L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

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vera
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Re: L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

Message par vera » mar. 03 mai 2011 3:22

Merci bien Raphael pour votre aide.
J'espere finir cette recherche tres bientot!
C'etait tres difficile de rester objective mais je pense que ca va :)

vera
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Re: L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

Message par vera » mer. 28 sept. 2011 1:55

Merci pour toutes les references! J'ai trouve que L'eglise Orthodoxe et l'eglise Catholique ont toutes les deux la meme attitude. Qu'en pensez vous?

Raphael
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Re: L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

Message par Raphael » mer. 28 sept. 2011 11:58

Je pense que oui, l'église orthodoxe et l'église catholique romaine doivent certainement se rejoindre sur cette question. La vie est un don de Dieu, elle donc sacrée.

Les variantes résident certainement dans la façon dont chaque prêtre, chaque paroisse réagit en pareil cas. Comme me disait un prêtre sur ce sujet "il y a, comme toujours, d'un côté la règle et de l'autre l'économie; cette dernière permet d'examiner dans la prière, avec un père spirituel, tous les aspects humains du problème"

Savez-vous ce qu'en dit l'église protestante ?

vera
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Re: L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

Message par vera » mer. 28 sept. 2011 12:06

Les eglises protestantes ne sont pas organisees de maniere centralisee et les positions varient de l'une a l'autre. Ainsi les denomintaions evangeliques ayant leur origine en Amerique peuvent avoir des vues similaires a celui de l'eglise catholique. Mais l'eglise evangelique d'Allemagne qui chapeaute institutionnellement une communaute de 24 eglises Lutheriennes considere que ce n'est pas un devoir de se marier ou d'avoir des enfants; aussi elle n'exclut ni la contraception, ni l'avortement, ni le divorce.

Raphael
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Re: L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

Message par Raphael » mer. 28 sept. 2011 12:32

Oui, c'est vrai, on ne dit pas "l'église protestante", mais "les églises protestantes". Merci de ce rappel, et de ces précisions.

vera
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Re: L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

Message par vera » mer. 28 sept. 2011 12:35

Je voudrais seulement savoir comment ecrire la reference en parlant des conciles. Est ce que le terme "Canon" sert a designer un "article" ou une decision elaboree par le concile? ex. est ce qu'ill suffit de dire Concile d'Ancyre, Canon 21?
Merci!

Raphael
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Re: L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

Message par Raphael » mer. 28 sept. 2011 13:08

Les conciles établissent une série de règles qu'on appelle Canons. Donc, c'est bien d'une "règle" qu'il s'agit lorsqu'on évoque un Canon, non d'un "article".
On dira, par exemple : "selon le Canon 21 du Concile d'Ancyre, ...." comme on dirait "selon la règle 21..."

Rien ne vous empêche effectivement de l'écrire dans cet ordre : Concile d'Ancyre, Canon 21.

vera
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Re: L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

Message par vera » mer. 28 sept. 2011 13:44

Merci Raphael :)

Claude le Liseur
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Re: L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

Message par Claude le Liseur » mer. 28 sept. 2011 15:23

vera a écrit : Mais l'eglise evangelique d'Allemagne qui chapeaute institutionnellement une communaute de 24 eglises Lutheriennes considere que ce n'est pas un devoir de se marier ou d'avoir des enfants; aussi elle n'exclut ni la contraception, ni l'avortement, ni le divorce.
Mais si l'Eglise orthodoxe interdit l'avortement, c'est pour une raison qui n'a rien à voir avec la morale sexuelle: c'est parce que l'avortement est assimilé à un meurtre. C'est une attitude qui remonte aux premiers siècles chrétiens et qui n'a pas été peu influencée par la répulsion qu'a suscitée la tolérance du monde classique envers l'infanticide.

En revanche, l'Eglise orthodoxe tolère le divorce, autorise le remariage à l'église et ne considère pas que la procréation est la seule fin du mariage. Notons d'ailleurs que la position selon laquelle la procréation serait la seule fin du mariage est absurde en soi: si on la suivait, il faudrait dissoudre les couples stériles!

vera
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Re: L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

Message par vera » lun. 15 oct. 2012 23:44

J'ai eu un tres bien! Je voudrais vous remercier tous de nouveau :)

Claude le Liseur
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Re: L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

