Du pseudo "Rite Occidental"

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Antoine
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Message par Antoine » mar. 01 mars 2005 20:43

Aux intéressés:
Pourquoi ne commencez vous pas par consulter le site de l'écof sur ce sujet qui vous intéresse, au lieu de vous contenter d'un débat succint qui n'apporte pas grand chose.
http://orthodoxie.free.fr/sources_de_la_liturgie.htm
http://orthodoxie.free.fr/1_-_le_canon_ ... stique.htm
Vous pourriez vous faire une première idée puis vous procurer tous les textes et regarder par vous même.
Ou bien alors vous vous en tenez en toute confiance au cycle de St jean Chrysostome et consacrez votre temps à son étude ce qui serait certainement plus enrichissant que toutes ces foutaises.
Il ne me semble pas opportun comme ça de papillonner sans arrêt.
Pour ma part je préfèrerais des interventions sur des textes de la liturgie de St J. Chrysostome, de l'ordo, des symboles, du triode etc...
Nous sommes un forum orthodoxe pour parler d'orthodoxie et pas pour sans cesse servir de vitrines à toutes les sectes qui traînent ici ou là.
J'ajoute que le titre de la rubrique " Du rite occidental" est une imposture qui ne me plait pas et qu'il n'était pas judicieux non plus de l'inscrire en majuscules.

Glicherie
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Message par Glicherie » mer. 02 mars 2005 10:28

Puisque j'ai lancé le fil, je me permets de répondre à Antoine, de manière "ouverte".

En ce qui est du titre, la modification est faite, et il me semble en effet que "du pseudo rite occidental" est plus juste, et conforme aux citations que je fais du père Alexandre Schmemann.

Il m'a semblé utile d'apporter les arguments de la vraie tradition orthodoxe, qui est une malgré différents usages, en face de cette reconstitution fumeuse d'un passé orthodoxe occidental, artificielle qui plus est, et souvent motivée par autre chose que la juste glorification de Notre Seigneur.

Le lecteur ainsi informé pourra en toute confiance et conscience, ou bien approfondir la véritable et salutaire tradition de l'Eglise Orthodoxe, ce en quoi le fil sur les canons d'intercession se veut un élément parmis les nombreux autres que l'on trouve sur le forum, ou bien choisir sciement de demeurer à la périphérie de l'Eglise et s'aventurer dans une expérience de réforme, de "bricolage" liturgique para-orthodoxe.
Dernière modification par Glicherie le mar. 22 mars 2005 11:58, modifié 1 fois.

hilaire
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Message par hilaire » mer. 02 mars 2005 18:24

justification hasardeuse de la position écofienne, pris sur le site officiel (sauf les commentaires, mais je n'ai pas pu me retenir excusez moi si ça hache la lecture de ce beau florilège...):

L'utilisation actuelle de la Liturgie du Rite des Gaules, nécessité vitale pour une Église attachée à son sol, est posée sur un plan universel, non seulement à cause des racines apostoliques et antiques du Christianisme en France, mais à cause de l'universalité de la Foi orthodoxe qui doit être exprimée en toutes langues par tous les peuples, Ce problème est posé aussi pour les autres rites occidentaux : romain, celte, mozarabe, etc. Et le temps actuel ne serait-il point favorable à ce que le Pape d'Alexandrie, par exemple, ce Patriarche de toute l'Afrique, restaurât les vénérables rites d'Alexandrie, d'Éthiopie, montrant ainsi qu'il est le père des divers peuples d'Afrique et leur racine apostolique. Nous aimerions tenir le même langage au Patriarche d'Antioche, Patriarche de tout l'Orient, depuis l'Asie Mineure jusqu'aux Indes. (personne ne l'interdit, d'écrire au Patriarche d'Antioche, et dites nous voir la réponse que vous aurez, qu'on s'marre!!) L'unité du rite est accidentelle dans l'Orthodoxie et non l'expression de son génie universel. Le Rite byzantin est l'incomparable chef d’œuvre de la deuxième Rome et de l'Hellade ; il est normal qu'il soit employé par la Russie, la Roumanie, issues de Constantinople, mais il ne peut devenir l'expression de tous les peuples[6]» (chacun chez soi et Dieu pour tous quoi)

(on rappelera au passage que c'est un peu renier son père ou sa mère...l'ECOF existe grâce à qui historiquement et successivement ? conclusion, le rite pratiqué ne devrait-il pas être ce fameux rite byzantin? ceci se veut une démonstration par l'absurde de la vacuité de l'argument (repris sur le même site à un autre endroit:Lorsqu'au mois de Juin 1972 le Patriarche Justinien et le Saint Synode de l'Église Roumaine accordèrent la bénédiction canonique et le sacre épiscopal à l'Église Orthodoxe de France, la Liturgie - cœur éternel de l'Église Orthodoxe universelle - avait reçu l'agrément de l'aréopage universitaire et celui du Concile des évêques ratifiant ainsi l’œuvre liturgique dans les statuts canoniques accordés (Article 4.) «L'Église Catholique Orthodoxe de France célèbre l'Ancien Rite des Gaules et le Rite byzantin, contribuant par cela même à l'unité et à l'amour fraternel avec l'Église Orthodoxe Universelle».

