Nouvel Ordre Mondial

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Sylvie
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Nouvel Ordre Mondial

Message par Sylvie » lun. 26 déc. 2005 20:27

Chers amis,

Le message de Noël du pape Benoît XVI, délivré par l'agence de presse Zénit, m'a conduit à faire une recherche car il invite les catholiques de s'engager dans le nouvel ordre mondial.

Malheureusement, je n'ai pas le talent d'autres intervenants sur ce forum pour monter un dossier.

Voici un extrait du message de Noël du pape.
Homme moderne, adulte pourtant parfois faible dans sa pensée et dans sa volonté, laisse-toi prendre par la main par l’Enfant de Bethléem; ne crains pas, aie confiance en Lui! La force vivifiante de sa lumière t’encourage à t’engager dans l’édification d’un nouvel ordre mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques. Que son amour guide les peuples et éclaire leur conscience commune d’être une «famille» appelée à construire des relations de confiance et de soutien mutuel. L’humanité unie pourra affronter les problèmes nombreux et préoccupants du moment présent: de la menace terroriste aux conditions d’humiliante pauvreté dans laquelle vivent des millions d’êtres humains, de la prolifération des armes aux pandémies et à la dégradation de l’environnement qui menace l’avenir de la planète.

La première fois que j'entendais cette expression : "Nouvel ordre mondial" était dans le discours du président Bush père lorsque la guerre du Golf a pris fin par une écrasante victoire grâce à l'opération "Tempête du désert". Il disait que maintenant, nous pouvions passer à l'établissement du Nouvel Ordre Mondial. Je me souviens avoir eu peur. Je pensais que tout pouvait se mettre en place pour l'établissement du règne de l'Anti-Christ. Peut-être que je faisais de la paranoïa.

Je me suis rappelé qu'il n'y a pas longtemps, Anne Geneviève nous livrait des extraits du livre de Alice Bailey, Extériorisation de la Hiérarchie, éditions Dervy dans le fil : Maçonnerie : on a pensé à nous. viewtopic.php?p=8869#8869 où il était question de la "Base subjective de la nouvelle religion mondiale"

Je m'interrogeais sur ce que pouvais être cette religion mondiale "imposée". Jadis, je pensais que le monde Islamique pouvait prendre le pouvoir et imposer leur religion Musulmane. Avec la puissance actuelle des États Unis, ce n'est pas possible pour le moment. Alors, j'ai pensé aussi aux Évangélistes américains qui appuient le Président Bush. Une telle religion ne peut rallier tout le monde. Mais que penser de l'œcuménisme actuel ?

Anne-Geniève faisait aussi une mise en garde sur le syncrétisme religieux dans un message dans le fil Dialogue de l'Église Orthodoxe avec les hétérodoxes. viewtopic.php?p=7754#7754

Voici une partie d'un texte qu'elle nous soumettait.
7) NOUS CROYONS qu'une conscience et un souci permanents des problèmes écologiques, sociaux, économiques et financiers croissants de notre monde doivent toujours être présents dans l'esprit des personnes engagées dans le dialogue interreligieux et interculturel. L'acceptation de ces directives peut devenir un tremplin capital menant á une union dans la collaboration entre les communautés de foi do notre monde, au-delà des différences de doctrine. Un tel dialogue dans la collaboration avec le monde politique constituerait la contribution la plus concrète á des solutions plus efficaces aux problèmes du monde, et en même temps un tremplin important ouvrant sur un nouvel ordre mondial de plus de paix et de justice pour tous.
Aussi, j'ai trouvé sur ce forum un message d'Emmanuel qui nous traduisait un texte d'une Conférence inter-orthodoxe Oecuménisme: origines, attentes, désenchantement

En voici un extrait :
Les dialogues inter-chretiens, avec leurs inacceptables prières communes et leur syncrétisme, ont rapidement conduit au syncrétisme inter-religieux, dont le sous-jacent est la théorie new age qui proclame que toutes les religions sont des chemins qui mènent au même Dieu.
L’œcuménisme, avec ces dialogues, rassemblements, et prières communes, se place parmi le New Age, le Nouvel Ordre, la Globalisation et sert des objectifs politiques et géo-stratégiques, qui sont particulièrement visibles, même par l’observateur le moins bien informé, depuis le 11 septembre 2001.
Pour le texte au complet : viewtopic.php?p=4971#4971

Voici qu'en continuant ma recherche sur Internet, je tombe sur un article de Jean-Paul II qui "plaide pour un nouvel ordre mondial."
Dans son homélie du Nouvel An, le pape Jean-Paul II a lancé un appel aux dirigeants mondiaux leur demandant de construire ensemble, en 2004, un nouvel ordre international à partir de l'expérience des Nations unies.