Message par Claude le Liseur » ven. 07 avr. 2017 20:41

Raphael a écrit :
ven. 11 mars 2011 8:18
Savez-vous ce que dit l'église orthodoxe de l'IMG (interruption médicale de grossesse) ?
J'ai en mémoire un couple d'amis à moi, attendant un enfant et le désirant plus que tout. Puis, à la première échographie, on diagnostique une anencéphalie. La grossesse a peu de chances d'arriver à terme, et si elle y parvient, le bébé mourra à sa naissance. Les médecins les ont orientés vers une IMG, disant que l'accouchement pourrait être dangereux pour la maman. Le traumatisme a été important pour eux.
Je sais que le pape ne fait aucune différence entre ce genre de cas et un avortement. Personnellement, il me semble pourtant qu'il y en a une.
Y-a-t-il des textes concernant la position de l'église orthodoxe là-dessus?
Peut-être dans certains des ouvrages cités plus haut par Claude?
Je pense que la meilleure lecture sur le sujet reste Pour une éthique de la procréation de Jean-Claude Larchet.

Pour résumer de la manière la plus simple et brutale une question complexe, l'Eglise orthodoxe n'est pas entrée dans les ratiocinations des catholiques romains, des juifs et des musulmans sur le moment de l'animation du fœtus. L'embryon a une âme immortelle dès le moment de la conception et l'avortement est un meurtre dès ce moment.
Partant de cette position de principe très stricte, l'Eglise orthodoxe n'a pas adopté, sur le plan pastoral, une position aussi rigide que celle sur laquelle l'ECAR campe depuis le XIXe siècle. Sans vouloir banaliser un acte qui reste un homicide et qui entraîne aussi une grande souffrance morale chez le père et chez la mère - un acte dont, au demeurant, les communistes qui opprimèrent la plus grande partie des orthodoxes au XX e siècle, faisaient une active promotion qui aurait réjoui M. Mélanchon -, l'Eglise orthodoxe tient aussi compte des motivations et du repentir de chacun. En pratique, les peines canoniques sont tombées en désuétude depuis mille ans.
Je pense aussi que la relative mansuétude de l'Eglise orthodoxe envers les parents qui ont choisi - ou dû choisir - d'avorter découle aussi d'un plus grand optimisme quant au sort des enfants morts dans le ventre de leur mère, ce qui n'étonne pas de la part d'une Eglise qui n'a pas adopté l'augustinisme et qui n'a pas consacré des théories aberrantes comme les limbes ou la prédestination. Le sort des embryons et des fœtus morts, ainsi que les différentes opinions des Pères sur le corps qui sera le leur au moment de la résurrection, est remarquablement abordé par Jean-Claude Larchet dans le chapitre qu'il consacre au statut de l'embryon.

Claude le Liseur
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Re: L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

Message par Claude le Liseur » lun. 10 avr. 2017 13:48

Raphael a écrit :
ven. 11 mars 2011 8:18
Savez-vous ce que dit l'église orthodoxe de l'IMG (interruption médicale de grossesse) ?
J'ai en mémoire un couple d'amis à moi, attendant un enfant et le désirant plus que tout. Puis, à la première échographie, on diagnostique une anencéphalie. La grossesse a peu de chances d'arriver à terme, et si elle y parvient, le bébé mourra à sa naissance. Les médecins les ont orientés vers une IMG, disant que l'accouchement pourrait être dangereux pour la maman. Le traumatisme a été important pour eux.
Je sais que le pape ne fait aucune différence entre ce genre de cas et un avortement. Personnellement, il me semble pourtant qu'il y en a une.
Y-a-t-il des textes concernant la position de l'église orthodoxe là-dessus?
Peut-être dans certains des ouvrages cités plus haut par Claude?

Vous savez, c'est toujours difficile de répondre de but en blanc à ce genre de questions, car si l'Eglise orthodoxe a des dogmes et une tradition, elle n'a pas de magistère infailliblement erroné dont les décisions successives et contradictoires aggravent des situations déjà insupportables.

Je pense que ce que la plupart des orthodoxes diront, par rapport au cas que vous avez cité, c'est qu'il n'y a pas de faute lorsque la vie de la mère est en danger. Non pas parce que la vie de la mère est intrinsèquement supérieure à la vie du fœtus, mais parce que la famille ne peut pas exister sans la mère.

