Zèle pour la foi

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Catherine
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Inscription : jeu. 19 juin 2003 14:03
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Zèle pour la foi

Message par Catherine »

Lors du Premier Concile Œcuménique en 325, le doux saint Nicolas frappa au visage Arius qui était en train de blasphémer contre la Divinité du Fils de Dieu, sur quoi il fut défroqué par les évêques rassemblés, pour être réintégré le lendemain matin, à la suite d’un rêve qu’eurent les évêques et dans lequel ils virent le Seigneur et la Mère de Dieu donner l’Évangile et l’omophorion — symboles du rang épiscopal — au saint.
Ailleurs, lorsque saint Basile était pressé d’adoucir sa confession contre l’empereur hérétique Valens, il répondit: «En toutes autres affaires, nous sommes doux comme des agneaux, mais en matière de foi, nous sommes des lions rugissants.»
Quand saint Martin de Tours cessa de «rugir» momentanément et entra en communion une seule fois avec un synode d’évêques qu’il désapprouvait (pour la raison très compréhensible que sans cela, le roi aurait fait tuer un grand nombre de personnes), un ange l’avertit qu’il avait risqué son propre salut; sur quoi il dut souffrir une diminution de son pouvoir de thaumaturge, et n’assista plus jamais à un synode d’évêques.
Plus résolu était saint Maxime le confesseur, qui, bien que presque seul, refusa la communion avec les patriarches monothélites d’Orient (et plus tard de Rome aussi) et dit de son éventuelle communion avec le patriarche Serge de Constantinople: «Quand bien même le monde entier entrerait en communion avec lui, moi, je ne le ferai pas.»
Mais pourquoi un zèle aussi extrême dans une affaire qu’aujourd’hui, beaucoup d’orthodoxes même considèrent comme d’importance secondaire? La réponse est donnée dans la «Vie» d’un homme les plus doux et les plus généreux qui ait jamais vécu, saint Jean l’Aumônier, patriarche d’Alexandrie au septième siècle. Une chose que ce bienheureux enseignait avec insistance était de ne jamais s’associer avec les hérétiques, et surtout de ne jamais prendre la sainte Communion avec eux, «même si,», disait le bienheureux, «vous restez sans communier toute votre vie, si par la force des circonstances, vous n’arrivez pas à trouver une communauté de l’Église Catholique. Car, si ayant légalement épousé une femme dans ce monde charnel, il nous est défendu, par Dieu et par ses lois, de la quitter pour nous unir à une autre femme, même si nous devons passer un long temps séparé d’elle dans un pays lointain, et si nous allons encourir une punition en violant nos vœux, comment allons-nous, nous qui avons été unis à Dieu par la foi orthodoxe et l’Église catholique — comme dit l’apôtre: “Je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure” (2 Co 11,2) — comment allons-nous donc échapper à la part de punition qui attend les hérétiques au siècle à venir, si nous souillons la sainte foi orthodoxe par la communion adultère avec les hérétiques?» Car «la communion», disait-il, «a été ainsi appelée parce que celui qui a communion a des choses en commun et est d’accord avec ceux avec qui il a communion. C’est pourquoi je vous implore instamment, mes enfants, de ne jamais aller près des oratoires des hérétiques pour y communier.»

Antoine
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Inscription : mer. 18 juin 2003 22:05

Message par Antoine »

Oui bien sûr.
Encore faut-il avoir suffisamment de discernement avant d'accuser une entité d'hérésie. Et on peut être aveuglé par son propre sectarisme. Tous les orthodoxes seront d'accord avec ce texte mais certainement pas avec le fait que vous l'attribuiez aux relations à entretenir avec les patriartcats historiques dont la proclamation de la Foi orthodoxe et l'énonciation des dogmes n'a pas varié.

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