«Il faut un ordre qui soit en mesure d'assurer des solutions adéquates aux problèmes d'aujourd'hui, fondées sur la dignité de la personne humaine, sur un développement intégral de la société, sur la solidarité entre pays riches et pays pauvres, sur le partage des ressources et des résultats extraordinaires fournis par le progrès scientifique et technique», a déclaré le souverain pontife.

Le pape président une messe à la basilique Saint-Pierre à l'occasion de la 37e Journée mondiale de la paix, célébrée le 1er janvier par l'Église catholique. Cette année, la journée était consacrée à l'éducation à la paix.

En outre, Jean-Paul II a lancé un appel à la paix au Proche-Orient et en Afrique, où l'archevêque Michael Courtney, nonce apostolique au Burundi, a été assassiné cette semaine au sud de Bujumbura.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/In ... elie.shtml
Avec une telle nouvelle, je suis très contente d'être Orthodoxe. Je ne sais pas quelle aurait été ma réaction si j'avais été encore Catholique Romaine. Je pense que l'idée que le pape actuel soit un collaborateur inconscient de l'Anti-Christ ou du faux prophète m'aurait effleuré l'esprit. J'ai été surprise de lire que c'était aussi le discours de Jean-Paul II.

Je ne comprenais pas le dialogue inter-religieux actuel au sein de l'oecuménisme, encore moins l'idée de s'engager dans le Nouvel Ordre Mondial.

Amicalement

Madeleine
Dernière modification par Sylvie le mar. 27 déc. 2005 16:39, modifié 1 fois.

Sylvie
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Message par Sylvie » mar. 27 déc. 2005 16:36

Chers amis,

Peut-être que je suis allée trop loin dans mes rapprochements entre "Le Nouvel Ordre Mondial" du pape Benoît XVI et celui d'Alice Bailey en passant par celui du président Bush. Mais je vois mal un pape instruit, employer un terme à la mode, sans savoir ce que c'est.

Amicalement

Madeleine

Claude le Liseur
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Message par Claude le Liseur » mar. 27 déc. 2005 18:15

Sylvie a écrit :Chers amis,

Peut-être que je suis allée trop loin dans mes rapprochements entre "Le Nouvel Ordre Mondial" du pape Benoît XVI et celui d'Alice Bailey en passant par celui du président Bush. Mais je vois mal un pape instruit, employer un terme à la mode, sans savoir ce que c'est.

Amicalement

Madeleine
Non, chère Madeleine, je ne pense pas que vous soyez allée trop loin. A mon humble avis, le ralliement de la Papauté à l'idéologie du mondialisme fut ouvertement annoncé pour la première fois par Paul VI (Montini) lors de son discours très médiatisé devant l'Assemblée générale des Nations-Unies le 4 octobre 1965. Le futur hiéromoine Séraphin de Platina, alors encore le laïc Eugène Rose, avait eu à l'époque des pressentiments très lucides sur ce qu'annonçait ce discours, de même qu'il avait prophétisé ce que serait la nouvelle religion adogmatique du New Age dans son célèbre Orthodoxy and the Religion of the Future (L'Orthodoxie et la religion de l'avenir).

(Pour la réaction d'Eugène Rose au discours du pape Paul VI, cf. Hiéromoine Damascène (Christensen), Not of This World, Fr. Seraphim Rose Foundation, Forestville (CA) 1993, pp. 231 s.)