Ensuite, même si la vie de la mère n'était pas en danger, je crois que, s'agissant d'une anencéphalie, il y a un autre critère de choix qui intervient que le critère moral. Je ne suis pas médecin, mais, à ma connaissance, la grande majorité des enfants anencéphales mourront à la naissance, et une petite minorité parviendra à vivre quelques jours. Je ne pense pas que, si 5% des parents qui apprennent ce diagnostic choisissent de poursuivre jusqu'à son terme une grossesse qui s'achèvera par la naissance d'un enfant condamné à mourir en quelques jours, ce soit forcément pour des raisons morales ou religieuses (dans ce cas, joue certes la possibilité de faire baptiser - ou chez nous, en cas de danger de mort, de baptiser soi-même - le bébé pendant les quelques minutes ou quelques heures qu'il passera dans ce monde). Il y a aussi, par rapport à la souffrance extrême que représente pour des parents l'avortement de leur enfant, la possibilité de prendre dans leurs bras et de parler à leur bébé, même s'ils le savent condamné. Il semblerait que, dans la plupart des pays d'Europe occidentale, le corps médical soit organisé en conséquence et qu'il y ait des soins palliatifs pour nourrissons, en sachant que c'est aussi très dur pour une sage-femme ou un médecin d'aider à mettre au monde un enfant qui ne peut vivre.
Je pense que la religion ou la morale ne jouent pas un grand rôle dans une telle décision. Je pense que le critère déterminant, c'est que ce n'est pas la même chose pour la plupart des parents d'avoir embrassé un bébé vivant, même s'il n'a vécu que quelques minutes ou quelques heures, que d'avoir assisté à la naissance d'un fœtus déjà mort.

Vous voyez comme c'est difficile de répondre. D'un côté, je dirais que le critère déterminant, dans un cas comme celui que vous avez évoqué, doit être la santé de la mère. D'un autre côté, il est possible que vos amis aient été plus traumatisés par l'AMG qu'ils l'auraient été par la naissance d'un bébé mort au bout de quelques minutes.

Il s'ajoute aussi la complication juridique que si certains pays - comme la France depuis un arrêt de la Cour de cassation de 2008 - autorisent l'inscription sur le livret de famille du fœtus né mort (ce qui me semble être le cas du fœtus dans le cas de l'AMG), d'autres pays, comme la Suisse, maintiennent la distinction entre le fœtus né mort et l'enfant viable mort-né (critère des 22 semaines et des 500 grammes adopté par l'OMS en 1977) et n'autorisent l'enregistrement à l'état-civil que pour l'enfant viable mort-né. Toutefois, à ma connaissance, les cantons francophones (à tout le moins Genève, Vaud et le Jura) délivrent des permis d'inhumer pour des petits êtres qui n'ont pas existé aux yeux de la législation fédérale, et le Conseil fédéral a annoncé un changement de législation (à cet égard, cf. l'interpellation parlementaire de la conseillère nationale Rosmari Quadranti du 11 décembre 2012 https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb ... d=20124090 , la réponse du Conseil fédéral du 22 mars 2013, annonçant qu'il ne ferait rien, et le rapport du Conseil fédéral du 3 mars 2017 https://www.parlament.ch/centers/eparl/ ... BR%20F.pdf annonçant un virage à 180 degrés et proposant que les enfants nés sans vie soient enregistrés à l'état civil comme les enfants morts nés.

Claude le Liseur
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Re: L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

Message par Claude le Liseur » jeu. 20 avr. 2017 13:05

vera a écrit :
mer. 28 sept. 2011 1:55
Merci pour toutes les references! J'ai trouve que L'eglise Orthodoxe et l'eglise Catholique ont toutes les deux la meme attitude. Qu'en pensez vous?

En septembre 2011, je n'ai pas eu le temps de m'étendre sur le sujet et j'ai donné les références minimales.

Et non, l'Eglise orthodoxe et l'Eglise catholique romaine portent la même condamnation de principe, mais n'ont pas la même attitude. Et cela découle sans doute de positions dogmatiques tout à fait différentes (pas d'augustinisme, pas de péché originel, pas de fœtus auxquels l'accès au paradis est refusé pour "satisfaire" un Dieu - Père Fouetttard, etc.).

J'avais renvoyé notre interlocutrice au remarquable ouvrage de Jean-Claude Larchet Pour une éthique de la procréation, mais je ne m'étais pas donné la peine de recopier sa traduction de la prière d'absolution que le rituel orthodoxe prévoit pour les mères qui ont avorté (page 86 de son livre de 1998). Cette prière est aussi traduite en page 10 du Grand Euchologe édité par feu l'archimandrite Denis Guillaume. Comme d'habitude chez nous, lex orandi, lex credendi, alors non, ce n'est pas la même chose que chez les catholiques romains. Puisse cette magnifique prière aider ceux qui sont dans la détresse.