(...)l'Orthodoxie française de rite oriental. Au premier regard, cette solution peut sembler opposée à l'uniatisme. Il n'en est rien, car des groupes de Français de rite oriental seront toujours des orthodoxes de seconde zones, détachés de leurs racines nationales.
merci pour eux! faut-il considérer que si Rome trahit la catholicité par le latinisme, l'Orthodoxie la trahira, alors, par l'orientalisme?
Mais nous soulignons ce que nous considérons comme une maladie (eh bien voilà c'est dit l'orthodoxie est malade, le médicament c'est l'ECOF!!) de l'Église : l'absence de compénétration des rites. L'Église antique ignorait cette maladie tandis que bon nombre de liturgistes contemporains considèrent comme péché le moindre emprunt, surtout lorsqu'il s'agit de résoudre les questions posées par une étude basée sur l'antiquité chrétienne. La présentation, au long de cet article, de nos méthodes et de nos emprunts nous justifient vraisemblablement au regard de la Tradition liturgique au niveau de l'Église (ça reste à démontrer) mais sûrement pas au regard des censeurs superficiels (ça c'est vous et moi je pense, les orthodoxes de seconde zone) et surtout de ces «racistes» rituels «transformant le corps universel de l'Église en un composé de monades leibniztiennes privées de communications entre elles[13]».

La simplicité apparente qui eut consisté à recevoir en bloc l'héritage liturgique de Byzance aurait comporté et manifesté plusieurs erreurs : craindre ou ignorer l'efficacité du dogme de la mort et de la Résurrection (dans le genre propos gratuit...); priver l'Église universelle d'un rite traditionnel, orthodoxe et de racines apostoliques et patristiques ; ignorer le lieu où l'on prêche l'Évangile et dévier l'Église orthodoxe de France vers l'unification, vers une forme d'uniatisme. L'unité vraie, non seulement ne craint pas, outre l'inspiration, la variété des formes et des structures liturgiques, mais elle les recherche et s'en nourrit (et le résultat est à la hauteur... une belle salade, mais pas une macédoine hein une bonne laitue française s'il vous plaît!!)


du même auteur...sur la compénétration sous le titre:

1. PRÉSENTATION DES EMPRUNTS FAITS A LA LITURGIE DE BYZANCE DANS L'ANTIQUITÉ ET DANS LA RESTAURATION MODERNE PAR LA LITURGIE SELON SAINT GERMAIN DE PARIS
je vous passe l'énumération, je vous livre le joyau de la conclusion:

Tous ces emprunts furent dictés par désir d'un développement théologique d'une part (donc la liturgie de Saint Germain sans conpénétration est sous développée théologiquement, marrant non comme on peut dérouler des âneries dans tous les sens...), et d'autre part, par celui d'avoir des points communs avec la Liturgie orientale (ben pourquoi si c'est "dériver vers une forme d'uniatisme qui pourrait faire craindre ou ignorer l'éfficacité du dogme de la mort et de la résurrection?" qui ramèneraient les bons français bien de chez nous à être des "orthodoxes de seconde zone?"). les douze premiers enrichissements, plus longuement décrits, s'imposent pour des raisons multiples et se découvrent à l'étude, loin d'être véritablement empruntés à l'Orient (vous comprenez vous la tirade ?) . Les sept derniers enrichissements sont, par contre, vraiment empruntés, mais là aussi, l'on a agi de manière légitime en concordance avec la Tradition vivante de l'Église et en esprit d'équilibre entre l'universel et le local.

sans compter les ornements slaves, les icônes, l'Autel, les chants, les fêtes liturgiques inconnues de l'occident comme le Triomphe de l'orthodoxie, les rites d'ordinations et en général de sacrements, , l'office des défunts, etc.
Dernière modification par hilaire le jeu. 03 mars 2005 11:27, modifié 2 fois.

Antoine
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Message par Antoine » mer. 02 mars 2005 21:01

L'unité du rite est accidentelle dans l'Orthodoxie et non l'expression de son génie universel
Voilà un jugement typiquement maçonnique...