L'intuition fondamentale du hiéromoine Séraphin était que l'Eglise catholique romaine laisserait en déréliction sa spiritualité propre. Pour être hérétique et éloignée de l'enseignement de Notre Seigneur, la spiritualité que le catholicisme romain avait encore au début des années 1960 formait un ensemble reconnaissable qui le distinguait d'une autre religion. Le père Séraphin prévoyait que tout ceci serait abandonné au profit d'un vaste syncrétisme, tout aussi étranger à la foi des Apôtres, mais en plus incohérent. Il en voyait des signes avant-coureurs dans l'infiltration du pentecôtisme (rebaptisé Renouveau charismatique) au sein du catholicisme romain (et aussi au sein de l'Orthodoxie nord-américaine, où le mouvement fut tenu en échec par la fermeté des évêques et par l'influence des écrits du moine de Platina), comme dans le succès de parodies de l'hindouisme ou dans l'intérêt suspect pour les soucoupes volantes. (Et c'était avant que l'on commence à parler de Raël et que les "cultes soucoupiques", pour reprendre l'expression de notre frère Jean-François Mayer, connaissent le développement qu'ils ont aujourd'hui).
Il n'y avait nul triomphalisme dans les écrits du père Séraphin, car il voyait bien que les mêmes courants pénétreraient dans l'Orthodoxie, mais il restait confiant dans la grâce de Dieu et dans la résistance de l'Eglise orthodoxe, car "les portes de l'Enfer ne prévaudront pas contre elle" (Mt 16,18). Même si nous devons rester vigilants, nous pouvons déjà affirmer qu'il avait raison, puisque la tentative de "pentecôtiser" l'Eglise orthodoxe aux Etats-Unis s'est terminée par une marginalisation sans appel au tour d'un prêtre en Floride. (Toutefois, cette entreprise qui a échoué aux Etats-Unis se poursuit maintenant en Roumanie, au moyen du groupe Oastea Domnului.)
La lucidité et la capacité d'analyse du hiéromoine Séraphin font qu'il est à peu près impossible de réfuter ses avertissements. Comme le mur de Berlin semble maintenant s'élever sur les rives de la Seine, il n'est pas étonnant que cet auteur, traduit et bien diffusé en Grèce, en Roumanie et surtout en Russie, soit systématiquement passé sous silence dans les pays francophones, son livre le plus important n'ayant été traduit que pour une très faible diffusion par les éditions du monastère orthodoxe de Lavardac (aujourd'hui transféré à Lectoure) voici quelques années. Il fait partie de ces auteurs qui sont fort lus et respectés par les orthodoxes en dehors des pays francophones, et systématiquement présentés comme des marginaux dans la littérature en français. C'est ainsi que, dans le Que sais-je? sur l'Eglise orthodoxe (n° 949 de cette collection publiée aux Presses universitaires de France) on peut lire ce qui suit (pp. 26 s. de l'édition de 1991): "Un courant ultra-conservateur, anti-moderne, qui dénonce l'Occident et l'oecuménisme, tend à se structurer dans une juridiction "vieille calendariste grecque". Très minoritaire mais parfois influent, il est présent aussi bien en Californie (Fraternité saint Germain d'Alaska) qu'en Russie et même en France (Fraternité saint Grégoire Palamas). Il développe une piété profonde et étroite, souvent sombre, apocalyptique et accusatrice (avec notamment les écrits d'un converti américain, le P. Séraphim Rose) et rebaptise les convertis." Ces quelques lignes contiennent au moins deux erreurs. D'abord, le courant conservateur (vieux-calendériste ou non) est loin d'être hostile à l'Occident et recrute beaucoup parmi les Occidentaux; en revanche, c'est souvent parmi les orthodoxes moins attentifs aux questions dogmatiques que l'on trouve vraiment une mentalité phylétiste et xénophobe. Ensuite, il est erroné de faire un lien entre les écrits du P. Séraphin et le mouvement vieux-calendériste et ce, pour au moins quatre raisons: 1) le mouvement s'est "structuré" quelque trente-cinq ans avant la conversion d'Eugène Rose à l'Orthodoxie et n'a pas eu besoin de ses écrits pour s'organiser; 2) le père Séraphin s'est toujours montré critique à l'égard de ce courant dans toutes ses prises de position, et a protesté contre les attitudes "zélotes"; 3) les écrits du père Séraphin sont très prisés par des milliers et milliers d'orthodoxes qui n'ont rien à voir avec la dissidence vieille-calendériste; 4) les écrits du père Séraphin sur l'âme après la mort sont très mal vus par la frange la plus militante du mouvement vieux-calendériste (le matthéisme), pour qui le père Séraphin serait plutôt un auteur douteux! Et c'est ainsi qu'un écrivain orthodoxe de renom apparaîtra aux yeux du public francophone comme l'inspirateur de mouvements plus ou moins marginaux.
Signalons au passage que la Fraternité Saint-Germain-de-l'Alaska est maintenant rattachée au patriarcat de Serbie.

Pour revenir au discours qui avait mis en alerte le futur père Séraphin, l'attitude de Paul VI (personnage par ailleurs plutôt sympathique et respectable), se laissant embarquer dans des voyages intercontinentaux et des discours où le contenu politique commençait à évacuer la référence religieuse, tranchait avec la réserve que ses prédécesseurs avaient observée par rapport aux media et aux déplacements hors d'Italie, et ouvrait la voie avec ce que l'on a observé par la suite: surmédiatisation de la personne du Pape, dans le contexte d'un discours toujours plus mondialiste sur le plan politique et toujours plus syncrétique sur le plan religieux, l'évacuation des dogmes et de la spiritualité propre du catholicisme romain rendant par ailleurs nécessaire le renforcement de l'autocratie pontificale, devenue le seul moyen de maintenir une structure minée à la base.

