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[…] C’est pourquoi il faut baptiser et renouveler celui qui arrive à l’Église à l’état brut, afin qu’à l’intérieur il soit sanctifié par les saints, puisqu’il est écrit : Soyez saints, car moi je suis saint, dit le Seigneur . Que celui donc qui a été entraîné vers l’erreur et baigné à l’extérieur puisse se dépouiller par le vrai Baptême, celui de l’Église, de ce sacrilège même dans lequel il était tombé lorsqu’en venant vers Dieu il cherchait un presbytre.
Les cathares font eux aussi partie de ceux qui se sont séparés [donc des schismatiques]. Il a cependant été décidé par nos Pères, c’est-à-dire par Cyprien et chez nous [en Cappadoce] par Firmilien, de les soumettre, tant cathares qu’encratites et hydroparastates, à cette même sentence [c’est-à-dire de leur imposer le vrai Baptême] parce que leur séparation avait pris naissance à propos d’un schisme, et que [c’est l’argumentation de Cyprien] la grâce du saint Esprit ne repose plus sur ceux qui se sont séparés de l’Église en sorte que la continuité a été interrompue et que la transmission fait donc défaut. Ceux qui ont été les premiers à se séparer de nos Pères portaient l’imposition des mains, et par cette imposition des mains, ils avaient possédé le don de l’Esprit. Mais redevenus laïcs du fait de leur séparation, ils n’avaient plus le pouvoir, ni de baptiser, ni d’imposer les mains, car ils en avaient déchu. C’est pourquoi ces Pères [Cyprien et Firmilien] ont décidé de purifier par le vrai Baptême, celui qui est donné par l’Église, ceux qui ont été baptisés par eux lorsqu’ils viennent se joindre à l’Église.
Mais [maintenant Basile expose sa position] puisque les Églises d’Asie ont décidé de recevoir globalement leur baptême [celui des cathares] pour des raisons d’économie, que ce Baptême soit reçu.
Puisque l’on a déjà évoqué le cas des cathares, tu as bien raison de rappeler qu’il convient de suivre l’usage de chaque contrée, étant donné que ceux qui ont alors pris une décision en ce qui les concerne ont statué différemment sur leur Baptême […]. Lorsque les Anciens jugèrent en effet qu’il faut recevoir le Baptême, il s’agissait bien du Baptême qui ne s’écarte en rien de la foi. De là vient qu’ils parlaient pour certains “d’hérésies”, pour d’autres de “schismes” ou encore de “para-synagogues”. [saint Basile souligne ici que la Tradition qu’il a reçue de nos Pères dans la foi, ne coïncide pas avec la position de Cyprien. Il faudrait ici rappeler toute l’extrême importance que Basile accorde à la Tradition non-écrite dans la transmission de la Révélation].
Pour les hérétiques, il s’agit de ceux qui se sont complètement séparés et sont devenus comme des étrangers ; les schismes concernent ceux qui se sont séparés des autres pour des raisons de vie ecclésiale ou pour des causes que l’on pourrait éventuellement régler ; les parasynagogues sont des partis regroupant des gens sans instruction autour de presbytres ou d’évêques insoumis. Par exemple si quelqu’un, convaincu de faute, s’obstine à exercer ses fonctions tout en refusant de se soumettre à la règle et revendique de pouvoir présider et d’exercer son service, et si quelques personnes délaissaient l’Église catholique pour se joindre à lui, on aurait là une “parasynagogue”. Un schisme serait par exemple un désaccord au sujet de la pénitence qu’il convient d’imposer à ceux qui ont quitté l’Église. Les hérésies sont par exemple celle des manichéens, des valentiniens, des marcionites ou justement celle des pépuziens, car la différence qui sépare ces groupes de l’Église porte directement sur la foi en Dieu elle-même.