Sans doute devrions nous bénéficier d'une diversité telle que:
"Rite Chrysostomien primitif"
"Rite Chrysostomien ancien et accepté"
"Rite Chrysostomien rectifié"

Lorsque le relativisme est érigé en doctrine je ne peux m'empêcher de penser que la maçonnerie est derrière.
Voici des exemples de relativisme affirmés (qui n'ont rien à voir avec notre objet d'étude qu'est la liturgie mais c'est juste pour me faire comprendre.)


"La méthode maçonnique c'est la remise en cause perpétuelle de ce qui est acquis (...), c'est la certitude que nous avons, au plus profond de nous-mêmes, de par notre initiation traditionnelle, que nous sommes incapables d'énoncer, une fois pour toutes, une vérité éternelle, une vérité absolue, mais que nous sommes capables de découvrir la vérité à condition que nous ayons la volonté de la rechercher perpétuellement et de remettre en question les certitudes dans lesquelles nous étions assis la veille".

Cité par Jean Ousset dans "Marxisme et Révolution", C.L.C., p. 182.


"Notre siècle appelle la naissance d'une morale rationnelle et scientifique qui lui permettra d'assurer, à cause ou en dépit de l'amélioration de nos conditions matérielles de vie, le plein développement de nos potentialités psychologiques et spirituelles. C'est dans nos loges que s'élabore la morale universelle de demain",
Richard Dupuy, (ancien grand maître de la Grande Loge de France )"La foi d'un franc-maçon", Plon, 1975, p. 114.

Résultats de ce type de pensée?


Pierre Simon, co-fondateur et vice-président du Mouvement français pour le Planning Familial, ancien président de la "Fraternelle du Planning Familial" (cf. fac-simile p. 18), collaborateur direct de Robert Boulin puis de Simone Veil au Ministère de la Santé, et plusieurs fois grand maître de la Grande Loge de France, écrit dans:
"De la vie avant toutes choses", Ed. Mazarine 1979. Voir la brochure AFS : "Les étapes maçonniques d'une politique de la mort".

"La polémique autour de la Loi Veil, c'est le choc de deux mondes (...). Les solutions que nous fournit la morale traditionnelle ne peuvent plus nous contenter. Elles reposent sur une sacralisation du principe de vie dont l'essence est superstitieuse et la démarche fétichiste (...). La contraception libératoire a fait tomber le mur des fatalités traditionnelles. Sa disparition ouvre le champ libre où il va falloir installer la nouvelle morale (...). Nous découvrons ainsi que la nature, la vie, sont plus que jamais une production humaine (...). La vie perd le caractère d'absolu qu'elle avait dans la Genèse. Le bonheur sera sans Marx et sans Jésus; le mariage deviendra une communauté sociale. Son problème : ne pas empiéter sur la vie sexuelle. Au géniteur succédera l'amant (...). La sexualité sera dissociée de la procréation, et la procréation de la paternité. C'est tout le concept de famille qui est en train de basculer ici"

On voit a quel point ils ont réussi leur coup...

Georges Papathanassios
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Message par Georges Papathanassios » lun. 07 mars 2005 15:08

En effet, c'est bien troublant comme propos.

Le Christ dit "laissez les morts enterrer les morts". Je crois que l'on devrait appliquer cela aux défuntes liturgies, comme celle des gaules, bien qu'on en ignore le contenu réel.

Je pense que la solution adoptée par certains diocèses d'autoriser un petit nombre de fois ces rites est juste: on reconnait ainsi le passé, tel qu'il a du être et auquel on rend hommage par cette reconstitution. Mais il n'est pas possible de baser une vie ecclésiale sacramentelle dessus.

Il me semble qu'il y a de la pathologie ou de l'hérésie latente a concentrer toute son attention au nationalisme liturgique, a la "resurrection du passé", plutôt que dans la réception, l'approfondissement et l'appropriation de la Foi et de la pratique orthodoxe.

Et dans le non respect de l'ecclésiologie et des canons, il y a un vrai problème de vérité qui donne au comportement extravagant de certaines ecclésioles un caractère de gravité qui conduit poser la problématique de façon abrupte sur ce forum pour éviter les situations qu'évoque plusieurs fois Jean Louis Palierne de souffrance, de graves déceptions etc...
Dernière modification par Georges Papathanassios le ven. 13 mai 2005 14:24, modifié 2 fois.

hilaire
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Message par hilaire » jeu. 10 mars 2005 17:19

à comparer la liturgie d'avant vatican 2 et tout ce qui a été pompé par l'ECOf dans la liturgie, les usages, etc. comme la semaine sainte par exemple, les 4 temps, les cendres, l'avent, la reprise des monitions diaconales dites en latin, les couleurs variables des ornements liturgiques, beaucoup d'élément de l'ordo de la liturgie que l'on retrouve dans l'ordo missae...(je ne vais pas entrer dans le détail sinon Antoine va s'énerver... à moins qu'on me demande un petit opuscule de liturgie comparée) ... la compénétration n'est pas forcément celle que l'on croit dans plein de domaines... le tout paré en son temps de la vague moderniste dont faisaient partie des personnes comme maxime kovalevsky, plus de participation, offices raccourcis, etc. pour faire passer la pilule.