Bilan de tout ça: Marianne de la semaine dernière annonçait que, dans un village de Pologne, on allait faire entendre aux fidèles, pour la messe de Noël 2005, des enregistrements des battements du coeur de feu Jean-Paul II. Ou alors le titre grotesque de la Tribune de Genève - journal par ailleurs tout ce qu'il y a de plus maçonnique et christophobe - au moment des funérailles de ce pontife: "Obsèques de Jean-Paul II: le monde s'arrête de tourner". Le plus intéressant étant le contraste entre cette agitation médiatique et la totale indifférence de la plupart des gens que je rencontrais dans la rue, au bureau, au restaurant, etc.
Le but de tout ça est avant tout de plaire aux media. Ceux-ci jouent dans nos sociétés le rôle de gardiens d'un totalitarisme mou qui fait que plus personne n'ose dire son avis par rapport à des sujets comme le féminisme, l'oecuménisme, l'islamisation ou l'homosexualité (pour prendre en vrac quelques-uns des thèmes favoris de cette idéologie intrinsèquement contradictoire qui tend de plus en plus à ressembler au "royaume divisé contre lui-même" de l'Evangile -Mt 12,25). Il ne faut donc pas s'étonner que certains orthodoxes, même pratiquants, tombent dans le panneau et en soient arrivés d'un même souffle à condamner l'archimandrite Denis Guillaume auquel les orthodoxes francophones doivent à peu près tout et à porter aux nues feu Jean-Paul II qui a fait tout ce qui était en son pouvoir pour détruire l'Eglise orthodoxe. C'est ainsi.
Toutefois, nous pouvons nous consoler en nous disant que le but de la vie spirituelle n'est pas en premier lieu d'obtenir les félicitations du Monde ou du Financial Times, et que le Sauveur avait prévenu les orthodoxes d'hier, d'aujourd'hui et de toujours: "Le monde vous hait, parce que vous n'êtes pas du monde" (Jn 15,19).

Par conséquent, chère Madeleine, je pense que vous avez raison sur toute la ligne, et que vous tirez les bonnes conclusions des déclarations de Sa Sainteté Benoît XVI, comme le hiéromoine Séraphin le fit en son temps à propos du discours de Sa Sainteté Paul VI devant l'Assemblée générale des Nations-Unies.
Dernière modification par Claude le Liseur le mar. 27 déc. 2005 21:08, modifié 4 fois.

eliazar
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Nouvel Ordre Mondial

Message par eliazar » mar. 27 déc. 2005 18:49

Le terme même de Nouvel Ordre Mondial ne fait aucun doute quant à son origine, même s'il n'est pas forcément explicité de la même manière par les uns ou les autres. Le fait que différentes tendances se servent exactement du même terme, mais en l’expliquant d’une manière contradictoire (pour ne pas dire opposée) à ses propres « fidèles » (mais sans jamais citer la thèse adverse ni surtout la « critiquer »), cela suffirait à faire dresser l’oreille au plus inattentif, je pense.

Le Nouvel Ordre Mondial est de toute évidence différent de celui de la Révélation. Ce n'est pas non plus un "ordre" qui résulterait de la mise en application par les nations du globe des enseignements du Christ. Sinon, il n'y aurait qu'à parler de l'Evangile, non ? Mais par ailleurs, on ne pourrait pas espérer y rameuter les musulmans ni les bouddhistes, etc... Ni les athées. En ce sens, la mise sur orbite de la Papauté romaine pour les faire rejoindre sans plus de réticences par les « croyants » en dit long sur les connivences sous-jacentes au thème.

Au plan social, le terme tel qu'il a été lancé par la quasi-totalité des partis communistes dans les années 60-70 recouvrait des notions telles que la doctrine des échanges mutuellement profitables (entre les nations sous-développées et les nations les plus riches), le désarmement et l'interdiction planétaire des armes de destruction massive, l'uniformisation à moyen terme des meilleurs régimes actuels de protection sociale, et des droits citoyens tels le droit de grève, le droit de se syndicaliser selon son choix, le droit à un emploi, etc. etc. C'était conçu comme une sorte de chemin intermédiaire entre une gestion socialisante des rapports planétaires et le communisme comme but ultime.

L'utilisation du même terme par les puissances du bloc capitaliste a suivi quelques bonnes années plus tard, mais sans recouvrir, naturellement, les mêmes réalités à court ni même à moyen terme (pour ne rien dire du but ultime!). C'était une parfaite manoeuvre de diversion, qui a su mettre à profit avec habileté la baisse importante de la puissance soviétique, la fin du mur de Berlin, le ralliement de la papauté romaine aux milieux ex-nazis ou assimilés, et sa collaboration dans la suppression de facto du "rideau de fer" jadis préconisé par Winston Churchill. Mais l'expression prêtait en même temps à une profitable confusion, la partie naïvement "humaniste" de l'opinion publique mondiale (et partant, des électorats intéressés) pouvant fort bien imaginer que les chefs d'état ou les politiciens qui l'utilisaient allaient mettre en route une sorte de nouvel age d'or où "tout le monde il serait bon, tout le monde il serait gentil" pour reprendre une expression fameuse dans le show-bizz.