Maître, Seigneur Notre Dieu, qui es né de la sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, et qui as été couché comme un enfant dans une crèche, aie pitié dans Ta grande miséricorde de Ta servante qui aujourd'hui est dans le péché pour être tombée dans le meurtre volontairement ou involontairement, et qui as avorté de ce qui était conçu en elle. Pardonne-lui ses péchés volontaires et involontaires et garde-la de toutes les embûches du démon. Purifie-la de sa souillure, guéris ses maux, donne la santé et la force à son corps et à son âme, ô Toi qui es ami des hommes, et, par Ton ange lumineux, garde-la de toute attaque des démons invisibles. Oui Seigneur, garde-la de la maladie et de l'affaiblissement et purifie-la de sa souillure corporelle et des divers maux intérieurs qui l'éprouvent et, par Ta grande miséricorde, amène-la au rétablissement de son pauvre corps. Relève-la de la couche sur laquelle elle gît, car nous sommes conçus dans l'erreur et le péché, et à Tes yeux, Seigneur, nous sommes tous souillés. Nous crions avec crainte, et nous disons: Regarde du haut du ciel et vois notre impuissance de condamnés; pardonne à Ta servante que voici qui est tombée dans le meurtre, et qui volontairement ou involontairement a avorté de ce qui était conçu en elle; et à tous ceux qui ont été près d'elle, et qui l'ont touchée, pardonne selon Ta grande pitié. Etant un Dieu bon et ami des hommes, aie pitié d'elle et pardonne-lui, car Toi seul as le pouvoir de remettre les péchés et les iniquités, par les prières de Ta Mère très pure et de tous les saints.

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Re: L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

Message par Emmanuel » mar. 25 avr. 2017 13:19

Claude le Liseur a écrit :
jeu. 20 avr. 2017 13:05
Puisse cette magnifique prière aider ceux qui sont dans la détresse.
Juste une parenthèse :

Cette prière apporte certainement un soulagement aux femmes qui se repentent d’avoir avorté volontairement, le problème est que dans beaucoup d’euchologes, c’est la même prière qui est proposée pour le cas des fausses couches, et pour une femme déjà affectée par la perte involontaire de son enfant, se voir qualifiée de pécheresse et de meurtrière (curieux ce concept de meurtre involontaire), c’est plutôt un traumatisme.

Dans son manuel de confession, Saint Nicodème de la Sainte Montagne, se basant sur un canon (n°22) de Saint Jean le jeuneur (VIème siècle), prévoit une privation de communion d’un an pour les femmes ayant fait une fausse couche. Savez-vous si il y a encore beaucoup de confesseurs qui appliquent cette règle ?

Lorsque j’ai été confronté à ce problème, j’ai effectué des recherches avec le recteur de ma paroisse et nous avons trouvé cet office que propose l’Eglise Orthodoxe d’Amérique, plus adapté au cas spécifique de fausses couches : https://oca.org/orthodoxy/prayers/servi ... stillbirth

Claude le Liseur
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Re: L'Eglise Orthodoxe face a la question de l'avortement

Message par Claude le Liseur » mar. 25 avr. 2017 14:21

Emmanuel a écrit :
mar. 25 avr. 2017 13:19

(...)

Dans son manuel de confession, Saint Nicodème de la Sainte Montagne, se basant sur un canon (n°22) de Saint Jean le jeuneur (VIème siècle), prévoit une privation de communion d’un an pour les femmes ayant fait une fausse couche. Savez-vous si il y a encore beaucoup de confesseurs qui appliquent cette règle ?

Lorsque j’ai été confronté à ce problème, j’ai effectué des recherches avec le recteur de ma paroisse et nous avons trouvé cet office que propose l’Eglise Orthodoxe d’Amérique, plus adapté au cas spécifique de fausses couches : https://oca.org/orthodoxy/prayers/servi ... stillbirth
A ma connaissance, plus personne n'applique la privation de communion pour les femmes ayant fait une fausse couche.

Et, à vrai dire, il semble que l'origine de ce canon, qui prévoyait la privation de communion pour les femmes ayant fait une fausse couche, et de l'existence d'une seule prière pour l'avortement et pour la fausse couche, résidait tout simplement dans le fait que beaucoup d'avortements volontaires étaient présentés comme des fausses couches (Larchet, Pour une éthique de la procréation, note 89 p. 87, et références citées).
Comme, par ailleurs, l'Eglise orthodoxe était plus indulgente que l'Etat romano-byzantin face à l'avortement volontaire (Larchet, op. cit., p. 91), sans doute n'existait-il qu'un seul service pour l'avortement volontaire et pour la fausse couche, afin que l'Etat n'ait pas le moyen de deviner ce qui avait été révélé au confesseur. De même que je suppose que la pénitence prévue pour la femme ayant fait une fausse couche recouvrait en fait le cas de celle qui n'avait pas avoué son avortement.

Bien entendu, de nos jours, ces motifs ne jouent plus, et je vous remercie du lien vers cet office de l'Eglise orthodoxe en Amérique, dont j'ignorais l'existence.

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