Une sorte de petit sésame "l'Orthodoxie pour les nuls" quoi! ,ne pas trop prier, vaut mieux chanter, vous confessez pas, la communion fréquente lave de tout, etc.

on a artificiellement réanimé un cadavre qui était mort de sa belle mort, en disant confesser la foi orthodoxe... c'est pratique un peu exotique pour s'affranchir de Rome, c'est tellement loin et ça s'est perdu, on peut ressortir un truc du placard, le modifier au passage et s'extasier devant la résurgence d'un usage antique et vénérable (qui pour certains ont même disparu de l'eglise catholique romaine), il n'y a que deux trois thésards d'histoire liturgique par siècle qui pousseront la recherche assez loin pour voir le truc...

en plus à bien regarder dans des bouquins genre Migne et autre spécialistes, beaucoup d'usages réintroduits ne sont même pas Gaulois, ils sont romains... ce qui explique peut être la réintroduction tardive mais semblant naturelle de personnages comme françois d'Assise thérèse de lisieux et autres.

l'ECOF c'est une espèce d'église latine, vieille catholique, libérale... c'est pratique on peut être prêtre ou évêque marié, franc maçon, occultiste, en étant affranchi de toute discipline ou obéissance aux canons...

ce qui est dommage c'est qu'aucun membre de l'ECOF, ou de l'UACORO d'ailleurs, ne donne son avis sur ce genre de pratique... sont ils muselés? sont-ils coupés d'internet? ont-ils peur de se faire lyncher (sur le forum et dans leur groupe... avouez que ça fait peut être beaucoup pour un fidèle)?

pour ceux de l'ECOF qui lisent ces lignes, et les autres que ça intéresserait, je vous invite à utiliser les liens www.ceremoniaire.net et www.salve-regina.com, et de juger par vous même, avec objectivité

en gros ces groupes (UACORO/ECOF) veulent bien garder l'appellation, sans avoir les "contraintes" si l'on peut dire...l'UACORO s'est faite dégager par l'Eglise serbe, imaginez l'UACORO avec un évêque marié, ça permet de se faire une idée du traitement qui serait reservé à l'ECOF (à moins qu'à faire beaucoup de rosaires orthodoxisés il arrive un miracle après tout allez savoir!).

on veut bien de votre reconnaissance, mais nous faites pas ch... on garde nos usages, notre rite bricolé de chez nous qu'on a inventé et qu'on aime bien (tout le monde sait que les frères Kovalevsky sont plus doués que Saint Jean Chrysostome pour faire une belle liturgie enfin!), filez nous le St Chrême et à une autre fois, content de vous avoir parlé, à la revoyure les "orientaux", l'Eglise de France c'est nous!

la où le bazard est faussé, c'est qu'on dit être orthodoxe en étant en communion avec personne, en faisant comme personne, et visiblement en s'en foutant pas mal...(E.Kovalevsky, de toute sa vie, avant ou après son ordination episcopal, n'a eu de cesse de rechercher une reconnaissance canonique, on ne peut tout de même pas lui retirer ce mérite)

étonnant tout de même qu'il existe autant de groupements qui raccolent en vendant de l'orthodoxie frelatée, ça m'épatera toujours...borsalino&COF en quelque sorte.

samuel
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Message par samuel » ven. 11 mars 2005 15:02

Dernière modification par samuel le ven. 13 mai 2005 14:38, modifié 2 fois.

Georges Papathanassios
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Message par Georges Papathanassios » lun. 14 mars 2005 15:20

Peut être un lien entre ce fil et celui "coutumes occidentales" serait pratique, le sujet se confondant ?

Georges Papathanassios
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Message par Georges Papathanassios » mar. 29 mars 2005 10:18

J'ai bien du mal a m'expliquer que dans l'héritage du pseudo-rite occidental, on retrouve l'Adoration du Saint Sacrement à l'Ecof, ou encore celle du Sacré Coeur chez les Coptes français, ou encore les pseudo-ukrainiens de léonide et leur rite tridentin, et toutes sortes de "saints" postérieurs au schisme, n'est-ce pas du syncrétisme et de la négation de l'histoire et des canons ?

Pourquoi ce qui est étranger et même opposé à la Foi orthodoxe n'a t'il pas été expurgé ?

Même si selon Père Schmemann cela ne suffi pas à légitimer l'usage d'un rite soi-disant occidental, ça aurait été plus juste. Comment des hierarques orthodoxes peuvent-ils laisser faire cela ?