Aujourd'hui, en retrouvant ce slogan sur la bouche d'un président des Etats-Unis, on peut difficilement se tromper : loin d'étendre la protection sociale des plus faibles,la chasse aux services sociaux se généralise là-bas, et les gouvernements "alliés" (ceux des pays européens, en tout cas) font de même, quoique avec davantage de nuances intermédiaires, en raison de l'attachement de leurs électeurs (dans la plupart de ces pays) aux avantages acquis au cours des luttes sociales antérieurement à la crise actuelle. On ne peut pas non plus croire un seul instant que le désarmement puisse faire partie des buts poursuivis sous cette appellation d'Ordre Mondial Nouveau, les guerres non seulement étant de plus en plus rapprochées, mais aussi de plus en plus meurtrières (malgré la prétention ouvertement mensongère de "guerre 0 mort" affirmée par les deux Bush, à un moment ou à un autre). Quant aux échanges commerciaux dont le but serait d'obtenir une balance mutuellement profitable aux deux parties, on constate de plus en plus que le but des pays les plus riches de la planète est bien de contraindre les pays pauvres à leur livrer leurs matières premières à perte, et au prix fixé par les pays acheteurs, et à acheter au contraire les produits transformés par ces mêmes pays... aux taux fixés unilatéralement par les pays "vendeurs". Ce qui augmente inexorablement leur dette, les oblige à faire appel au FMI, et donc à appliquer les mesures politiques et sociales draconiennes exigées par cet organisme entièrement dévoué aux intérêts privés étasuniens. C'est à dire à devenir de plus en plus miséreux, dans un pays de plus en plus écrasé - soit financièrement, soit biologiquement par des mesures de blocus, ou d'ensemencements destructeurs du sol et de la santé, ou d'exploitation forcenée des ressources non renouvelables, quand ce n'est pas définitivement par une guerre d'invasion déguisée en mission humanitaire, comme au Kosovo, en Afghanistan, en Irak, etc.

Il n'y a donc rien dans l'appellation de Nouvel Ordre Mondial qui puisse (à mon sens) justifier qu'un chef religieux quel qu'il soit en soutienne, ou en souhaite l'adoption.

Il s'agit clairement d'un Ordre Mondial destiné à intensifier la paupérisation forcée des pays pauvres, pour accélérer l'enrichissement corrélatif des grands groupes financiers privés qui régissent de plus en plus notre planète, paupérisation-mise au pas qui est obtenue au moyen de guerres de contrainte permettant de faire sauter les derniers verrous qui pouvaient encore protéger tel ou tel pays pauvre, ou en voie de développement, d'une invasion pure et simple de son espace économique par les grands pillards industriels et financiers. Le catalogue des "100 Orders" auquel j'ai fait allusion dans un autre fil (à propos de la mise en coupe réglée de l'Irak, via le gouvernement-marionnette imposé récemment aux Irakiens par la puissance occupante étasunienne) est un exemple remarquable du cynisme avec lequel la nation la plus puissante du monde entend régler la planète dans les décades à venir.

Que ce "lapsus" vienne sur les lèvres du successeur de Jean-Paul II n'a rien d'étonnant. On sait que celui qui a été désigné (dans une élection qui ne trompe pas grand monde) pour devenir Benoît XVI était déjà l'inspirateur de la plupart des discours ou des prises de position du pape polonais, depuis de longues années, et que le nouveau catéchisme de l'église catholique promulgué par ce dernier était en très grande partie l'oeuvre de Ratzinger. Il semble évident que rien ne sera donc changé au Vatican, depuis les années où le précédent pape béatifiait un cardinal croate nazi (et génocidaire), allait au Chili soutenir officiellement un chef d'état fascisant mis en place militairement par un coup d'état réalisé selon le plan et avec l'appui de la CIA, et se faisait partout le porte parole pseudo "évangélique" de la volonté de puissance étasunienne.

Je pense donc sans grand risque de me tromper que B16 sait parfaitement à quoi s'en tenir, qu'en appelant de ses voeux la mise en place du Nouvel Ordre Mondial il n'ignore rien de ses origines ésotériques, de sa parenté avec le New Age (lui-même créé par deux officiers de la CIA, hauts gradés de la Franc-Maçonnerie) ni du but poursuivi par les Etats-Unis en le poussant, qui n'est autre que la mise au pas de l'ensemble de la planète, sous l'étroite surveillance de l'armée américaine.

