Pourquoi continuer de passer sous silence cette décision de 1993 du synode? ]
-Pourquoi le Secrétariat du Saint Synode s'introduit-il dans les affaires d'une Église qui n'est plus soumise à Votre autorité et ce en violation du 8ème canon du' IIIe Concile oecuménique disant : "qu'aucun des évêques aimés de Dieu n'étende son pouvoir à d'autres diocèses" ?[commentaire:Le Synode ne s’introduit pas dans les affaires d’une Eglise pour la bonne raison que l’Ecof n’est plus une Eglise depuis 1993, et qu’il émet simplement un rappel de son acte de déposition de 1993. Qui peut l'empêcher de rappeler à toutes les églises soeurs qui seraient tentées de renouer des liens canoniques avec l'Ecof que Germain a bel et bien été déposé par ses instances et que tous ses actes épiscopaux sont donc nuls? En quoi ceci serait-il une "extension de pouvoir à d'autres diocèses? ]
L'introduction de cet "avis" par ceux ,qui l'ont produit ainsi en contradiction avec l'observance scrupuleuse de l'économie canonique, comme avec le respect d’une personnalité ecclésiale, a pour conséquence, au lieu d'introduire la paix dans notre Église, de la détruire avec zèle.[commentaire: Qui a détruit la paix : le patriarcat ou Germain ? Qui est responsable de l’éclatement de l’Ecof ? Il suffit de relire le rapport mentionné ci-dessous du groupe de travail constitué à la demande de l’évêque Germain au cours d’une réunion du clergé
le 26 juin 1983, 10 ans avant sa déposition. On sent dans ce rapport la situation malsaine créée au sein de l'Ecof et qui devait inéluctablement se terminer par un éclatement.]
Sans porter plainte contre une telle, mesure j'élève cependant une protestation solennelle devant cette méthode qui, de plus, favorise les fonctions partisanes condamnées par le Canon XVIII du 4e Concile oecuménique,
En invoquant la grâce divine sur votre oeuvre archipastorale, je suis de Votre Béatitude un serviteur en Christ,
Germain, évêque de Saint-Denis[Commentaire:Germain peut contester éventuellement sa déposition de 1993 mais pas le fait qu’elle ait bel et bien eu lieu. On peut se demander pourquoi il n’a pas contesté plus tôt et demandé à être convoqué et entendu comme le demande la Règle apostolique 74. Est-ce que Germain n'a pas sauté sur le prétexte du retrait de la protection canonique par le patriarcat de Roumanie pour pouvoir ensuite s'estimer non jugeable par ce même patriarcat?
Il est vrai que le patriarcat roumain en avait assez de ces parties de cache-cache incessantes et qui duraient depuis longtemps déjà, et lui avait écrit dans l'acte de déposition:
<<Toute correspondance reçue de Votre part à ce sujet ne sera plus prise en considération. >> On a alors lancé la fable du seul retrait de la bénédiction et de la protection canonique, alors qu’il s’agissait d’une déposition.
Sur ces parties de cache-cache, on peut également rappeler le rapport du groupe de travail constitué à la demande de l’évêque Germain au cours d’une réunion du clergé le 26 juin 1983.(10 ans avant sa déposition de 1993). Ce rapport signé par Archiprêtre Jean Pierre Pahud, Père Jean François Vincent, Père Marc Antoine Costa de Beauregard, Père Christian Boucherot, Père Noël Tanazacq, Diacre Jean Fougerol est un diagnostic sur l’Ecof fait par le clergé même de l’Ecof et mentionne déjà à l’époque nombres de critiques qui mèneront Germain à la déposition. Nous ne citerons que le point qui concerne les parties de cache-cache de l’Evêque et de son patriarcat. Le rapport stipule en effet:
«Mgr Germain agit comme un homme seul, qui ne se concerte pas avec ses clercs et ses fidèles, ne se vérifie pas en eux, ne crée pas de structures objectives ou ne respecte pas celles qui existent. Ses relations avec les autres sont toujours des relations personnelles, qui n’ont pas l’objectivité des relations à caractère conciliaire, et qui souvent rendent caduques les relations hiérarchiques. De nombreux conseils, assemblées et commissions sont de pure forme, les décisions se prenant ailleurs, avec des conseillers privés. Il est significatif qu’il n’y ait en général aucun texte sanctionnant les ‘’décisions’’ prisent en Assemblée Générale de l’Eglise ou du clergé. Chacun continue ainsi à faire ce qui lui plaît et à régler tous les problèmes en tête à tête avec l’évêque.
Ce comportement qui va à l’encontre des préceptes des Pères spirituels et de la tradition écclésiologique, est justifié par une théorie de Mgr germain sur l’épiscopat (Cf. la brochure : ‘’Notes sur l’écclésiologie ‘’ qui a été formellement reprise par le patriarche Justinien (Procès verbal de 1976)
Cette déficience n’est que le reflet de nos rapports avec notre Eglise sœur, L’Eglise Roumaine, et les autres Eglises Orthodoxes.
Mgr Germain n’est pas allé en Roumanie depuis plusieurs années et donne comme prétexte, en public, que le patriarche lui a demande de ne pas venir (mais le patriarche dit le contraire à ceux de nos prêtres qui vont à Bucarest) et, en privé, qu’il ne tient pas à subir de remontrances. Ne participant pas à la vie synodale de notre patriarcat, il n’a pas non plus de rapports suivis avec des évêques orthodoxes en occident, alors qu’il y en a 2 ou 3 qui comprennent notre chemin (les relations avec Mgr séraphin sont de courtoisie, et non des relations de travail régulières et suivies. Il y a beaucoup d'autres choses intéressantes dans ce texte rédigé il y a 20 ans qui éclairent la situation actuelle de l’Ecof. On y voit comment le clergé de l’Ecof souffrait d’être régulièrement trompé par son Evêque.
Jean-Louis Palierne rappelle dans ses développements sur schisme et hérésie à la rubrique « Moi Prêtre et Franc maçon » dans son message du Mar 05 Oct 2004 20h43 :
La définition classique des
hérétiques et des
schismatiques se trouve dans le
canon 1 de saint Basile le Grand, qui est tiré de sa Ière
Lettre canonique écrite à saint Amphiloque d’Iconium :
Pour les hérétiques, il s’agit de ceux qui se sont complètement séparés et sont devenus comme des étrangers ; les schismes concernent ceux qui se sont séparés des autres pour des raisons de vie ecclésiale ou pour des causes que l’on pourrait éventuellement régler ; les parasynagogues sont des partis regroupant des gens sans instruction autour de presbytres ou d’évêques insoumis. Par exemple si quelqu’un, convaincu de faute, s’obstine à exercer ses fonctions tout en refusant de se soumettre à la règle et revendique de pouvoir présider et d’exercer son service, et si quelques personnes délaissaient l’Église catholique pour se joindre à lui, on aurait là une parasynagogue.
Nous avons dans cette dernière phrase une bonne description du comportement de l'évêque Germain et de l'ÉCOF
Alors au vu de tous ces documents je repose ma question initiale:
Glicherie a écrit: <<L'évêque Germain n'a pas été canoniquement déposé, il n'a plus de protection patriarcale>>
Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer cela? Sur quoi repose votre assertion?
Si je me trompe dans les analyses de ces documents merci de corriger mes erreurs.
On ne peut qu'avoir de la compassion envers tous ces fidèles gravement trompés et qui ont droit à la vérité car c'est leur vie spirituelle qui est honteusement bafouée.