Dès le début nos Pères ont décidé de rejeter complètement le baptême des hérétiques, mais d’accepter le baptême de ceux qui ont fait schisme, parce qu’ils sont encore de l’Église. Quant à ceux qui sont dans les parasynagogues, lorsqu’ils se sont amendés par une juste pénitence et par un sérieux repentir, il est décidé de les réunir de nouveau à l’Église, si bien qu’il arrive fréquemment que des personnages qui ont un certain rang dans le clergé mais se sont joints aux insoumis, dès lors qu’ils se sont repentis de leur faute, soient réadmis dans leur rang.
de plus le canon édicté par Cyprien, qui était archevêque du pays de l’Afrique, et par le synode qui l’entourait, canon qui n’a eu de force que pour les lieux de ces sièges, selon la tradition qui leur a été transmise.
Le grand et saint Concile a estimé que si jamais ceux qui se donnent le nom de “cathares” [purs] désirent se joindre en groupe à l’Église catholique, on doit les toucher de la main [chirothésie ; il s’agit donc de la procédure de réconciliation des pécheurs repentants avec l’Église] et ils pourront rester dans le clergé. Mais ils doivent préalablement déclarer par écrit qu’ils acceptent les dogmes de l’Église catholique et qu’ils promettent de les suivre, c’est-à-dire que pour observer les décisions de l’Église catholique et apostolique ils devront accepter de communier avec les remariés ainsi qu’avec ceux qui ont failli lors des persécutions et auxquels une durée a été déterminée et un délai fixé [ce sont là les points sur lesquels les “cathares” reprochaient à l’Église son laxisme].
Pour ceux qui persistent dans l’hérésie, ces Mystères ne peuvent procurer qu’un plus grand châtiment de condamnation, car ce qui eût été pour eux l’horizon le plus lumineux à rechercher pour la vie éternelle s’ils étaient restés dans la vérité, est devenu pour ceux qui sont dans l’erreur un horizon d’obscurité et d’encore plus grande condamnation. Mais certains d’entre eux ont cherché à échapper à ce sort, et parce qu’ils avaient su reconnaître les voies très droites de l’Église catholique notre Mère [rappelons que pour l’Église ancienne, l’unique Église de foi orthodoxe est appelée “Église catholique”], ils ont cru que ces Mystères sacrés seraient pour eux un remède de vérité et ils les ont reçus.
Il en résulte que, tant dans les campagnes que dans les villes, là où ils se trouvent les seuls à avoir été ordonnés, ceux qui font partie du clergé [donatiste]pourront rester dans cet état ; Mais si certains se présentent là où il y a un évêque ou un presbytre de l’Église catholique, il est évident que l’évêque de l’Église conservera la dignité épiscopale tandis que celui qui est appelé “évêque” parmi ceux qui se disent “cathares” n’aura plus que la dignité presbytérale, à moins que l’évêque ne juge bon de le laisser jouir de l’honorariat de ce titre ; mais si cela ne convient pas à l’évêque, qu’il lui ménage une place de chorévêque ou de presbytre afin que l’on puisse bien voir qu’il fait complètement partie du clergé, mais afin aussi qu’il n’y ait point deux évêques dans une même ville.
Ceux qui reviennent de l’hérésie à l’Orthodoxie et à l’héritage des sauvés doivent être reçus selon la procédure requise selon l’usage. Les ariens et les macédoniens, les sabbatiens et les novatiens qui se qualifient de cathares, les aristeriens de même que les tétradites et les apollinaristes ne doivent être admis que sur présentation de déclarations anathématisant par écrit toute hérésie qui ne pense pas ainsi que pense la sainte Église de Dieu, catholique et apostolique ; ils doivent tout d’abord recevoir le sceau, c’est-à-dire être oints du saint Chrême sur le front, sur les yeux et sur les narines, sur la bouche et sur les oreilles ; et lorsque nous les oignons nous disons : Sceau du don du saint Esprit.