N'est on pas dans la même situation qu'aux USA, où les Anglicans qui refusent les réformes de leurs églises se réfugient dans l'Orthodoxie, non pour des raisons de foi ou d'ecclésiologie, mais par commodité.
En France, c'est à croire que l'Orthodoxie sert comme cela d'abris à des catholiques romains en mal de libéralisme (prêtres et évêques mariés...) d'usages anciens, de gallicanisme...et c'est ce qui donne leur côté pittoresque et incompréhensible à ces ecclésioles de pseudo-rite occidental qui troublent la construction de l'Eglise locale vraiement orthodoxe par leurs conceptions étrangère à la vraie foi, comme l'ethno-phylétisme, la succession apostolique à la romaine qui survivrait à la déposition par l'Eglise, etc...

Jean-Louis Palierne
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Message par Jean-Louis Palierne » mar. 29 mars 2005 14:15

Pour ma part j’ai des souvenirs de l’ÉCOF et du “rite des Gaules” d’il y a 30 ans. J’ai dit ce que j’en pensais. Je ne vais pas revenir sur ce sujet. Mais il n’était pas question alors d’adoration du saint Sacrement, ni de culte du sacré Cœur, ni de saints postérieurs au schisme (j’ai le souvenir de réactions soulevées parmi les fidèles par l’apparition furtive d’une icône de la “petite sainte Thérèse de Lisieux” ; elle a aussitôt disparu).

Les critiques que l’on peut et doit adresser au rite de l’ÉCOF sont d’un autre ordre. Y a-t-il eu depuis cette époque une évolution pour tenter de “récupérer” quelques nostalgiques du catholicisme d’avant-Vatican II ? Ou bien est-ce l’initiative d’un prêtre local ? Ou bien ne s’agit-il que des ex-écofiens devenus “coptes occidentaux” ?

En tout cas il n’y a je crois rien de commun entre les errements de l’ÉCOF et de ses divers dérivés — qui sont tous maintenant hors-Orthodoxie —, et quelques groupes qui se trouvent aux États-Unis et qui tentent de faire revivre l’Orthodoxie occidentale sur la base du rite approuvé par l’Église russe (avant 1917), puis repris par l’archevêché antiochien. À l’époque il s’agissait surtout d’ex-épiscopaliens, mais depuis il y a eu aussi des catholiques traditionnalistes. Je crois que le résultat n’est pas très probant.

Il est évident qu’il arrive que d’ex-catholiques (et d’ex-protestants) demandent à entrer dans l’Église orthodoxe. Certains par traditionnalisme déçu, certains par libéralisme également déçu, certains par goût de l'exotisme, certains au bout d’un trajet chez les charismatiques et beaucoup aussi n’étaient depuis longtemps plus rien du tout ou n’avaient jamais rien été, voire même étaient des athées militants. Je crois que le cheminement des occidentaux vers l’Orthodoxie ne peut presque jamais être défini par un cheminement de groupe ou de tendance. Je connais d’anciens catholiques traditionnalistes qui annonçaient qu’ils étaient les éléments précurseurs d’une forte cohorte de cathos traditionnalistes fuyant l’après-Vatican II Il n’y avait personne derrière eux.

Ceux qui ont été vaincus dans les luttes de tendances au sein du christianisme occidental (à gauche comme à droite) restent de perpétuels exilés et les générations successives de déçus s’interpellent : « Si vous n’étiez pas partis trop tôt, sous aurions pu renverser la tendance… — Mais si vous aviez compris à temps ce qui se tramait, nous aurions pu faire obstacle…» Un peu comme les générations successives des exilés politiques venus de l’Est.

Ceux qui viennent à l’Orthodoxie sont ceux qui sont passés par beaucoup d’épreuves personnelles, et qui ont aussi été amenés à remettre en cause les fondements mêmes de leurs luttes antérieures.

Quant aux ecclésioles issues du pseudo-rite occidental, elles n’ont pas dans la réalité le dixième de l’importance que leur prêtent les Églises des nations orthodoxes. De plus ce sont de vraies passoires où la plupart des “fidèles” (bien mal nommés) restent très peu de temps) — sauf un noyau dur très vieillissant. Une part énorme de responsabilité revient à ces Églises ethno-phylétistes des pays orthodoxes gardiennes de leurs diasporas respectives. Comment peut-on avoir l'audace de critiquer la dérive de l'Orthodoxie occidentale alors que depuis des dizaines d'années on répond aux occidentaux : « Restez chez vous, pour pouvoir faire le pont, le jour où nos évêques consentiront enfin…»
Jean-Louis Palierne
paliernejl@wanadoo.fr

hilaire
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Message par hilaire » mer. 30 mars 2005 16:46