Cela veut donc bien dire (toujours pour moi) que le nouveau pape comme l'ancien fait ouvertement acte d'allégeance vis à vis de son maître étasunien en insérant cette petite phrase dans son message de Noël (!) - et qu'il ne voit certainement aucune raison de s'opposer à la mise en place (elle fait partie intégrante du plan) d'une religion de synthèse dont il espère bien être le chargé d'affaires, grâce à cette allégeance proclamée. Lors des rassemblements préalables à cette future religion universelle, comme à Assise, je ne crois pas avoir entendu dire que Ratzinger ait protesté... Seule la pauvre vieille terre l'a fait, en menaçant de détruire la ville et en mettant à mal sa cathédrale historique. Mais il n'est pire sourd que qui ne veut entendre.

J'ajoute (mais vous vous êtes déjà rendu compte que je n'était qu'une mauvaise tête) que dans les milieux orthodoxes les plus liés au Vatican(ouvertement ou discrètement, là n'est pas le problème : on fait ce qu'on peut avec les fidèles qu'on a...) nous commençons à voir se mettre en place un mouvement dans la même direction. Accompagné d'un début "benoît" (sans jeu de mots) de chasse aux sorcières - même si elle est encore larvée pour l'instant .

Pour le reste du présent message, nous pouvons faire une sérieuse économie de temps, vous comme moi, en relisant tout simplement l'Apocalypse. Pour le moment, elle n'a pas encore été déclarée apocryphe et on peut encore la compulser dans toutes les éditions de la Bible.
Dernière modification par eliazar le jeu. 29 déc. 2005 10:43, modifié 1 fois.
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Message par eliazar » jeu. 29 déc. 2005 10:39

Cher Claude,
J'avais pris le train en marche et n'avais pas vu ta réponse avant d'envoyer la mienne. Je découvre aujourd'hui seulement ta citation:
Bilan de tout ça: Marianne de la semaine dernière annonçait que, dans un village de Pologne, on allait faire entendre aux fidèles, pour la messe de Noël 2005, des enregistrements des battements du coeur de feu Jean-Paul II.
C'est extraordinaire de symbolisme (involontaire) : en guise de message pontifical pour célébrer la Nativité, c'est à dire la descente dans la vie humaine du Créateur de toute Vie, faire écouter aux catholiques romains les battements du coeur mort de leur Souverain Pontife, il fallait une inspiration démoniaque pour l'oser...

On croit rêver... Et dire qu'il y a des Baptisés (et même des prêtres) pour déconseiller de lire l'Apocalypse au temps présent !

PS : Tu as oublié de signaler que le Que Sais-je sur l'orthodoxie est signé par Olivier Clément.
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romaric
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Message par romaric » jeu. 29 déc. 2005 14:40

Cher Claude,
Tout en étant tout à fait d'accord avec l'analyse que vous faites, à la lumière des écrits du père Séraphim, de la dérive syncrétiste, et donc nettement démoniaque, du Catholicisme romain, je tiens à vous corriger fraternellement sur un point: les écrits du père Séraphim sont tous favorables à la "dissidence ancienne-calendariste". On peut le constater, notamment, dans l'Orthodoxie et la religion du futur.
Bien sûr, cela ne signifie pas qu'il fît de l'angélisme quant à la manie des synodes grecs de se subdiviser à l'infini.
Cependant, il lui semblait nécessaire de séparer ses responsabilité, c'est à dire de rompre la communion, avec une hiérarchie impliquée dans l'oecuménisme et donc, bien qu'inconsciemment, avec le projet de Nouvel Ordre Mondial préparant la venue de l'Antéchrist.
Dans l'amour du Christ,
Romaric.

Claude le Liseur
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Message par Claude le Liseur » jeu. 29 déc. 2005 16:19

