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Triode de carême

Publié : lun. 02 févr. 2004 10:12
par Antoine
Tout au lond du carême cette rubrique s'enrichira des textes du triode.
Elle sera donc verrouillée pour constituer un "livre" que chacun pourra utiliser selon ses besoins. Merci donc d'ouvrir d'autres rubriques si cela appelle des commentaires.


Dimanche du Pharisien et du Publicain
« Il vaut mieux se repentir après avoir péché que de s’enorgueillir pour avoir fait ce qui est juste »
Synaxaire


Nicéphore Calliste Xanthopoulos est l’auteur des synaxaires pour les fêtes importantes du Triode: pour chacune d’elles ils en exposent l’origine, disant comment et quand elles prirent naissance, et pour quelle raison elles ont pris leur forme actuelle, selon les dispositions des Pères saints et théophores, avec certaines remarques particulières, en commençant par le Pharisien et le Publicain, pour finir avec le dimanche de Tous les Saints.

Avant l’ode 7, il faut lire, comme d’habitude, le synaxaire du Ménée, puis le suivant. Tu ajouteras donc:

Ce même jour, nous faisons mémoire de la parabole évangélique du Pharisien et du Publicain Vivant en pharisien, tu t’éloignes du Temple: le Christ est au-dedans, et l’humble le contemple.
O divin Créateur du ciel et de la terre, de tes Anges reçois l’hymne du Trisagion et le Triode aussi de la bouche des hommes.

Aujourd’hui, nous recommençons avec Dieu et avec ce Triode, que de nombreux mélodes, parmi nos Pères saints et théophores, ont orné de leurs hymnes, sous l’inspiration du saint Esprit. Premier de tous, le grand poète Cosmas en a conçu l’idée en créant ledit «tri-ode» à l’image de la sainte et viviflante Trinité: en la grande et sainte Semaine des Souffrances de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ, il a mis en acrostiches à ses odes le nom même de chaque jour. Et à son imitation, d’autres Pères, en particulier les Studites Théodore et Joseph, composant à leur tour les offices des autres semaines du saint et grand Carême, les ont légués à leur monastère, le Studion, disposant et arrangeant d’abord les odes, puis les autres parties du livre, que les Pères ont ensuite rassemblés en un recueil.

Et puisqu’au premier des jours correspond le dimanche, comme étant celui de la Résurrection, comme le premier, le huitième et le dernier, ils ont bien fait d’assigner au lundi la première ode, au mardi la seconde, au mercredi la troisième, au jeudi la quatrième, au vendredi la cinquième, au samedi, qui est le septième jour, la sixième et la septième, ainsi que les deux autres odes, que tous les jours ont en commun à cause de leur importance. C’est ainsi qu’a fait le divin Cosmas (de Maïouma) au Samedi Saint, composant pour ce jour un tétra-ode, même si par la suite le très-sage empereur Léon demanda au moine Marc, évêque d’Hydronte (Otrante), d’en faire un canon complet. C’est donc improprement qu’on l’appelle Triode, puisqu’il n’a pas toujours des «tri-odes» et qu’il propose des canons entiers; s’il garde son nom, c’est abusivement, à mon sens, ou bien à cause de la Semaine Sainte, où il en était d’abord ainsi, comme nous avons dit.
A travers tout le livre du Triode, le but de nos Pères saints a été de nous rappeler, comme en un résumé, tous les bienfaits de Dieu à notre égard depuis le début, de nous remémorer à tous comment, créés par lui, puis nous étant détournés du commandement qu’il nous avait donné, au point de nous retrouver nus, nous avons été chassés des délices du Paradis, rejetés par jalousie du prince du mal, le serpent, notre ennemi, culbutés à cause de notre propre exaltation, et comment nous sommes restés privés de biens, abandonnés à la direction du diable; comment le Fils et Verbe de Dieu, dans la compassion de son coeur, inclina les cieux et descendit, habita le sein de la Vierge et pour nous se fit homme, et par son existence en notre humanité nous révéla le chemin qui monte vers les cieux, principalement à travers l’humilité, le jeûne, l’éloignement du mal et le reste de ses oeuvres; comment il a souffert, est ressuscité, s’est élevé au ciel, puis s envoyé l’Esprit saint à ses Disciples et Apôtres; comment ils l’ont prêché par le monde entier comme Fils de Dieu et Dieu parfait; et ce que les divins Apôtres ont fait par la grâce de l’Esprit très-saint, rassemblant tous les Sainte depuis les confins de la terre par leur prédication, afin de remplir le monde d’en haut, ce qui depuis le commencement était le but du Créateur. Et c’est en cela aussi le but du Triode.