Cher Jean Louis,

je ne sais pas comment se passait la semaine sainte il y a une trentaine d'année à l'ECOF, mais à l'heure actuelle, on peut dire sans grand risque d'erreur qu'il y a nombre d'éléments liturgiques qui pour certains remontent jusqu'au VIè siècle de manière avérée pour les spécialistes, et que d'autres sont beaucoup plus récents, j'entend par là postérieurs au schisme... donc à partir de ce moment, c'est bien qu'on a dû considérer soit qu'une pratique devenait orthodoxe à partir du moment où un orthodoxe la célébrait (peut être que c'est comme ça qu'on a pu finir pour certains par se dire par exemple que si un "orthodoxe" était franc maçon, la franc maçonnerie pouvait être orthodoxe allez savoir!), soit qu'elle était dogmatiquement recevable sans aucune autre forme d'éxégèse...

pour en revenir à certains usages qui fleurent bon la vieille France (je dis cela parce qu'à ma connaissance le rite romain s'est tout de même largement allegé depuis Vatican II) au sein de l'ECOF, j'ai mis en gras dans ce cathéchisme du XVIIIè certains éléments, tout en sachant sans y revenir dans le détail, que le voilement des croix et des icônes en violet par exemple ou l'enterrement de l'Alleluia que vous avez peut être connu il y a trente ans, ne sont pas des usages orthodoxes, pas plus que le chant du Pange Lingua le Jeudi Saint qui est un hymne de Saint Thomas d'Aquin datant de 1264 chanté pour...la vénération du Saint Sacrement!! sauf à faire de l'orthodoxisation à rebours sur le même mode que cité plus haut:

Dimanche des Rameaux

D. Quel est le premier Mystère que l’Eglise célèbre cette semaine ?
R. L’Eglise célèbre l’entrée triomphante de Jésus-Christ dans Jérusalem, six jours avant sa mort.
Explication. Le prophète Zacharie avait dit expressément que le Sauveur de Sion viendrait monté sur une ânesse & sur son ânon (ces animaux étaient la monture ordinaire des Juifs) ; pour accomplir la Prophétie, six jours avant sa mort, Jésus-Christ envoya deux de ses disciples dans un village voisin, avec ordre de lui ammener une ânesse & un ânon qu’ils trouveraient attachés ensemble : Jésus-Christ fut obéi. Après avoir couvert l’ânon de leurs vêtements, les disciples y firent asseoir le Sauveur, qui marcha ainsi en triomphe depuis la montagne des Oliviers jusqu’au Temple de Jérusalem où il entra.

D. Pourquoi fait-on la bénédiction des Rameaux et la procession en ce jour ?
R. Pour nous faire souvenir des honneurs que les Juifs rendirent à pareil jour à Jésus-Christ.
Explication. Une foule de peuple sortie de Jérusalem et des environs vint avec empressement au-devant de Jésus-Christ. Les uns portaient des branches d’oliviers en leurs mains, les autres se dépouillaient de leurs vêtements & les jettaient dans le chemin où Jésus devait passer, aucun qui ne s’empressa de lui rendre toutes sortes d’honneur : c’est ainsi que le Sauveur entra à Jérusalem, au milieu des cris de joie & de mille acclamations.

D. Quelles étaient les acclamations des Juifs dans le triomphe de Jésus-Christ ?
R. Les Juifs s’écriaient de toutes parts : Louanges au Fils de David : béni soit celui qui vient au nom du Seigneur : Louanges au plus haut des cieux.
Explication. Les Juifs reconnurent alors clairement la divinité de Jésus-Christ : ils l’honnoraient comme le Messie et le Libérateur qui leur était promis ; & quelques jours après ce même peuple demanda sa mort à grands cris : voilà un prodige étonnant de contradiction.

D. Pourquoi à la procession le prêtre frappe-t-il trois fois avec la croix à la porte de l’église avant qu’elle s’ouvre ?
R. Pour nous faire souvenir qu’avant Jésus-Christ le ciel était fermé aux hommes, et que c’est par les mérites de sa croix qu’il nous en a ouvert l’entrée.


D. Pourquoi récite-t-on quatre fois la Passion durant la Semaine Sainte ?
R. Pour nous rappeller continuellement les souffrances du Sauveur dont nous devons sans cesse être occupés pendant ce saint temps.


Office des Ténèbres

D. Pourquoi appelle-t-on Ténèbres les offices du soir des Mercredi, Jeudi & Vendredi Saints ?
R. Parce qu’on chante ces offices durant la nuit & qu’on y éteint successivement toutes les lumières (ce qui figure aussi les ténèbres qu’il y eut sur la terre lors de la mort du Christ).
Explication. Le chœur est éclairé par un chandelier triangulaire portant 15 cierges. Après chaque psaume, on éteint un cierge, ce qui figure l’abandon des disciples (les 11 apôtres et les 3 Marie). Le 15ème et dernier cierge représente le Christ. Après le Benedictus (15ème et dernier psaume de cet office), ce cierge est caché au coin de l’autel puis ramené sur le chandelier, ce qui figure la mort et la résurrection du Sauveur.