romaric a écrit :Cher Claude,
Tout en étant tout à fait d'accord avec l'analyse que vous faites, à la lumière des écrits du père Séraphim, de la dérive syncrétiste, et donc nettement démoniaque, du Catholicisme romain, je tiens à vous corriger fraternellement sur un point: les écrits du père Séraphim sont tous favorables à la "dissidence ancienne-calendariste". On peut le constater, notamment, dans l'Orthodoxie et la religion du futur.
Bien sûr, cela ne signifie pas qu'il fît de l'angélisme quant à la manie des synodes grecs de se subdiviser à l'infini.
Cependant, il lui semblait nécessaire de séparer ses responsabilité, c'est à dire de rompre la communion, avec une hiérarchie impliquée dans l'oecuménisme et donc, bien qu'inconsciemment, avec le projet de Nouvel Ordre Mondial préparant la venue de l'Antéchrist.
Dans l'amour du Christ,
Romaric.
Cher Romaric,
Je n'ai pas sous la main Not of this World, qui est une biographie de quelque mille pages du hiéromoine Séraphin. De plus, comme je vais partir en voyage pendant quatre jours et que je serai de nouveau pris par le travail dès mon retour, je ne serai sans doute pas en mesure de citer des extraits de ce livre et de les traduire avant la Théophanie (6 janvier). Je tiens toutefois à vous signaler que:
1. Au contraire, il y a de nombreuses déclarations du père Séraphin où il montrait sa désapprobation à l'égard du mouvement vieux-calendériste. Toutefois, il ne tombait pas non plus dans le fanatisme des Robespierre de l'oecuménisme dont nous avons pu admirer les déclarations sur ce forum, et il ne niait pas que les vieux-calendéristes soient orthodoxes. Dans sa revue, il parlait aussi bien de la confession de foi des vieux-calendéristes roumains face à l'Etat communiste que de la confession de foi du prêtre Georges Calciu du patriarcat de Roumanie face au même Etat communiste. Il y a cependant des déclarations sans équivoque du père Séraphin à propos de sa désapprobation du comportement de prêtres qui quittaient avec grand fracas l'Archevêché d'Amérique du patriarcat de Constantinople.
2. Je ne vois pas dans L'Orthodoxie et la religion de l'avenir une ligne sur la question du calendrier.
3. Le problème des synodes grecs ne se posait pas encore à cette époque. Les vieux-calendéristes grecs étaient relativement unis en cette période (il y eut même quelques années pendant lesquelles les matthéistes se réunirent au reste du mouvement).
4. Le père Séraphin n'a jamais appelé quiconque à rompre la communion avec les patriarcats orthodoxes historiques. Je vous rappelle qu'il a été reçu dans l'Orthodoxie au sein de l'Eglise russe hors frontières sous l'influence de saint Jean Maximovitch à l'époque où celui-ci était archevêque de San Francisco. L'Eglise russe hors frontières était en communion avec le Patriarcat oecuménique à cette époque et il est bon de rappeler que l'annuaire publié par l'Archevêché d'Amérique mentionnait, chaque année jusqu'en 1968, que le Patriarcat était en communion avec l'Eglise russe hors frontières. Ce n'est pas celle-ci qui a rompu avec Constantinople, et la rupture n'a pas eu lieu sur la question de l'oecuménisme. On se souvient que, dans le cadre de la préparation du concile panorthodoxe, le patriarche Athénagoras avait décidé de rompre toute relation avec les fractions de l'émigration russe qui ne se trouvaient pas sous la juridiction du patriarcat de Moscou, ce qui apparaissait alors comme une condition pour que l'Eglise de Russie coopère à la préparation de ce concile que l'on attend toujours. Pour cette raison, le patriarche Athénagoras ordonna en 1965 aux clercs dépendant du patriarcat oecuménique de cesser de concélébrer avec les clercs de l'Eglise russe hors frontières. Pour cette même raison, il retira fin 1965 (décision du saint Synode du Phanar dissolvant l'Exarcat russe d'Europe occidentale, 10 octobre 1965) sa protection canonique à l'archevêché russe de Paris (rue Daru), qui, prié par Constantinople de retourner à son Eglise-mère de Moscou, préféra une voie solitaire pour quelques années et inventa le statut inconu dans l'Orthodoxie d' "Eglise indépendante". (Le patriarcat de Moscou était à l'époque intraitable quant à l'existence de diocèses séparés de lui au sein de l'émigration russe, et la Revue du patriarcat de Moscou n'avait pas hésité à publier un article de l'ex-leader des Mladorossy, Alexandre Kasem-Beg, qui qualifiait l'archevêché de la rue Daru de "schisme parisien"!)
On sait que l'un des clercs de Constantinople les plus réticents à l'arrêt des relations officielles avec l'Eglise russe hors frontières fut précisément le métropolite Emilien (Timianidhis) de Calabre, aujourd'hui résidant au sein de la communauté de Bose, ce qui prouve bien que cet éloignement avait des raisons purement conjoncturelles et non dogmatiques. Et que, de toute façon, cette rupture des relations avec l'ERHF, ordonnée unilatéralement par Sa Sainteté Athénagoras Ier, ne fut jamais réellement suivie d'effets. On se souvient de cette cérémonie de pose de la première pierre de l'église orthodoxe roumaine de Thônex dans le canton de Genève, concélébrée voici quelques années par le métropolite Damascène (Papandreou) du patriarcat de Constantinople, l'évêque Séraphin (Joantă) du patriarcat de Roumanie et l'évêque Ambroise (Cantacuzène) de l'Eglise russe hors frontières.
Tout ceci pour rappeler que, non seulement le père Séraphin n'appelait personne à faire schisme, mais qu'il était sur ce point en ligne avec l'opinion dominante de l'Eglise russe hors frontières.
5.Enfin, il vous suffit de lire les messages postés sur ce forum au printemps 2004 par certains matthéistes pour constater avec quelle virulence cette frange la plus radicale du mouvement paléostylite considère comme imprégnée de gnosticisme la croyance aux péages aériens, que le père Séraphin avait défendue avec conviction dans L'âme après la mort. C'est donc un fait objectif que pour une partie - certes très minoritaire, probablement pas plus de 15% de l'ensemble - des Eglises paléohimérologites, le hiéromoine Séraphin (Rose) est un auteur gnostique plutôt qu'un maître à penser comme le voudrait le passage du Que sais-je? de M. Clément que je citais.
Dernière modification par Claude le Liseur le ven. 30 déc. 2005 0:43, modifié 3 fois.