Les trois présentes fêtes, celles du Pharisien et du Publicain, du Fils prodigue et du second Avènement, ont été conçues par les saints Pères comme une préparation et un entraînement, afin que nous soyons préparés et prédisposés aux combats spirituels du carême, en renonçant à nos habitudes mauvaises. Et avant tout on nous expose la parabole du Pharisien et du Publicain, qui donne son nom à la semaine. Ceux qui doivent affronter les combats corporels reçoivent d’abord de leurs stratèges une instruction pour le temps de la guerre, afin qu’ils sachent fourbir leurs armes, préparer tout comme il faut et que, tout obstacle levé, ils marchent de tout coeur vers les combats et fournissent l’effort qui leur est demandé. Souvent même, avant la rencontre, on leur adresse des discours, avec des exemples tirés de l’histoire, excitant leur âme à l’émulation, les détournant de la crainte, de la lâcheté, de la nonchalance et de tout ce qui peut les mettre en danger. De la même façon les divins Pères sonnent d’avance le combat du jeûne, qui va s’engager contre les démons, afin de nous purifier et des passions qui se sont emparées de nos âmes et des poisons qui y agissent depuis longtemps; afin que nous nous empressions d’acquérir les vertus que nous ne possédons pas et que, revêtus d’une armure convenable, nous soyons prêts à marcher vers les combats du jeûne. Et c’est pourquoi ils nous exposent en premier lieu cette parabole évangélique si digne de foi, ils nous la proposent comme la première arme pour acquérir la vertu, celle du repentir et de l’humilité, et nous mettent en garde contre le plus grand obstacle vers elle, celui de la jactance et de la vanité. A travers le Pharisien, ils nous enseignent à rejeter le vice de l’orgueil et de la présomption, et par le Publicain, à lui opposer son contraire, l’humilité et le repentir. Car le premier et le pire des vices, c’est l’orgueil, la présomption: c’est par là, en effet, que le diable a été déchu du ciel, lui qui auparavant était le Porte-lumière (Lucifer), par là aussi qu’il devint ténèbre et qu’il en porte le nom. Et pour ce qui est d’Adam, notre premier père, c’est par là qu’il lui advint d’être chassé du Paradis, et pour cela les Saints nous exhortent, d’une certaine manière, à ne pas nous enorgueillir de nos vertus et à ne pas nous exalter au-dessus de nos proches, mais d’être toujours humbles. Car le Seigneur résiste aux orgueilleux, mais il accorde aux humbles sa grâce. Il vaut mieux se repentir après avoir péché que de s’enorgueillir pour avoir fait ce qui est juste. Car je vous le dis, nous déclare-t-il: le Publicain s’en revint justifié, et non pas le Pharisien. La parabole révèle donc qu’il ne faut pas s’élever, même si l’on fait le bien, mais toujours s’humilier et prier Dieu de toute son âme, même si l’on est tombé dans les pires fautes, car le salut n’est pas loin. Le Publicain, c’est celui qui, ayant reçu des souverains le droit de percevoir les impôts et les affermant contre toute justice, en tire un gain illicite. Le Pharisien est un «séparé», pour ainsi dire, qui dépasse les autres par sa connaissance de la Loi. Saducéen vient de Sadok, ce grand-prêtre qui sida le roi David contre Absalon (2 Rois 15,24 sqq). Sedek, c’est la justice. Chez les Hébreux, il y avait trois hérésies: les Esséens (sic), les Pharisiens et les Saducéens, pour qui n’existent ni Résurrection, ni Anges, ni Esprit.


Par les prières de tous les Saints qui chantent ta gloire, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen,

Dimanche du Pharisien et du Publicain.

Publié : lun. 02 févr. 2004 10:14
par Antoine
Dimanche du Publicain et du Pharisien
(Traduction du groupe traduction de Daru
Pour le canon traduction des odes par Denis Guillaume)


Vêpres


Après le Psaume 103 et la lecture du 1er Cathisme en entier, on chante le Lucernaire.


Lucernaire
7 stichères du dimanche, du ton occurent, et celles du Triode - ton 1

Frères, ne prions pas à la manière du pharisien, / car celui qui s'élève sera abais-sé ; / humilions-nous plutôt devant Dieu dans le jeûne comme le publicain et clamons : // Ô Dieu, purifie-nous, pécheurs. (2 fois)

Le pharisien dominé par la vanité / et le publicain courbé par le repentir / s'approchèrent de Toi, le seul Maître ; / mais l'un se flattant a été privé de (tes) bienfaits, / alors que l'autre sans qu'il ne dise rien fut jugé digne de (tes) dons. / Christ Dieu, maintiens en moi des gémissements (de repentir) , // car Tu es l'Ami des hommes.


Gloire ... - ton 8

Seigneur tout-puissant, je sais quel pouvoir ont les larmes : / par elles Ezéchias a été délivré des portes de la mort, / par elles la pécheresse a été rachetée de ses longues années de transgressions, / par elles le publicain a été justifié plus que le pharisien ; / aussi je Te prie, // compte-moi parmi eux et aie pitié de moi.

Et maintenant ... : Théotokion dogmatique du dimanche, du ton occurent.



Apostiches
Apostiches du dimanche, puis du Triode : Gloire ... - ton 5

Mes yeux sont alourdis par mes iniquités / et je ne peux les lever et contempler les cieux* ; / mais comme le publicain je me repens ; // reçois-moi, Sauveur, et aie pitié de moi.
* Litt. : "le haut des cieux", c'est-à-dire contempler Dieu.

Et maintenant ..., Théotokion du dimanche - même ton

Ô Vierge, toute-vénérable, / tu es le temple, la porte, le palais et le trône du Roi ; / c'est par toi que mon Libérateur, le Christ Seigneur, Soleil de justice, / s'est levé sur ceux qui dormaient dans les ténèbres, pour les illuminer, / eux qu'Il avait, de sa propre main, créés à son image. / Prie-Le sans cesse, ô Digne de toute louange, / toi qui as auprès de Lui l'audace d'une mère, // pour le salut de nos âmes.