D. Que signifie le bruit que le peuple fait à la fin des Ténèbres ?
R. Ce bruit représente le trouble de la nature et le tremblement de terre à la mort du Sauveur.


Jeudi Saint

D. Pourquoi cesse-t-on de sonner les cloches depuit le Jeudi jusqu’au Samedi Saint ?
R. Pour marquer le deuil & la tristesse qu’inspirent à l’Eglise les souffrances & la mort de son époux.

D. Pourquoi l’évêque fait-il en ce jour la bénédiction des saintes huiles ?
R. Parce que les saintes huiles doivent servir au baptême solennel qui se donne le Samedi Saint.
Explication. L’usage ancien de l’Eglise primitive était de bénir les saintes huiles toutes les fois qu’elle administrait le baptême solennel. Quand progressivement on ne baptisa plus les catéchumènes qu’aux vigiles de Pâques & de la Pentecôte, la bénédiction des saintes huiles ne se fit plus qu’une fois par an, ce qui fut fixé très tôt au Jeudi Saint, parce qu’il est consacré à la mémoire de l’institution des principaux sacrements. Pour cette raison aussi procédait-on à l’absoute générale et à la réconciliation des pénitents publics en ce même jour.

D. Quelle est la chose la plus remarquable arrivée le Jeudi Saint ?
R. C’est l’institution du Très-Saint Sacrement de l’Autel.

D. Pourquoi lave-t-on les pieds à douze pauvres ?
R. Pour imiter l’humilité de Jésus-Christ qui lava les pieds à ses Apôtres, & même à Judas.


D. Pourquoi dépouille-t-on & lave-t-on les autels le Jeudi Saint ?
R. Le dépouillement des autels le Jeudi Saint marque le dépouillement de Jésus-Christ de ses vêtements par les soldats romains & son dénuement extrême. La lustration des autels est en quelque sorte pour les rendre dignes de l’Agneau sans tache qui y est immolé, & pour nous apprendre avec quelle pureté nous devons nous approcher de la sainte communion.


D. Pourquoi dans plusieurs diocèses bénit-on des pains azymes (ou sans levain) et du vin, qu’on distribue ensuite au peuple dans l’église ?
R. Pour marquer l’union & la charité qui doit règner parmi les chrétiens, en rappelant le dernier repas ou Cène pris par Jésus-Christ avec ses disciples. Pendant cette cérémonie, on lit le dernier discours de Notre Seigneur à ses Apôtres dans l’évangile de Jean.

D. Pourquoi visite-t-on le Saint Sacrement le soir du Jeudi Saint ou même pendant la nuit ?
R. Pour faire amende honorable à Jésus-Christ de tout ce qu’il a souffert pour nous dans sa passion, & qu’il souffre encore tous les jours dans le Sacrement adorable de son amour.


[note: à l'ECOF, les fidèles sont invités à rester toute la nuit pour veiller les saints dons qui sont transférés sur un autel garni de fleur, sur lequel sont amenés en procession pendant la messe du jeudi saint un calice et une patène recouverts d'un voile...]

Vendredi Saint

D. Qu’il y a-t-il de remarquable le Vendredi Saint ?
R. Le saint Sacrifice cesse en ce jour à cause de la tristesse qu’inspire la mort de Jésus-Christ.
Explication. La célébration de l’auguste Mystère de nos autels ne peut qu’imprimer la joie, & ce sentiment est incompatible avec le deuil de l’Eglise sur la mort de son époux. La Messe des Présanctifiés de ce jour est un office de communion (ou Messe sèche) sans la partie proprement sacrificielle de la sainte messe : offertoire, canon & consécration.

D. Pourquoi l’Eglise fait-elle en ce jour des prières pour tous les fidèles, pour les païens & même pour les Juifs ?
R. Pour nous apprendre que le Sauveur est mort pour tous les hommes, & pour lui demander de leur appliquer les mérites de la passion.

D. Pourquoi prêche-t-on la passion le Vendredi Saint ?
R. Pour nous exciter à la pénitence par le récit des souffrances du Sauveur.
Explication. Le Vendredi Saint doit être entièrement consacré à méditer les douleurs de Jésus-Christ. On ne doit pas se contenter d’assister à l’office, à la prédication, de jeûner plus rigoureusement, il faut surtout faire quelque aumône ou d’autres œuvres de charité. Si la Messe des Présanctifiés n’est pas célébrée dans sa paroisse vers les trois heures de l’après-midi, temps où le Sauveur est mort, une pratique bien convenable en ce jour est de faire une visite dans une église ou bien se recueillir à ce moment là, moment bien précieux & bien propre pour pleurer nos péchés qui sont l’unique cause de sa mort.