Quant aux eunomiens, ceux qui ne baptisent qu’avec une seule immersion, aux montanistes, à ceux que l’on appelle ici les phrygiens et aux sabelliens qui enseignent la doctrine du Père-Fils et commettent d’autres choses abominables (et il en existe ici un certain nombre, surtout parmi ceux qui viennent du pays des Galates), tous ceux qui veulent passer à l’Orthodoxie, nous ne les recevons qu’en tant que païens, et le premier jour nous faisons d’eux des chrétiens, le second jour nous les faisons catéchumènes, le troisième jour nous les exorcisons en leur soufflant trois fois sur le visage et sur les oreilles, et ensuite nous les instruisons en les laissant venir à l’Église durant une année pour entendre les Écritures et après cela nous les baptisons.
Ceux qui reviennent du parti des hérétiques à l’Orthodoxie et à l’assemblée des rachetés, nous les recevons conformément au rite et à l’usage qui suivent : Les ariens, les macédoniens, les novatiens qui se disent “purs”, les aristeriens, les quatordécimans ou tétradites et les apollinaristes, nous les recevons en leur faisant signer un libelle d’abjuration et anathématiser toute hérésie qui ne pense pas comme la sainte Église de Dieu, catholique et apostolique, nous les signons, c’est-à-dire que nous les oignons d’abord du saint chrême au front, aux yeux, aux narines, à la bouche et aux oreilles tout en disant ; Sceau du don du saint Esprit.
En ce qui concerne les sectateurs de Paul de Samosate qui décident de retourner dans l’Église catholique, il a été décidé qu’il est absolument nécessaire de les rebaptiser. Quant aux eunomiens qui sont baptisés par une unique immersion, et aux montanistes, qu’on nomme aussi Phrygiens, aux sabelliens, qui admettent l’identité du Père et du Fils et accomplissent aussi d’autres rites abominables et à tous les autres hérétiques, et ils sont fort nombreux, surtout ceux qui viennent du pays des Galates, tous ceux parmi eux qui veulent revenir dans l’Orthodoxie, nous devons les recevoir comme des païens. Le premier jour nous les signons du signe de la Croix, le second nous les admettons parmi les catéchumènes, le troisième jour nous les exorcisons en leur soufflant par trois fois sur le visage et sur les oreilles, et alors nous les instruisons et nous les admettons à assister dans l’église durant une année pour écouter la lecture des saintes Écritures, puis nous les baptisons. De même nous rebaptisons les manichéens et les marcionites et ceux qui viennent de semblables hérésies, les recevant comme des païens.
Tandis que les nestoriens et les eutychiens et les sévériens et ceux de semblables hérésies doivent présenter une déclaration écrite d’abjuration et anathématiser leur hérésie et Nestorius, et Eutychès, et Dioscore, et Sévère et les autres hérésiarques et leurs sectateurs et toutes les hérésies que nous avons citées, et alors seulement ils seront admis à la sainte communion.
"Ce qui est intéressant, c'est que l'on voyait dans le reportage un éventail des publications dudit monastère, parmi lesquelles un ouvrage sur le Grand Canon de saint André de Crète.Comme cette prière liturgique est étrangère à la tradition copte, je me suis alors demandé s'il n'existait pas, dans la juridiction de l'ex- prince-patriarche, non pas deux, mais trois rites: à côté du rite copte d'Alexandrie et du rite écofien (paroisse de Bruxelles, centre de Gorze), le monastère de Bois-Aubry serait peut-être adepte du rite byzantin? "
« Il n’y a pas de prière personnelle » et c’est la communauté qui devient le lieu sacré.
la lutte spirituelle personnelle, l’épreuve des tentations, le retrait à l’écart de ce monde, sont considérées comme des déviations malsaines.
« Il n’y a pas de prière personnelle » et c’est la communauté qui devient le lieu sacré.
la lutte spirituelle personnelle, l’épreuve des tentations, le retrait à l’écart de ce monde, sont considérées comme des déviations malsaines.
Ce que je critique c'est de vouloir faire de la Liturgie l'instant où la vie communautaire (par mouvements et paroles obligatoirement collectifs) absorbe toute la vie spirituelle des fidèles.
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