Matines
Après l'Hexapsalme, "Le Seigneur est Dieu ...", le tropaire du dimanche et son Théotokion, on lit les Cathismes habituels, puis on chante le Psaume 118, suivi des Eulogétaires.

Ensuite l'Hypakoï, les Antiennes des degrés et la suite jusqu'à l'Évangile comme à l'ordinaire le dimanche.

À partir de ce dimanche et jusqu'au 5ème dimanche du Grand Carême inclus, on chante les stichères pénitentielles après "Ayant contemplé ..." et la lecture du Psaume 50.



Ton 8

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.

Ouvre-moi les portes du repentir, Toi qui donnes la vie, / car tourné vers ton saint temple veille mon esprit, / qui porte tout souillé le temple de son corps ; // mais, Compatissant, purifie-moi par ton amour miséricordieux.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Dans les voies du salut, dirige-moi, Mère de Dieu, / car de péchés infâmes j'ai souillé mon âme / et dans l'insouciance j'ai dépensé toute ma vie ; // mais par tes prières, délivre-moi de toute impureté.

Ton 6

Aie pitié de moi, ô Dieu, / dans ta grande miséricorde, / et dans la richesse de ta compassion // efface mon iniquité.

À la pensée de la multitude de mes funestes actions, / malheureux que je suis, je tremble devant le jour terrible du Jugement ; / mais confiant dans ton amour miséricordieux, / je T'implore comme David : // Aie pitié de moi, ô Dieu, dans ta grande miséricorde.




canon
ode 1

Voyant la dignité * où s’élève qui s’abaisse * et le gouffre où lourdement * tombe qui s’exalte, * imite la vertu du Publicain, * détestant le vice du Pharisien.

En faisant l’important * on se vide de tout bien, * tandis que l’humilité * nous purifie de tout mal: * fidèles, embrassons-la et clairement * de la vaine gloire méprisons les fumées.

ode 3

La vaine gloire réduit à rien * la justice et ses trésors, * l’humilité disperse la multitude des passions: * Sauveur, accorde-nous d’imiter le Publicain.

Tout comme le Publicain * nous nous frappons la poitrine, nous aussi, * et dans le repentir nous te crions: * Aux pécheurs que nous sommes pardonne, Seigneur, * accorde-nous la rémission de nos péchés.

Kondakion - ton 4 (usage grec)

Fuyons la prétention du pharisien, / apprenons auprès du publicain l'humilité des gémissements / et clamons au Sauveur:/ Sois-nous favorable, // Toi qui seul Te laisses fléchir.

Kondakion Ton 4 (usage slave)

Fuyons la prétention du pharisien, / apprenons du publicain la grandeur des paroles d'humilité / et clamons avec repentir : / Sauveur du monde, // purifie-nous, tes serviteurs.

Autre Kondakion - ton 3 (usage slave)

Apportons au Seigneur nos gémissements de publicain / et, pécheurs, prosternons-nous devant Lui comme devant le Maître ; / car Il veut le salut de tous les hommes / et Il accorde le pardon à tous ceux qui se repentent, / Lui qui s'est incarné pour nous, // et qui est Dieu, sans commencement comme le Père.


Ikos

Frères, que chacun de nous s'humilie dans des gémissements, et se frappe la conscience en se lamentant ; afin qu'au jugement éternel, ayant reçu le pardon, nous apparaissions fidèles et innocents ; c'est là qu'aura lieu en vérité la rémission, celle que nous implorons maintenant de voir ; là auront disparu douleur, tristesse et profonds gémissements, dans cet Éden merveilleux dont le Christ est l'artisan, // Lui qui est Dieu, sans commencement comme le Père.



ode 4


Le meilleur chemin vers le haut, * leVerbe nous l’a montré: * c’est le chemin d’humilité, * car il s’est lui-même abaissé * jusqu’à prendre la forme du serviteur; * en suivant son abaissement nous serons sauvés.

Le juste est exalté; * mais, dans la multitude de ses péchés, * le Pharisien humilié * s’écroule pesamment,*tandis qu’est élevé le Publicain, * contre toute attente justifié devant Dieu.

ode 5

Efforçons-nous d’imiter * les vertus du Pharisien * et suivons l’humble voie du Publicain, * en l’un et l’autre détestant * l’orgueil démesuré * et le poids du péché.

La voie de justice devient vanité * lorsque le Pharisien * y joint de lui-même une haute opinion * et le Publicain acquiert plus haute vertu * en y joignant l’humilité.

ode 6

S ur le chemin de la vie * le Pharisien, le Publicain * ont couru pareillement; * mais le premier, gonflé d’orgueil, * est tombé honteusement * et l’autre fut sauvé par son humilité.

Parcourant de cette vie * la voie étroite et resserrée, * imitons du Publicain * les sentiments dignes d’envie * et, pour vivre, fuyons * le méprisable orgueil du Pharisien.


ode 7


Prenant en embuscade les justes, * le Séducteur les dépouille * par le moyen de la vaine gloire; * quant aux pécheurs, il les enchaîne * dans le filet du désespoir; * mais nous, les émules du Publicain,* cherchons à éviter tous ces maux.