D. Qu’est-ce qu’on adore en adorant la croix ?
R. On adore Jésus-Christ attaché sur la croix par son amour pour nous.
Explication. On a répété mille fois aux protestants que nous n’adorions que Jésus-Christ sur la croix, & non point la croix elle-même. Ils savent que le mot latin adoratio ne signifie autre chose que salut, révérence, prostration ; malgré ces déclarations authentiques, ils s’obstinent à nous reprocher un culte que nous désavouons. A la vérité nous honorons, nous vénérons la croix avec toute l’antiquité, mais seulement, comme le dit saint Ambroise, à cause de Jésus-Christ qui y est attaché & qui y est mort pour nous.

D. Que faut-il faire en adorant Jésus-Christ sur la croix ?
R. Il faut lui demander pardon des péchés que nous avons commis & qui sont la cause de ses souffrances & de sa mort.


Samedi Saint

D. Quelles sont les principales cérémonies du Samedi Saint ?
R. La bénédiction du feu nouveau, du cierge pascal et des fonts baptismaux.

D. Pourquoi bénit-on le feu nouveau le Samedi Saint ?
R. Pour marquer la résurrection de Jésus-Christ figurée par la lumière.

D. Que représente le cierge pascal ?
R. Le cierge pascal peut être regardé comme l’image du Sauveur ressuscité.
Explication. Au moins dès le temps de l’abbé Rupert, au douzième siècle, on donnait des raisons mystiques du cierge pascal. Cet auteur, Durand & beaucoup d’autres disent que les cinq grains d’encens qu’on y met représentent ou les cinq plaies du Christ, ou les aromates dont son corps fut embaumé, & qu’on allume le cierge pascal pour marquer la résurrection. C’est pourquoi on le fait brûler pendant le temps pascal, parce que le Sauveur était alors sur la terre & apparaissait à ses disciples. On l’éteint à l’Ascension, parce que Jésus-Christ est monté au ciel.

D. Pourquoi fait-on la bénédiction des fonts au Samedi Saint ?
R. Parce qu’anciennement on administrait le baptême solennel aux catéchumènes en cette nuit.

D. Que faut-il faire pendant la bénédiction des fonts baptismaux ?
R. Il faut remercier Dieu de la grâce du baptême & en renouveller les promesses.


Conclusion

D. Quel fruit doit-on retirer de ce catéchisme ?
R. C’est d’entrer dans l’esprit de l’Eglise pendant cette semaine, & surtout de méditer chaque jour quelques temps sur la Passion de Jésus-Christ.

Abbé Meusy, Cathéchisme des Fêtes, Besançon, 1774

le rédacteur a un nom qui se termine en Y, mais ce n'est pas Eugraph Kovalevsky...
Dernière modification par hilaire le jeu. 31 mars 2005 23:29, modifié 1 fois.

Jeanne Saint Gilles
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Ca devient lassant

Message par Jeanne Saint Gilles » jeu. 31 mars 2005 15:17

Cela fait depuis 9 mois que l'on disserte sur l'ECOF sur ce forum. Mais on n'y revient sans cesse. Oui tout le monde a vu que l'ECOF n'est pas orthodoxe ni catholique... Mais revenir incessament devient lassant. Si on parlait d'orthodoxie. Hilaire, pourriez-vous faire des études liturgiques sur des choses orthodoxes pour l'instruction et l'édification spirituelle de chacun...
Jérusalem quand pourrai-je te voir?

Georges Papathanassios
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Message par Georges Papathanassios » jeu. 31 mars 2005 16:13

Dernière modification par Georges Papathanassios le ven. 13 mai 2005 15:09, modifié 2 fois.

Jeanne Saint Gilles
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Message par Jeanne Saint Gilles » jeu. 31 mars 2005 16:42

Je ne nie pas la nécessité d'alerter sur des contrefaçons de l'orthodoxie que sont l'ECOF ou les celtiques orthodoxes ou encore l'oecuménisme et le modernisme... Toutefois, il est des moments où il semble que cela est le seul sujet qui nous préoccupe et c'est dommage. On ne bâtit pas une église locale saine sur l'anti-ecofisme uniquement...
Jérusalem quand pourrai-je te voir?

Irène
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Message par Irène » jeu. 31 mars 2005 19:18

Mais non Jeanne, et - s'il le faut - les modérateurs veillent à l'équilibre. Ce qui est sur le forum est ce qui doit y être.

Merci à tous ceux qui participent.

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