romaric
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Message par romaric » jeu. 29 déc. 2005 18:33

cher Claude,
N'étant pour l'instant pas chez moi, je n'ai pas sous la main le livre du père Séraphim que j'évoquais, mais je vous promet de le retrouver: il est éclairant.
Je tiens cependant à dire que Not of this world est une biographie qui, si je ne m'abuse, est parue après le rattachement de la Saint Herman Brotherhood au Patriarcat de Serbie, ce qui -peut-être, je ne veux surtout pas faire de procès d'intention- explique que les textes les plus dérangeants ne soient pas cité...
En ce qui concerne l'attitude des matthéistes quant aux péages aériens, elle est bien sûr grotesque: cela dit, ils ne sont pas représentatifs de la pensée des traditionalistes. La première icône du père Séraphim a, si je ne m'abuse, été peinte aux Etats-Unis par l'iconographe d'une communauté "vieille-calendériste".
Toutefois, faire de Séraphim Rose l'idéologue des affreux fanatiques que nous sommes, comme le fait Olivier Clément, est, je vous l'accorde, assez curieux...
En Christ,
romaric.

Claude le Liseur
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Message par Claude le Liseur » jeu. 29 déc. 2005 20:27

lecteur Claude a écrit : Pour cette raison, le patriarche Athénagoras ordonna en 1965 aux clercs dépendant du patriarcat oecuménique de cesser de concélébrer avec les clercs de l'Eglise russe hors frontières. Pour cette même raison, il retira fin 1965 (décision du saint Synode du Phanar dissolvant l'Exarcat russe d'Europe occidentale, 10 octobre 1965) sa protection canonique à l'archevêché russe de Paris (rue Daru), qui, prié par Constantinople de retourner à son Eglise-mère de Moscou, préféra une voie solitaire pour quelques années et inventa le statut inconu dans l'Orthodoxie d' "Eglise indépendante". (Le patriarcat de Moscou était à l'époque intraitable quant à l'existence de diocèses séparés de lui au sein de l'émigration russe, et la Revue du patriarcat de Moscou n'avait pas hésité à publier un article de l'ex-leader des Mladorossy, Alexandre Kazem-Beg, qui qualifiait l'archevêché de la rue Daru de "schisme parisien"!)
Pour ceux que cela intéresse, l'article d'Alexandre Kasem-Beg (1902-1977) auquel je faisais référence a été publié dans l'édition russe de la Revue du Patriarcat de Moscou sous le titre Прошлое и настоящий парижского раскола ("Passé et présent du schisme parisien") dans le n° 4 de la livraison 1969, pp. 10-23.
Cet article de l'ex-maître à penser des fascistes russes fut aussi publié en traduction française, dans Istina, la revue des bons dominicains qui ont pour l'Orthodoxie un amour dévorant: 1971, n°1, pp. 94-117, "Histoire et situation présente du schisme parisien". Cela tombait mal, puisque la seule "Eglise indépendante" que l'Orthodoxie ait connue à ma connaissance réintégra la juridiction du patriarcat oecuménique de Constantinople en cette même année, privant M. Kasem-Beg d'une partie de son fonds de commerce. On notera au passage que, dès lors que cela permettait d'enfoncer un coin dans l'Orthodoxie en divisant un peu plus les émigrés russes, les pères dominicains n'étaient pas gênés de traduire un article d'un agent notoire du pouvoir soviétique (il est vrai fort catholicisant en religion). Que ne tenaient-ils compte d'un certain avertissement de Pie XI!

Cette chasse aux schismes devrait sans doute ravir ceux de nos lecteurs qui prônent le silence sur les livres écrits par des "schismatiques". A moins, bien sûr, qu'ils ne soient eux-mêmes les schismatiques de quelqu'un d'autre!

N'ayant pas la collection de la Revue du Patriarcat de Moscou, ni celle d'Istina, j'ai retrouvé les références de ces articles de Kasem-Beg dans l'excellent livre de Madame Mireille Massip, La vérité est fille du temps, Editions Georg, Genève 1999, pp. 733 ss. Les titres des écrits russes étant donnés par Madame Massip en translittération phonétique, je me suis contenté de les restituer en russe le titre de l'article et de le traduire en français. Je demande pardon à mes lecteurs russophones pour les fautes d'orthographe qui pourraient s'être glissées dans ma translittération.

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