Devant Dieu prosternons-nous, * dans la prière et les larmes, * dans les profonds gémissements, * imitant du Publicain * l’exaltante humilité, * pour chanter fidèlement: * Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.

ode 8

Fidèles, répétons * les paroles du Publicain * lorsque dans le Temple il disait: * Aie pitié de moi, ô Dieu, * afin que nous puissions avec lui * recevoir le pardon de nos péchés * sans tomber dans l’égarement de l’orgueilleux Pharisien.

Nous tous, imitons * les gémissements du Publicain; * nous adressant à Dieu, * avec de chaudes larmes disons-lui: * Ami des hommes, nous avons péché, * dans ta compassion, prends pitié, * fais-nous grâce et sauve-nous.


ode 9



Ayant reçu du Christ* l’humilité comme voie d’exaltation, * imitons notre modèle de salut, * celui du Publicain, * et repoussons loin de nous * la fumée de l’orgueil, * pour que notre humble coeur reçoive la grâce de Dieu.


Au Créateur nous offrions * nos humbles prières de publicains * plutôt que la vaniteuse action de grâces du Pharisien, * qui dans son orgueil veut juger le prochain; * ainsi nous obtiendrons la lumière et la grâce de Dieu.

Exapostilaire

du dimanche, puis du Triode : Gloire ...

Fuyons le funeste orgueil du pharisien, et apprenons l'humilité exemplaire du publicain afin de nous élever avec lui vers Dieu en clamant : Purifie tes serviteurs, ô Christ Sauveur, Toi qui par ta propre volonté est né de la Vierge et as souffert la Croix, afin de relever avec Toi le monde par ta toute-puissance divine.

Et maintenant ..., Théotokion

L'Auteur de la création et le Dieu de tous a pris de ton sein immaculé une chair humaine, ô Mère de Dieu digne de toutes louanges, et Il a renouvelé toute ma nature corrompue, en te laissant après l'enfantement telle que tu étais avant l'enfantement ; c'est pourquoi nous te louons tous dans la foi et te clamons : Réjouis-toi, gloire du monde.



Laudes

4 stichères du dimanche, puis 4 du Triode :

Ton 1 (les deux premières stichères du Lucernaire)

Frères, ne prions pas à la manière du pharisien, / car celui qui s'élève sera abais-sé ; / humilions-nous plutôt devant Dieu dans le jeûne comme le publicain et clamons : // Ô Dieu, purifie-nous, pécheurs.

Le pharisien dominé par la vanité / et le publicain courbé par le repentir / s'approchèrent de Toi, le seul Maître ; / mais l'un se flattant a été privé de (tes) bienfaits, / alors que l'autre sans qu'il ne dise rien fut jugé digne de (tes) dons. / Christ Dieu, maintiens en moi des gémissements (de repentir) , // car Tu es l'Ami des hommes.

v. Lève-Toi, Seigneur, mon Dieu, que ta main soit exaltée, n'oublie pas tes pauvres à jamais.


Ton 3

Ayant reconnu, ô mon âme, ce qui sépare le publicain du pharisien, / prends en aversion la parole* orgueilleuse de l'un, / et de l'autre imite la prière dite avec componction, et implore : // Ô Dieu, purifie-moi, pécheur, et aie pitié de moi.
* Litt. : voix.


v. Je Te confesserai, Seigneur, de tout mon cœur, je raconterai toutes tes merveilles.

Fidèles, prenons en aversion la parole orgueilleuse du pharisien / et imitant la prière pleine de componction du publicain, / n'ayons pas de pensées orgueilleuses, / mais en nous humiliant avec componction, clamons : // Ô Dieu, purifie-nous de nos péchés.



Gloire... - ton 8

Seigneur, Tu as condamné le pharisien qui se justifiait par ses propres œuvres, / et Tu as justifié le publicain qui s'humiliait / et par ses gémissements implorait le pardon ; / car Tu n' écoutes pas les pensées orgueilleuses / et Tu ne méprises pas ceux qui ont le cœur brisé ; / aussi nous prosternons-nous humblement devant Toi, qui as souffert pour nous : // Accorde-nous le pardon et la grande miséricorde.

Et maintenant ... : "Tu es toute bénie ...".




Liturgie


Tropaire du dimanche et du saint patron de l'église. "Gloire ..." Kondakion du saint patron de l'église, puis "Et maintenant ..." Kondakion du Triode . Dans les églises dédiées à la Mère de Dieu : "Gloire ..." Kondakion du Triode, "Et maintenant ..." Kondakion de la dédicace.


Prokimenon et Alleluia du dimanche.

DIMANCHE DU FILS PRODIGUE

Publié : dim. 08 févr. 2004 22:09
par Antoine
DIMANCHE DU FILS PRODIGUE

Synaxaire


Ce jour, nous faisons mémoire de la parabole évangélique du Fils prodigue, à laquelle nos saints Pères ont assigné la seconde place dans le Triode.
Prodigue, mon pareil, avance sans frayeur
puisque Dieu ouvre à tous la porte de son coeur.

