Bonsoir,
Nous sommes un nombre réduit d'orthodoxes à l'ile de La Réunion et depuis 1 an déjà le diocèse de Madagascar (qui dépend du Patriarcat d'Alexandrie) nous envoie à ses frais un prêtre malgache francophone célébrer la liturgie ici-même à La Réunion tous les 2 mois.
L'évêque de Madagascar , Mgr Ignatios (Sennis) nous pousse à créer une association (qui devrait être cultuelle) afin que nous puissions recevoir les fonds nécessaires pour l'achat d'un terrain et la construction d'une petite église (le coût de l'opération étant vraisemblablement de l'ordre de 300 000E car à la Réunion le prix du m² dans le voisinage du chef-lieu qui est Saint-Denis est de l'ordre de 250 à 300E et il faudrait au moins 500m²).
Ma question est de savoir si au regard de la loi française le fait de recevoir des fonds importants de l'étranger risque de poser des problèmes car vu le nombre réduit d'orthodoxes à La Réunion (nous sommes 7 familles)toute l'affaire serait financée par le diocèse de Madagascar qui dispose de dons en provenance d'Australie et de Grèce.
Pour l'évêque de Madagascar notre nombre réduit n'est pas un obstacle car il pense qu'en ayant un lieu de culte visible et permanent le nombre de fidèles dépassera largement les quelques personnes que nous sommes.
Cependant les sommes à engager sont importantes et à Madagascar avec ce montant on peut faire beaucoup plus de choses ; à quoi le diocèse de Madagascar répond que pour le Seigneur ce n'est pas cela qui compte.
Il faut bien voir que nous avançons en terrain vierge pour l'orthodoxie car la première liturgie à être célébrée publiquement ici a eu lieu en juin 2010.
A côté de chez nous, à l'ile Maurice le diocèse de Madagascar a construit en 2004 une église sur un terrain offert par l'Etat Mauricien dans la capitale Port-Louis, cependant le nombre d'orthodoxes pratiquants à l'ile Maurice est resté réduit (environ 30 personnes participent à la liturgie mensuelle lorsque le prêtre en provenance de Madagascar vient). Le point faible à Maurice est l'absence de prêtre et ce point faible sera aussi celui de La Réunion du moins au début.
Pour terminer, je reprends l'essentiel de ma question: si nous fondons une association cultuelle et que des montants de l'ordre de 300 000E nous sont versés par des institutions basées à l'étranger, est-ce que cela risque-t-il de nous poser des problèmes au vu de la loi en France?
En attendant vos avis précieux, CHRISTOS ANESTI.