Puisqu’il en est qui ont maintes fautes sur la conscience, vivant dans la débauche depuis leur jeunesse, en s’adonnant à l’ivresse et à la dissipation; qui, après être ainsi tombé dans le gouffre du péché, en arrivent au désespoir, ce qui est une forme d’arrogance; et que par suite ils ne veulent nullement s’appliquer à la vertu et, lui préférant le flot des passions, retombent toujours dans des fautes semblables ou pires, les saints Pères, se comportant envers eux avec amour des hommes et paternelle sollicitude, dans le désir de les arracher au désespoir, ont mis ici cette seconde parabole, afin d’extirper jusqu’à la racine le sentiment du désespoir et de les inciter à s’élever jusqu’à la vertu. Révélant à ceux qui ont beaucoup péché le coeur très-bon et plein d’amour de notre Dieu, en prenant l’exemple du Fils prodigue, ils ont montré, à partir de la parabole du Christ, que nul péché ne peut triompher de cet amour pour les hommes.
Car les deux fils de l’homme, c’est-à-dire du Verbe Dieu fait homme, ce sont les justes et les pêcheurs. L’aîné, c’est celui qui observe ses commandements, qui s’applique toujours au bien de Dieu et qui ne s’en éloigne en aucune façon. Le plus jeune, c’est celui qui affectionne le péché, qui renie l’amitié divine par ses honteuses actions, qui gaspille le trésor de l’amour de Dieu envers lui, qui vit en débauché au point de ne plus sauvegarder l’image et ressemblance divine, qui suit le démon du mal, se fait esclave de sa propre volonté dans les plaisirs et n’est plus capable d’assouvir sa concupiscence. Car c’est une chose insatiable que le péché et qui attire d’habitude, par un plaisir passager. On peut le comparer aux caroubes, cette nourriture des porcs: les caroubes, en effet, offrent d’abord une certaine douceur, puis de l’âpreté et finissent par devenir comme de la paille. C’est tout à fait ce que procure le péché. A peine le Fils prodigue s’est-il retrouvé son bon sens, exténué par la disette des vertus, il retourne vers son Père en disant:
«Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.» Et celui-ci l’accueille repentant, sans l’outrager, mais il l’enlaçe en l’embrassant, lui montrant son coeur divin et paternel. II lui donne un vêtement, à savoir le saint baptême, avec son sceau et son gage, la grâce de l’Esprit très-saint; en outre, des sandales, pour que ses pas, marchant désormais selon Dieu, ne soient plus blessés par les serpents et les scorpions , mais soient plutôt en mesure de leur écraser la tête. Ensuite, pour comble d’allégresse, le Père immole pour lui le veau gras, entendez son Fils unique, et lui donne de goûter à sa Chair et à son Sang, même si le fils aîné, s’étonnant de son amour sans limites, lui dit franchement ce qu’il en pense. Mais l’Ami des hommes le fait taire en lui adressant avec calme des paroles douces et bienveillantes: «Toi, tu es toujours avec moi, il faut donc te réjouir et te féliciter avec ton Père, car mon fils que voici avait été mis à mort par le péché, et le voilà revenu à la vie, avec le repentir de ses actes insensés; il était perdu, s’étant éloigné de moi dans l’accoutumance aux plaisirs, et je l’ai retrouvé, moi qui souffrais en mon coeur et l’ai fait revenir à ma communion.» Et cette parabole peut s’appliquer au peuple hébreu et à nous.
C’est donc pour cette raison que la parabole a été mise ici par les saints Pères, puisqu’elle nous fait rejeter, comme il a été dit, le désespoir et la crainte, pour nous attacher aux bonnes oeuvres, qu’elle excite au repentir et à la conversion celui qui a péché comme le Fils prodigue. De plus, elle est un puissant moyen de défense, une arme excellente pour repousser les traits de l’adversaire.


Par l’amour ineffable dont tu aimes les hommes, ô Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.




VEPRES

Lucernaire

t-1

En une terre d’innocence et de vie * j’ai semé le péché; * de l’insouciance j’ai moissonné les épis, * j’ai mis en tas les gerbes de mes actions; * ce n’est pas sur l’aire du repentir * que je les ai déposées; * et pourtant je te prie, ô mon Dieu, * toi qui depuis toujours cultives nos guérets: * au souffle de ta douce bonté * vanne le grain de mes actions, * nourris mon âme de grâce et de pardon, * engrange-moi dans tes célestes greniers * et sauve-moi.

Frères, reconnaissons * la puissance du mystère divin, * car le Fils prodigue revient de son péché * pour retourner au foyer paternel; * le Père, dans sa tendre bonté, * vient à sa rencontre pour l’embrasser; * il le restaure dans la gloire de sa maison, * au ciel il lui prépare un mystique banquet; * il fait tuer le veau gras * pour que nous prenions part à sa joie, * celle du Père qui offre par amour * et celle de l’Agneau qui s’immole pour nous, * le Christ sauveur de nos âmes.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, t. 2

De quels biens me suis-je privé, * malheureux que je suis, * de quel royaume me suis-je exilé; * j’ai dépensé le trésor * que de toi j’avais reçu, * loin de ta loi j’ai cheminé. * Hélas, ô ma pauvre âme, * tu seras livrée au feu éternel, * mais avant, la fin dis au Christ notre Dieu: * Comme le Fils prodigue accueille-moi, Seigneur, et prends pitié de moi.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen...


Apostiches



Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, t. 6

J’ai dilapidé le trésor * que mon Père m’avait donné, * j’ai vécu au milieu d’animaux sans raison, * j’ai désiré la nourriture des pourceaux * et, comme personne ne m’en donnait, j’ai eu faim, * mais je suis retourné vers mon Père si bon * et dans les larmes j’ai crié: * Traite-moi comme l’un de tes serviteurs, * je ne mérite plus ton amour, * mais sauve-moi, dans ta bonté.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen...

Mon créateur et mon libérateur, le Seigneur Jésus Christ, * Vierge pure, en sortant de ton sein, * de tout mon être s’est revêtu * pour délivrer Adam de l’antique malédiction; * c’est pourquoi, Vierge Mère de Dieu, * nous ne cessons de t’adresser l’angélique salutation: * Souveraine, réjouis-toi * qui nous protèges et nous défends pour que nos âmes soient sauvées.


ORTHROS


Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit,

t. 8

Ouvre-moi les portes de la pénitence, Seigneur source de vie, * dans ton saint temple veille mon esprit, * portant le temple très impur de mon corps, * mais dans ta bonté purifie-moi, * en ta grande tendresse et ton amour compatissant.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen...

Théotokion

Conduis-moi sur le chemin du salut, ô Mère de Dieu, * car j’ai souillé mon âme par le péché * et dans l’indolence j’ai dépensé toute ma vie, * mais par tes saintes prières * délivre-moi de toute impureté.


t. 6

Aie pitié de moi, ô Dieu, * en ta grande bonté, * en ton immense miséricorde efface mon péché.
Me souvenant de la multitude de mes mauvaises actions, * pécheur que je suis, * je redoute le jour terrible du jugement, * mais espérant ta pitié et ta compassion, * je m’écrie comme David: * Aie pitié de moi, ô Dieu, * en ta grande bonté.


Ode 1, t. 2
Chante, ô mon âme, le cantique de Moïse: * Le Seigneur est mon secours, ma protection, * c’est lui qui m’a sauvé, * il est mon Dieu et je veux le glorifier.

o Jésus, reçois à présent mon repentir: * comme le Fils prodigue j’ai péché, * comme lui j’ai passé dans l’insouciance toute ma vie, * provoquant ainsi le courroux de mon Dieu.

De l’héritage que jadis tu m’as donné * j’ai sottement dilapidé le divin trésor: * par ma folle vie je me suis éloigné de toi: * accueille-moi, Père très bon, puisque je reviens aussi vers toi.

Gloire:

Comme autrefois le Prodigue, accueille-moi, * Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen, Seigneur, ouvrant pour moi * tes bras paternels, et dans l’action de grâces* je chanterai ta gloire et ta bonté.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen:

Par l’intercession de la Mère de Dieu, * Seigneur, montre-moi ta faveur * et multiplie les signes de ta bonté * en effaçant la multitude de mes péchés.

Ode 3

Le stérile désert de mon esprit, * Seigneur, rends-le fertile et fécond, *toi qui veilles à la croissance de tout bien, * dans ta divine bonté.

Ayant perdu la droite raison, *suivi l’élan de mes passions, * mais comme le Fils prodigue, * daigne, Seigneur, me recevoir.

A l’instar du Fils prodigue * je te crie: Père, j’ai péché; * embrasse-moi, comme tu fis pour lui, * ne me repousse pas loin de toi.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit:

O Christ, ouvre larges tes bras * et, dans ta compassion, accueille-moi, * car je reviens d’un pays lointain, * celui des passions et du péché.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen:

Belle entre toutes, ô Vierge immaculée, * enrichis mon coeur appauvri par le péché, * donne-lui de contempler ce qui est beau, * afin que
je puisse te glorifier.

Cathlsme, t. 1

Seigneur, hâte-toi de m’ouvrir tes bras paternels, * car j’ai follement dépensé toute ma vie; * considère le trésor inépuisable de ta pitié, * Sauveur, ne méprise pas la pauvreté de mon coeur, * vers toi, Seigneur, je crie plein de componction: * Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit... Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen...

O Vierge inépousée, sainte Mère de Dieu * qui seule nous protèges et nous défends, * délivre le peuple des fidèles qui espère en toi, * de toute menace et de tout danger qui pèse sur lui; * ô Vierge, intercède auprès de Dieu * pour le salut de nos âmes.

Ode4
Le Prophète, voyant la Vierge t’enfanter * proclama hautement: Seigneur, j’ai entendu ta voix * et je suis rempli de crainte, * car tu es venu de Théman, * ô Christ, de la sainte montagne ombragée.

Père céleste, j’ai dépensé honteusement * le trésor des biens que tu m’as donnés, * en devenant esclave chez des étrangers, * et comme le Prodigue je m’écrie: * J’ai péché contre toi, mais accueille-moi comme lui * en me serrant dans tes bras.

Je me suis fait l’esclave des passions; * misérable, j’ai servi les artisans d’iniquité; * ma négligence m’a fait perdre la raison; * pardonne-moi, céleste Père et mon Sauveur: * en ta riche tendresse je trouve mon abri.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit:

Tout rempli de la honte de mes péchés, * je n’ose lever mon regard vers le ciel; * j’ai follement servi l’iniquité, * mais je reviens à toi et, dans ma componction, je m’écrie: * j’ai péché, mais accueille-moi, ô mon Roi.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen:

Auxiliatrice des humains et sûr espoir des chrétiens, * refuge immaculé de ceux qui trouvent le salut, * ô Vierge, par ton intercession * procure moi le salut et la vie du siècle à venir.

Ode 5

La nuit s’écoule, et bientôt paraît le jour, * qui sur le monde fera luire sa clarté; et c’est pourquoi les Anges * tous en choeur font retentir leur
chant * pour te glorifier, ô Christ notre Dieu.

Comme esclave j’ai servi des étrangers, * je m’en suis allé au pays de corruption, * et je suis rempli de honte, * mais à présent je reviens à toi * et je te crie: Dieu de tendresse, j’ai péché.

Ouvre-moi ton coeur de Père, Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen, * car je renonce au mal pour revenir auprès de toi; ô Père céleste, * il n’est point de mesure à ta pitié, * ne me repousse pas.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit:

Vers le ciel, ô Christ, je n’ose plus lever les yeux, * puisque j’ai causé, sans mesure, ton courroux; * mais je connais ta clémence, * c’est pourquoi je me permets de crier: * J’ai péché, pardonne-moi et sauve-moi.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen:

Vierge sainte, qui sans peine as enfanté * l’universelle propitiation de nos péchés, * ô Pleine de grâce, * allège le poids trop pesant de mes passions * par tes saintes intercessions.

Ode 6

Dieu Sauveur, j’enfonce dans l’abîme du péché, * je suis plongé dans l’océan de cette vie, * mais comme Jonas sortit du poisson, * retire-moi du gouffre des passions * et sauve-moi, Seigneur.

Sans cesse m’encercle l’abîme des péchés * et j’enfonce sous la rage de leurs flots; * ô Christ notre Dieu, * conduis-moi jusqu’au havre de la vie; * Roi de gloire, sauve-moi.

Le trésor de mon Père, je l’ai dilapidé* et Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen j’ai honte de ma pauvreté; * de stériles pensées je me suis fait l’esclave; * c’est pourquoi, Seigneur ami des hommes, je te crie: * Dieu de tendresse, sauve-moi.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit:

Affaibli par la privation de tous les biens * pour m’être détourné de toi, Source de bonté, * c’est vers toi que je retourne; * fais-moi grâce, ô Christ, et sauve-moi, * afin que je chante ton amour pour les hommes.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen:

Vierge pure qui as enfanté * le Christ notre Sauveur et notre Dieu, * regarde ma misère, * rends moi le bonheur et le salut, * afin que je chante toutes tes merveilles.

Kondakion, t. 3

M’étant sevré de ta gloire paternelle, * j’ai dépensé les richesses que tu m’avais données, * c’est pourquoi je fais monter vers toi * la confession du Fils prodigue: * J’ai péché contre le ciel et contre toi, * ô Père de miséricorde, accueille-moi repentant * et traite-moi, Seigneur, comme l’un de tes serviteurs.

Ikos

Chaque jour, le Sauveur nous a parlé * pour nous instruire de sa propre voix: * écoutons ce que I’Ecriture nous apprend * au sujet du Prodigue qui vient à résipiscence, * imitons fidèlement son admirable conversion. * A notre Dieu, qui voit tous nos secrets, * disons dans l’humilité de notre coeur: * Père de miséricorde, nous avons péché contre toi, * nous ne sommes plus dignes d’être appelés tes enfants; * mais en vertu de l’amour dont tu nous aimes tous, * accueille-moi repentant * et traite-moi, Seigneur, comme l’un de tes serviteurs.


Ode 7

Dans la fournaise, les Jeunes Gens s’inspirèrent des Chérubins * lorsqu’ils chantèrent: Béni sois-tu, ô notre Dieu, * tu as porté juste sen-tence, * c’est pour nos fautes que tu nous traites ainsi; * à toi haute gloire, louange éternelle.

Dominé lamentablement par les charnelles voluptés * tout entier je suis devenu l’esclave des passions; * ô Christ, je me suis éloigné de ton amour, * mais à présent comme le Prodigue je te crie: * J’ai péché, mais dans ton unique bonté ne me repousse pas. Vers le ciel je n’ose plus lever les yeux, * Roi de gloire, je confesse mon péché; * moi seul, j’ai provoqué ta fureur en violant tes ordres, * mais j’espère en ton unique pitié: * loin de ta face ne me rejette pas.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit:

Par ma faute, j’ai causé ta fureur,ô Christ si bon pour moi, * mais daigne pardonner tous les péchés que j’ai commis,* Seigneur,par les prières de tes Apôtres, * des Prophètes, des saints Moines, des Justes et des Martyrs, * afin que je chante ta louange éternelle.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen:

Mère de Dieu, dont l’éclat surpasse celui des Chérubins, * des Séraphins et de tous les Anges dans le ciel, * implore avec eux celui que tu as mis au monde, * le Fils et Verbe de Dieu, * afin que nous jouis. sions des biens éternels.

Ode 8

A celui qui, dans le buisson ardent, *sur la montagne du Sinai, devant Moïse préfigura * le prodigieux mystère de la Vierge, * chantez une hymne de bénédiction: * lui haute gloire dans tous les siècles.

Toi qui sur terre es descendu sauver le monde * et librement, dans ton amour, as choisi la pauvreté, * regarde combien je suis pauvre en bonnes actions * et sauve-moi, dans ta bonté.

M’éloignant de la voie de tes commandements, *je fus l’esclave du mensonge et de l’erreur, * mais je reviens, comme autrefois le Fils prodigue: * Père céleste, accueille-moi qui me prosterne devant toi.

Bénissons le Seigneur, Père, Fils et saint Esprit

Egaré par de funestes pensées, * me voilà tout sombre et hors de moi; * loin de toi je me suis éloigné; * Dieu de tendresse, dans mon repentir, * devant toi je me prosterne: sauve-moi.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen:

Virginale Génitrice de Dieu, * toi qui relèves les esprits abattus, * relève aussi mon coeur brisé * et humilié par toutes sortes de péchés.

Ode 9

Quel mortel a jamais entendu cela, *et qui a déjà vu qu’une vierge pût concevoir * et sans douleurs mettre au monde son enfant? * Mais tel est ton mystère prodigieux: * Sainte Mère de Dieu, nous te magnifions.

O Christ, vois la détresse de mon coeur; * ma conversion et mes larmes, ne les méprise pas; * embrasse-moi dans ta miséricorde, * m’ajoutant au nombre de tes élus, * afin que dans l’action de grâce je célèbre ton amour.

Comme le Larron,je te crie: Souviens-toi de moi; * et, comme l’humble Publicain, je me frappe la poitrine en implorant ta compassion; * comme le Fils prodigue, Dieu de tendresse, * délivre-moi de toute iniquité, * afin que je chante la condescendance de mon Roi.

O mon âme, laisse entendre tes gémissements * et dis au Christ: toi qui librement, Seigneur, as choisi la pauvreté, * regarde combien je suis pauvre en bonnes oeuvres; * enrichis-moi de toutes les vertus, * par ton unique tendresse et ta seule bonté.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit:

Le festin que jadis tu préparas * pour le Fils prodigue revenu librement vers ta bonté, * prépare-le Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen pour mon âme, * recevant dans tes bras le malheureux que je suis, * afin que je chante la condescendance de mon Sauveur.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen:

O Vierge, par ta lumineuse intercession, * daigne illuminer les sombres yeux de mon esprit; * conduis-moi sur les chemins de repentance, * afin que je te chante comme il se doit * car tu as mis au monde ineffablement le Verbe de Dieu.

Exapostilaire


Le trésor de grâce que tu m’avais donné, * Dieu Sauveur, je l’ai malheureusement dépensé; * perversement je l’ai dilapidé, * vivant loin de toi dans une folle compagnie; * mais à présent je me tourne vers toi: * Père de tendresse, comme tu reçus le Prodigue autrefois, * accueille-moi et sauve-moi.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit:

Tes richesses, je les ai dilapidées, * j’ai servi les démons pervers, malheureux que je suis, * mais toi, Sauveur, en la tendresse de ton coeur, * aie pitié du prodigue et lave mon péché, * et donne-moi, Seigneur, ma plus belle robe en ton royaume.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen...

Sainte Vierge et Mère de Dieu, * gloire des Apôtres, des Martyrs, des Prophètes et des Moines saints, * fléchis le coeur de ton Fils et Seigneur * en faveur de tes serviteurs * lorsqu’il siégera pour nous juger et rendre à chacun selon ses oeuvres.


Laudes

t.2

Du Prodigue je t’offre, Seigneur, la confession: * En présence de toi j’ai péché, * de ta grâce j’ai dilapidé le trésor; * agrée ma repentance, Sauveur,* et sauve-moi.

t.4

Lève-toi, Seigneur mon Dieu, et dresse ta main, *ne laisse pas dans l’oubli les malheureux jusqu’à la fin.

Comme le Fils prodigue, je viens aussi, Dieu de bonté, * après avoir passé ma vie loin de toi; * ô Père, j’ai dépensé les richesses que tu m’avais données; * agrée ma repentance, Seigneur, et prends pitié de moi.

t.8

Je te rends grâce, Seigneur, de tout mon coeur, * j’énonce toutes tes merveilles.

Follement j’ai dépensé tout le bien paternel, * pauvre et solitaire je suis devenu * en une terre où vivent des hommes pervers; * mais, ne pouvant plus souffrir leur compagnie, * je retourne vers toi, Père très bon, et je te crie: * Contre le ciel et contre toi j’ai péché, * je ne suis plus digne d’être appelé ton fils, * traite-moi comme l’un de tes serviteurs et prends pitié de moi.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit:

Père de tendresse, * je me suis éloigné de toi; * ne m’abandonne pas, * ne me prive pas du royaume des cieux, * car le perfide ennemi m’a dépouillé, * il m’a dérobé tout mon bien; * follement dépensé mon trésor spirituel, * mais je me lève et reviens à toi en disant: * traite-moi comme l’un de tes serviteurs, * toi qui as étendu les mains sur la croix * pour me délivrer du monstre cruel * et pour me revêtir de la robe originelle, en ton unique bonté.


Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen...

Tu es toute bénie, Vierge Mère de Dieu, * car celui qui a pris chair de toi a triomphé de l’Enfer, * par lui Adam et Eve furent délivrés de la malédiction, * la mort fut mise à mort et nous avons été vivifiés; * c’est pourquoi nous élevons la voix pour chanter: * Béni sois-tu, ô Christ notre Dieu, qui l’as voulu ainsi! Gloire à toi.